Archives de la catégorie ‘Prose à Marc

Flipper   99 comments

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J’ai dans le sous-sol  un téléphone mural à cadran,

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que j’ai installé près de l’atelier quand nous avons emménagé, il y a 40 ans , histoire d’entendre quand je bricolais..

L’autre jour, un gamin fils d’une amie, est resté figé devant ce truc qui ne me  paraissait quand même pas extraordinaire..

et qui fonctionne toujours,  eh ben si..

En fait c’est à ça qu’on se rend compte que l’on vieillit,  notre  quotidien devient de l’antiquité..

Nous sommes  entourés de reliques qui n’offrent plus aucun intérêt.. sauf pour s’interloquer:  « Mais .. comment faisiez vous »…

ou s’apitoyer: « Ahhh quand même.. ». Un téléphone à cadran.. pour composer  Vaugirard 41 15.. ou Turbigo 18 22  eh oui..

Pourtant ces choses nous ont accompagnés..  ou furent  des éléments utiles de tous les jours.

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Et j’ai repensé à un engin qui fut ma jeunesse, mon adolescence et mes débuts dans la vie active..

un truc que l’on trouvait dans tous  les bistrots..  un machin bouffeur de pièces.. qu’il fallait partager..

pas rester collé dessus comme une bernique sur son rocher..

un truc dont les bruits faisaient partie  intégrante du fond sonore du bistrot.. à tel point que son absence se faisait remarquer..

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L’odeur du café le matin… ou des croques le midi.. la fumée des clopes.. les bruits de voix.. les conversations mélangées..

bribes de vie au ballon de Gamay.. ou au blanc limé.. ça s’esclaffe.. rigole.. éclate ..

Et en fond… ces crépitements.. claquements.. tintements.. parfois  suivis de hurlements ..

Dans les bons bistrots il y en avait plusieurs…

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Cette machine faisait partie de notre vie.. comme Eddy Mitchell  et ses  chaussettes  noires ou Gene Vincent ou Bob Dylan..

rapprochait des  potes dans une compétition amicale.. « It’s more fun to compete »!

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Une machine rutilante,  des lumières partout..  le cliquetis..  l’image  du fond..  des filles en maillot.. pulpeuses..

les champignons..  score… points.. bonus..

Il  fallait d’abord poser la clope sur le bord..  le bout incandescent vers l’extérieur, mettre la pièce.. 20 centimes.. 

la bille de  métal arrivait dans la goulotte..

la poignée avec le ressort.. là.. on remonte un peu le futal.. le même tic que Bogart dans ses films..

faut se concentrer..  les potes sont autour…

tirer sur la tige en écrasant le ressort est déterminant.. la bille va être projetée plus ou moins..  

il faut qu’elle arrive là-haut au bon endroit..

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là où les petits bras mobiles des champignons vont pouvoir la catapulter .. vers les zones à maximum de  gains .. les zones  free bonus..

champignons à vachtement de points.. On tire doucement.. on dose.. lâchez tout.. la bille s’élance..

on écarte  les pieds pour prendre possession de la machine..

il y a du charnel.. les  majeurs de chaque cotés  sur les poussoirs.. le ventre à peine appuyé sur le rebord..

la bille termine son arrondi et commence sa descente..

et là commence le numéro.. la prestation.. Il faut accompagner la bille..  la guider vers les points gagnants.. 

on  se transforme en  homme bille.. puis en  bille..

Les points claquent au compteur là-haut en face.. on se déhanche.. tortille..  voire même on tente un léger coup sur la machine..

pas trop, juste de quoi modifier le destin.. on  appuie le giron..  un petit coup..  là..  on tape..

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Attention  à l’instant où trop remué.. tout s’éteint..  alors la bille descend tout droit vers la bouche moloch.. tapant dans  les  champignons morts..

une bille sans vie.. dans un champ désolé.. la bête est inanimée.. molle…

Mais là elle vit.. les points  claquent..  arrivent les parties  gratuites..

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Free bonus.. same player shoot again..  clac.. clac.. ça tombe.. ting ting..  les pieds raclent le sol où reste encore un peu de sciure du matin..

De temps en temps.. quand la bille est bien remontée.. une pause juste.. vite fait pour tirer une taffe..

Et on y retourne.. concentré.. les yeux rivés sur la bille argentée..

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Gare au malveillant qui sous prétexte de plaisanterie fine donne discrètement  un coup de hanche..

Tilt… Clac tout s’éteint.. terminée la partie.. game over..

Là y a de quoi se la mettre au court bouillon.. c’est un truc à  balancer une mandale…

Alors on se calme..  promettant  une vengeance…

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« Tiens Roger s’te plait ..  un Casa et un œuf dur..  merci.. ».

Hé, faut bien  se requinquer..

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Ça c’est comme le moulin à café coincé entre les cuisses..  avec le tiroir du bon coté..

Ça a vécu..

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Ces machines ont été remplacées par des trucs électroniques.. pas de bruits.. de clac.. de rien.. du succédané.. de l’ersatz.. j’ai arrêté..

Je ne sais même pas si il y en a encore dans les rades…

Ça fait un moment que je n’ai pas été me faire un ou deux Casa avec des potes..

Serait-ce encore de mon âge…

Surement pas.. d’abord on ne peut plus cloper dans les estancos..

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Et puis ça fait 20 piges que je ne fume plus..  quant au Casa..

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Marc

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Publié 16 février 2020 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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L’obélisque   93 comments

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Comme tous les gosses j’ai cru au père Noël..

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Cette impatience  le soir au coucher, un sommeil long à venir. .. et au matin la fébrilité.. . l’envie infernale d’ouvrir les paquets mêlée au désir que cela ne passe pas trop vite.. garder le plus longtemps possible la demi pénombre, l’odeur du sapin et des bougies que ma mère allumait peu de temps de crainte de voir s’embraser le sapin.. les chocolats.. avec de la crème dedans..

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Moi je m’empressais de  vérifier que le petit verre de gnôle que j’avais rempli la veille au soir était bien vide.. preuve indiscutable du passage du père Noël.. C’était un petit verre   à liqueur rose..  d’un petit service de carafe et six verres rapporté par mon père comme récompense d’un concours de tir..

J’ai cessé de croire l’année où ma petite sœur est née..

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Cette année là j’avais demandé un train électrique.. et quelle ne fut pas ma déception de voir au pied du sapin  un petit train   en tôle..  dont on remonte le ressort avec une petite clef et qui tourne inlassablement en rond jusqu’au ralentissement final où il faut retendre le ressort..

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J’ai été déçu.. très déçu.. mais le pire était à venir.. en allant jouer peu après avec un petit copain..  fils du pharmacien. Il m’avait exhibé son cadeau .. un train électrique .. avec des rails que l’on assemblait.. des aiguillages.. un transformateur pour réguler la vitesse.. des petites maisons.. des feux de couleurs..  une locomotive.. avec son phare.. des roues avec des bielles qui bougeaient.. bref.. mon rêve.

De retour à la maison je fis part de mon ressentiment à ma mère: « il est fou le père Noël..  à lui un vrai train électrique et moi un truc moche..’ ».

Ma mère m’expliqua que j’avais eu une petite sœur.. et c’est vrai  j’étais très heureux..  et que le père Noël avait partagé. Mais je lui rétorquais que lui aussi avait eu une petite sœur.. d’où ma perplexité et mon indignation.

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C’est ce jour là que ma mère m’expliqua pourquoi le père Noël du fils du pharmacien n’était pas le même que le mien…

En fait je fus content d’être un grand.. celui qui partage un secret à ne pas ébruiter.. je n’étais plus un gamin à qui on raconte des contes… mais je fus très triste d’ avoir peiné ma Maman en critiquant le cadeau …. Aujourd’hui encore ça me peine quand j’y pense … je savais bien que nous n’avions pas trop de sous.

Bien sur les Noëls ont continué.. je n’ai rien dit à ma sœur et j’avais encore cette impatience du matin.. et certaines fois je fus bon comédien

Plus tard.. bien plus tard, avec ma mère ,nous inventâmes un code pour qualifier les cadeaux.. Un moyen de savoir si on était satisfait ou plutôt.. bof..

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Dans un roman de E.M Remarque « l’Obélisque noir » que nous avions lu tous les deux.. il y a une stèle que le marchand funéraire  n’arrive pas à fourguer.. un truc qui ne plait plait pas.. un rossignol on disait avant.

Et quand venait le temps de la vérité sur un cadeau.. ma mère me demandait.. c’est pas un obélisque.. ? tu jures..

Le dernier obélisque qu’elle me fit .. j’en ai gardé quelques éléments quand il s’est agit de vider la maison après que… Une petite chose de rien.. qui partira avec moi.. sans que personne se doute pourquoi j’ai gardé ce petit truc… qu’importe. Quand je lui avais dit que c’était un obélisque.. je la revois me dire.. oui je m’en suis douté quand je l’ai acheté.. nous avons bien ri.. comme elle disait « c’est le geste qui compte ».

Oui, c’est le geste qui compte.. Mais le gamin, le geste, il s’en fiche.. il veut son plaisir, son rêve d’avoir demandé au père Noël et d’avoir eu ce qu’il voulait… Mais plus tard.. quand on est grand..  même bien grand et que la tête est plus pleine de souvenirs que de grands projets à long terme..

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C’est sûr.. j’aimerai bien revenir au temps de l’obélisque..

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Marc

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Publié 29 décembre 2019 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Samedi 04/05/2019 7h30 heure locale   65 comments

Et de surcroît.. il fait vent et pluie..

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Impec..

Il y a des jours comme ça où les choses se liguent contre toi.. l’adversité montre sa toute puissance.. l’emmerde immanent qui se tenait coi soudain sort de son mutisme.. les éléments se regroupent et, bribes par bribes, te construisent une journée de merde.. une de celles qui frappent au plus profond de ton cerveau reptilien.. celui de Neandertal..

Envie de retrouver de la chaleur.. de la lumière.. se terrer au fond de sa grotte alors que dehors la nature se fait menaçante.. hostile…

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tu es sûr que ça va mal rouler.. que l’essuie-glace va racler misérablement l’eau polluée qui caviarde ta vision..

que les lumières vont se multiplier par cent.. par mille.. twinckle twinckle dans tes yeux.. phares.. feux stop.. enseignes…
La buée va en rajouter.. dans le fracas du ventilateur censé désembuer.. alors que tu as bien mis le curseur sur la position pare-brise..
celle au dessus du mec qui reçoit l’air chaud façon sèche-pif.. un misérable rond là en bas à te tordre le cou…

Bien sûr ce sont des jours où les piétons qui se hâtent sous leur parapluie vont traverser n’importe où..
et toi tu vas lutter.. dans ce bruit de soufflerie meudonnien.. le revers de la main trempé à force de vaines tentatives d’enlever ce calque sur le verre…
Dehors la pluie redouble.. les essuie-glace garfunkelisent : « I’m leaving.. I’m  leaving.. critch.. croutch.. »…

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Cette fois tu luttes.. Gilliat contre le monstre…
Le menton sur le volant.. par la faible meurtrière du bas du pare brise.. les yeux brûlants à force de fixer..
tous les sens en éveil comme un animal traqué par mille dangers, tu avances.. père prenez garde à droite.. père prenez garde à gauche..  ah misère…

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Pourtant qu’elle est belle la buée sur un verre de ti punch sous les cocotiers.. dans le chant des géopélies…
c’est ça raccroche toi à du positif.. pense pas que tu pourrais crever.. ah punaise.. s’arrêter.. sortir le cric, la manivelle.. changer sa roue..
dans cet enfer.. mais que t’ai-je fait mère nature.. ou que n’ai-je pas fait que tu me punisses ainsi.. eh oui.. s’annonce rude la journée..

Allez, une pensée pour le marin pêcheur qui fait ça là-bas.. loin..  dans des conditions bien pires.. sur un sol qui roule et se dérobe..
maniant élingues et treuils qui peuvent t’estropier à tout moment.. avec la vague qui peut te balancer par dessus bord juste pour le plaisir…

Ouais.. y’a pire..

Marc

Publié 4 mai 2019 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Blog en pause   63 comments

Pour ne pas vous contaminer avec mes microbes

Ben voilà..  ça a commencé doucement par un petit picotement dans la gorge et le nez qui coule..

Marc est passé à la  pharmacie et est revenu avec tout ce qu’il fallait.. sirop.. nébuliseur  aux huiles essentielles.. pastilles  etc.. un kit  parait il aussi efficace que la  6eme flotte.. bref j’avais la force de frappe du Missouri et du Bismarck réunis..

Seulement voilà.. je ne sais quel alien avait réussi à pénétrer  l’édifice mais je me suis retrouvée avec un nez façon Niagara.. des bronches façon incendie de Londres en 1666.. et dans la  tête.. les bandas d’un match Perpignan Montpellier.

Comme de surcroit, étant gagnée par la fièvre du samedi soir.. et la toux qui n’était pas de pique.. la situation semblait désormais relever plus de la prestation  Diaphoirus que de la médication par mon époux qui, faut bien le dire.. malgré ses soins attentifs a été vaine..

Lundi j’ai donc poireauté presque deux heures à la consultation.. dans une salle où semblait régner une atmosphère de concours.. à qui la plus belle quinte.. que penses tu de ma rafale d’éternuements.. et ma toux.. pas convaincante ma toux? En un  mot : « où vas-tu bacille.. ».

En moins d’un quart d’heure la messe était dite.. je suis ressortie avec une prescription aussi longue qu’une lettre de président.. et une pharmacopée à faire frémir la ministre de la santé.. qui ne pense qu’au trou.. antibiotique comme ci.. cortisone comme ça.. doliprane..  sirop.. et autres  garnitures..

Bref, je vais mieux aujourd’hui mais j’ai encore quelques jours de traitement…

Ce qui m’anéantit le plus.. c’est que demain dimanche.. tintin.. nib.. polop.. macache.. pas de ti punch dominical..  parait qu’avec les antibios faut éviter.. la scoumoune..

Voilà, tout cela pour  vous dire pourquoi mon  billet hebdo est court.. vu qu’ayant eu  les hémisphères cérébelleux encalminés toute la semaine.. le vent de l’inspiration n’a pas  gonflé la voile de  ma rédaction..

Marc

Donc, merci Marc d’avoir guidé mes doigts sur le clavier.

Mo

Publié 19 janvier 2019 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc, sante

Bro gozh ma zadoù   59 comments

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Que dire de la colline écrasée de soleil.. des pins qui se penchent vers la mer bleue.. immensément bleue…

Le chant des cigales… cette chaleur qui vous prend… la sieste sous les muriers platanes..

les fourmis qui courent  sur le fil de fer là.. au dessus de la tête tandis qu’une incoercible envie de dormir..

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Que dire des petits matins dans la forêt des  landes.. en marchant entre les bruyères et les fougères.. cette odeur forte d’humidité.. le pas élastique sur le sol couvert d’aiguilles de pins.. l’odeur de la  résine qui suinte vers les petits pots d’argile..

On se dirige vers le  lac  qui fume..  saupoudré du jaune du pollen des pins.. le  martellement au loin du pic.. et un gros remous la bas  près des nénuphars..

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Que dire  du ciel  étoilé..  du chant des grillons..

des insectes de la nuit quand la tiède brise de mer passe au dessus du maquis encore chaud de la  journée et vous porte cette odeur unique..

des  plantes du maquis.. bruyères.. arbousiers.. cistes.. myrtes..

Les marins grecs  qui la nommaient Callisté.. prétendaient qu’on sentait cette ile avant de la voir..

Oui.. tous ces  moments.. tous ces instants de ma jeunesse.. Le Pradet.. Ondres.. Solenzara..

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Pourtant..  depuis 15 ans que nous sommes ici.. je n’ai pas de nostalgie…  Peut être parce que je suis sûr que je ne pourrais retrouver ces souvenirs..

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mais aussi  parce que,  quand nous arrivons à Lann Bihoué,  que l’avion amorce son dernier virage sur le tarmac,

j’ai l’impression de revenir  d’un lieu d’où je ne suis jamais vraiment parti..

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Pourquoi ici.. j’aime la pluie.. le vent.. le vrai.. comme le mistral.. celui qui fait chanter les fils..

gronder la barre au loin comme si un train sans fin déchirait  le souffle de la nuit..

Pourquoi je me sens si misérable face à ces tonnes d’eaux vertes et écumantes qui se fracassent sur la côte sauvage..

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et qui peuvent en  quelques jours se retrouver si bleues.. si calmes..

Pourquoi j’aime ces arbustes qui poussent dans le  vent salé, l’ajonc qui nous offre son or presque toute l’année

Le cri des goélands piailleurs et bagarreurs qui se chipotent  pour une étoile de mer ou un morceau de papier..

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Et les sentiers..  qui serpentent entres des murets moussus et couverts d’arbustes..

on s’attend à tout moment à entendre le cri de la chouette.. ou même de voir l’Ankou et sa carriole grinçante..

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Les chemins dans la dune..  aux plantes si belles et parfois rares qui  résistent aux conditions les plus rudes.. vent.. sable..

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Et parfois l’eau salée quand, dans un effort énorme, la terrible  alliance de la houle et du vent .. permet à la mer d’aller couvrir des endroits que d’ordinaire elle ne voit  que de loin, laissant à  son départ ses cadeaux d’estran.. algues.. goémon.. varech.. peu importe le nom.. morceaux de bois galets roulés et roulés encore..

Que dire  de toute cela… né à Paris depuis pas mal de générations.. serais-je en train de trahir mes ancêtres… Bro gozh ma zadoù..

C’est vrai que  je n’ose même plus  retourner à Paris tellement je souffre de voir ce qu’il est devenu..

Alors  ça doit être un réflexe de survie.. je me suis créé un nouveau pays.. ou un besoin de se raccrocher à la nature.. aux rochers immuables qui seront encore là bien après nous..   au menhirs qui  veillent sur  ce coin  comme des soldats pétrifiés..

Il y a dans cette terre sauvage accrochée sur son granit ..offerte aux terribles vents.. quelque  sort.. quelque charme.. qui  attrape l’âme aussi surement qu’un bagad peut, à sa guise, donner envie de danser.. ou de pleurer ..

 

 

Chaque pays a sa folie, la Bretagne les a toutes.

 (Jacques Cambry, fondateur de l’Académie celtique en 1805).

Marc

 

Publié 7 janvier 2019 par Leodamgan dans Bretagne, Non classé, Prose à Marc

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