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Les fleurettes de notre jardin en novembre 2021   30 comments

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du 1er au 26 novembre (surtout du 1er novembre).

En cherchant bien, on en trouve, des fleurettes…

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aralia (c’est son époque), bidens (son époque aussi),

bruyère (en pleine saison), calendula « Snow princess » (à partir de graines à Mimi),

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cyclamen, érigeron (la photo est floue, je sais…)

gaura, géramium Johnson’s blue

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hortensia Annabelle fané (mais décoratif encore) , hortensia macrophylla,

mahonia (floraison hivernale), pélargonium mauve (un reste),

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pélargonium rose, pélargonium rouge,

rosier The fairy (figé par le froid), rosier White fleurette;

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sauge, sedum spectabile,

tagetes Ivory (graines de Mimi), Zinnia (graines de Mimi).

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A part les plantes qui fleurissent normalement en hiver,

ça sent le sapin tout ça…

Publié 28 novembre 2021 par Leodamgan dans Non classé

L’A86   84 comments

Mo est en panne,

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le temps humide, gluant a paralysé ses routines épistolaires..

Alors dans ces cas là.. elle me susurre.. « t’as pas une idée  pour mon blog… »

En parcourant les nouvelles locales, nationales et internationales..  ma revue de  presse du  ouaibe chaque matin j’ai vu cette  information : 

« A86 coupée à la  hauteur de Fresnes.. suite à un accident entre un camion et une camionnette.. »

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Égoïstement, j’ai pensé à la chance d’être retraité.. et porté un peu de commisération à ceux qui sont restés immobiles.. en attendant que la maréchaussée  trouve une solution pour les libérer..

D’un coup ça a défilé dans ma tête…

En fait durant 30 ans.. j’ai eu environ 03h00 de voiture chaque jour pour aller et  revenir du boulot.. sauf les nuits, WE, ou jours de fête.. où ça roule mieux

Ça représente 3 ans.. 3 ans de vie sur du bitume.. surchauffé en été.. et enneigé l’hiver comme cette nuit de janvier 99 où j’ai mis plus de cinq heures pour rentrer.. 3 ans d’embouteillages.. de grèves des camionneurs.. de   barrages et feux de palettes… de manifs.. pénurie d’essence..

Les soirs de pluie..  où on ne voit pas grand-chose.. les  feux  des voitures.. la buée.. les motos entre les files…

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Le pare-brise se transforme en un tableau d’Albert Marquet..

C’est vrai qu’au début l’A86 qui est en fait un super périphérique autour de Paris n’existait pas..  le siège de la société était à Paris.. pas à Roissy..  je roulais en R5…

La circulation et les embouteillages étaient là aussi.. mais sur les petites voies urbaines.. on arrive à s’échapper.. s’exfiltrer…

Mais l’A86.. entre A3 et A4.. c’est un canyon.. sans indiens.. mais sans issues..

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L’accident grave dans un tunnel et c’est la fin..  la police vient :

Samu, pompiers.. ils font leur boulot..

Et quand tu passes après une ou deux heures d’attente.. tu vois la moto.. la  voiture.. la voirie qui  balaye.. en fait il faut regarder la route.. surveiller que celui devant ne va pas freiner d’un coup pour mieux voir..

3 ans de ma vie..

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Avec le temps..  on connait la route.. la bonne file.. les changements de  direction .. on devient un habitué.. on se reconnait entre habitués.. pour peu que ça roule un peu.. tout se passe  en douceur.. vite.. complices..

Il y a des codes à respecter..  pour changer de file.. se rabattre.. prendre la bretelle.. Pas forcer.. ferme mais courtois….

On sait que s’il pleut en arrivant sur Roissy.. ne pas être à gauche  car il y a une  gigantesque flaque d’eau…

Ne pas mettre son porte-document ou son sac à main sur le siège à droite sur certaines portions de l’A1..  

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C’est vrai j’aimais bien arriver le matin.. au soleil levant.. sur la zone aéroportuaire.. 

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les premiers  vols  dans le gros soleil rouge..

C’est un monde avec ses règles.. qu’il faut connaitre..

Aujourd’hui il y a le GPS, Waze et je ne sais combien de moyens..  mais  il fut une époque où les mois d’été..

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souvent,  je retrouvais errants dans la zone aéroportuaire une petite colonne de véhicules immatriculés en hollande..  perdus..  et les panneaux qui indiquent Bordeaux, Bobigny, Nantes, Zone centrale Est, Sofitel, Terminal 3.. alors qu’ils veulent juste aller à Lyon..

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L’autoroute  A3 est répartie en trois files.. à droite.. les camions.. à
la queue leu leu.. d’origines diverses et variées, ils filent vers le nord.. dans un grondement.. de pneus.. et de toiles.. de haubans qui claquent au vent..
file de droite ininterrompue.. où la distance  requise de 50 m est
respectée.. mais dans une autre unité.. 50 cm..surement pas.. mais 50 pouces.. plus probable..

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l’arrière est orné d’un « long vehicle » qui permet en effet de vérifier
ce que l’œil perçoit.. misère  il est long..

parfois la nuance est plus méditerranéenne.. « vehiculo longo.. » comme
Janie..

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Gare à toi si tu es sur file du milieu  et que tu veux sortir à droite.. fallait y penser avant..
Vers Roissy la file de gauche est celle des taxis.. c’est par centaines  qu’ils
rejoignent l’aéroport.. sans doute pour y célébrer un quelconque culte au
Dieu « Rongeur »*** car ils ne sont pas tous dotés d’un passager..  et là deux catégories.. le forcené, mû par une pulsion de service, qui roule à 140 pour livrer son paquet dans les temps.. et l’autre « el glandouillos » qui maraude sur la file de gauche à 80 km/h..   il rêvasse… pas pressé.. insensible à l’annonce urbaine de l’intention de passer par un clignotement gauche qui reste sans effet..
la file du milieu étant celle du « tout venant » avec sa cohorte de
rombiers du matin.. grosses, petites berlines… et le top.. la camionnette blanche..  le petit camion  parfois acoquiné d’une remorque sablo- betonnièrée
dont l’effet brinquebalant incline à dépasser au plus vite..

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les camionnettes blanches  sont une espèce à part.. moteurs puissants et dont
le conducteur n’étant pas le propriétaire.. elles s’autorisent un
comportement plus digne du cirque Pinder que de celui stipulé par le code de
la route et de la cohabitation humaine.. l’habitacle est occupé en général par
trois personnes.. l’un conduit.. les deux autres somnolent..
ces gros coléoptères blancs sont dangereux..  rapides.. lourds.. hauts perchés.. ils bafouent le code.. changent de file.. collent.. bien entendu ces véhicules ont été  traités « sahariens » et les clignotants ont été remplacés, j’imagine, par de l’eau potable..

Je les ai tous parcourus les morceau d’autoroute du sud est de Paris..  cherchant une échappatoire..

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même l’A104  qui file plein Est..  

J’ai eu des frayeurs.. des coups de chaud..  le camion qui perd ses  rondins.. le matelas qui décolle.. la bâche  plastique  qui   volute.. les coups de freins..  les voitures en travers… 

Mais j’ai eu de la chance ..

J’avais en tète les recommandations de mon père..  qui a passé sa vie en Juva Quatre, Prairie, 2CV, 4L camionnette  ..  à visiter clients, chantiers, porter les gros pots de peinture…

« Soouple..  pas de changements brusques.. t’as un œuf cru sous la pédale.. de la nitroglycérine  dans le coffre.. regarde trois ou  quatre voitures devant.. imagine  la bêtise qu’il va faire.. qu’il pourrait faire.. ».

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 Eh oui.. l’A86 est fermée.. ben les gars.. sans moi.. 

J’ai donné déjà…

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*** Rongeur : compteur de taxi

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Marc

Publié 21 novembre 2021 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Notre nouvelle cave à vin.   75 comments

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Lors de la construction de la maison, nous avions laissé une partie du sous sol enterré, sans aucune finition, sol et terre glaise du crû et mur en parpaings.

Las avec le temps, le mur s’est fissuré, les parpaings ont bougé, laissant l’eau s’infiltrer.

Devant le risque de voir un jour tout se déplacer sous la poussée de la terre, nous avons contacté un maçon qui nous a fait un travail formidable, pilier de soutènement, agrafes dans le mur, et réfection totale du sol en planches de bois hydrofuge.

Il a même poussé le bel ouvrage jusqu’à faire un cuvelage d’étanchéité que nous avons peint.

La cave ayant été vidée pour ces travaux, et devant un tel beau résultat, nous avons décidé de tout refaire

(merci Christophe et tes collègues).

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On commence par le commencement : découper le bois qu’on a acheté exprès, planches et chevrons.On monte les supports latéraux : avec positionnement grâce à des serre-joints puis vissage.L’atelier est en désordre, soyez indulgents.

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Ensuite, il faut s’occuper de fixer les planches latérales avec des tire-fonds.

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Pour les tire-fonds : Marc fait d’abord un pré-trou avec un foret de diamètre idoine, ensuite Mo avec la visseuse munie du bon embout enfonce le tire-fond préalablement graissé afin de ne pas faire éclater le bois. Mais le tire-fond n’étant pas enfoncé à fond, Marc finit le vissage à la main avec une clé à pipe.

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Tous les supports et planches latérales sont montés. On peut se faire une idée des outils utilisés...

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Ce n’est pas le tout, il faut découper les planches horizontales des étagères et les présenter. Nous avons choisi de les peindre en gris ensuite.

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Il a fallu aussi se préoccuper de branchements électriques : le folklore des multiprises remplacé par une série de prises neuves.

Insérer les câbles dans des gaines. Brancher les divers appareils décrits ci-après.

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L’ampoule qui pendait au bout d’un fil a été remplacée par deux lampes dans un support grillagé fixé au plafond. Un thermomètre avec mesure de l’humidité a été installé.

Ainsi qu’un ventilateur et un absorbeur d’humidité (très efficace).

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Enfin, la partie gratifiante du travail: ranger les bouteilles par catégories et fixer des étiquettes.. Et pour finir : une carte des vins et un coin dégustation (mais pas de crachoir!).

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Reste à consommer (avec modération).

Publié 14 novembre 2021 par Leodamgan dans Non classé, Travaux de bricolage

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L’oxydation est l’ennemie de la précision.   79 comments

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Nous sommes toujours en train de travailler à la cave.

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Après le passage du maçon qui est venu  faire des travaux pour renforcer le mur et étanchéifier.. nous avons décidé de refaire des étagères en bois, pour y stocker nos quelques bouteilles de vin  et  tout le  b..azar  que l’on garde..

Durant  notre labeur..  j’ai lâché une phrase à Mo .. qui m’a répondu  « tu me dis ça à chaque fois »

Cette  phrase est simple et résonne dans ma tête   comme un mantra.. « l’oxydation est  l’ennemie de la précision ».

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Après le bac, je suis entré dans une école à Clichy pour y faire  de l’électronique ..

Cette école avait  décidé que la première année, outre les maths et l’électronique , devait être une année de prise de conscience.. Prise de conscience du terrain..

d’où des séances d’atelier.. en bleu de travail, béret sur la tête..  Un ingénieur doit savoir ce que représente comme travail ce qu’il conçoit . C’était l’idée..

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Donc,  tôlerie, étau-limeur, fraisage, tour.. etc..

Bien sûr on a commencé par le surfaçage.. 3 faces de métal à mettre bien planes avec contrôle à la sanguine.. et, évidemment,  perpendiculaires entre elles..  bonjour la lime… et l’énervement

Les mesures au marbre, pied à coulisse..

Nous avions  deux profs, deux exemples de profs…, d’une infinie bonté.. L’un deux avait cette fantaisie ..  quand il s’adressait  à quelqu’un.. si proche.. il avait   la  manie de tirailler un bouton du bleu de son interlocuteur..

Et  c’est à ce moment là  qu’il lâchait  doctement :

« car, vois tu petit.. l’oxydation est l’ennemie de la précision ».

Ce fut une bonne année..  bien sûr fallait se  taper les maths, le dessin industriel, l’électronique…

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Mais l’atelier.. dans Clichy même.. près de la maison du Peuple.. du marché..  à la pause, on sortait y acheter des crevettes grises..

Les bleus qui devenaient de en plus en plus raides avec le temps..

Et surtout ce savon rose.. pour se  laver les  mains .. le savon qu’on dirait du sable tellement il gratte..  quand on sortait les soirs d’hiver les  mains   piquaient…

J’ai discuté récemment avec un jeune.. parait qu’il existe toujours ce savon..

Un pot.. une matière rose.. on  y creuse un morceau avec trois doigts.. et pof  sous l’eau froide..

Bien sûr on peut en balancer un peu sur la tronche du voisin..

Ça enlève le noir.. la crasse..   peut-être même que la peau  vient avec

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Ahh le souvenir.. cavaler ensuite pour le 74.. porte de Clichy.. le métro

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J’ai gardé certains  outils de cette époque..  j’ai revendu la règle à calcul et le  pied à coulisse pour  faire des sous.. et acheter les bouquins de math chez Gibert..

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Mais j’ai gardé le matériel électrique.. pince plate.. pince à dénuder.. Aujourd’hui encore quand  je bricole.. c’est avec ces outils d’il y a plus de  50 ansMais je n’utilise pas de savon rose..

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Là,   pour l’instant, c’est plutôt scie,  scie circulaire..  scie sauteuse.. on menuise

Mais quand je vais refaire l’électricité

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Oui, j’aimais bien ces cours d’atelier.. même l’énorme fraiseuse.. Huré.. Huret .. ?   j’ai oublié le nom, qui faisait si peur à mes copains..

Une machine  monstrueuse avec une tête mobile comme un saurien  préhistorique  et des fraises … coupantes   comme des rasoirs…..   sauvages..gare  au moment d’inattention..

Moi je l’aimais cette machine.. elle  devait le savoir…

A la fin de  l’année les 4eme année faisaient un projet.. et nous devions les aider dans leur tache..

Je me souviens que j’avais été choisi  pour usiner du laiton à la fraiseuse..  un guide d’ondes.

 Ça coutait cher le laiton.. pas  question de gâcher.. quantité limitée.. comptée..

La machine et moi.. on lui avait mitonné ses pièces..  avec précision.. sans oxydation.. !!!

Il avait eu son diplôme et était venu me remercier

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J’ai toujours eu le gout du travail manuel.. sans doute parce que le père Noël m’avait apporté un petit établi..  quand j’étais très petit.. ou que mon père  m’avait embauché  vers mes 8 ou 9 ans.. pour faire au ciment les joints des briques du mur du jardin.

En tout cas.. j’aime les odeurs.. du bois coupé.. du métal que l’on tronçonne.. de la soudure..

 Ahh  mieux que de l’encens la goutte de soudure bien ronde au bout de la  résistance et ses anneaux de couleurs..

Manque la cithare..  et les colliers de fleurs…

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Oui…..  je ne sais …  ça se soigne.. peut être.. ?

Marc

Publié 7 novembre 2021 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Que faire en notre jardin en novembre 2021?   82 comments

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Voyons voir…

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DEPLANTER les dahlias et les géraniums en pleine terre pour les rentrer en serre

COUPER les fleurs fanées des asters et des hélianthus,

TAILLER les branches mortes des rosiers (la vraie taille se fera en mars).

RENTRER les plantes frileuses dans la serre (dès que la serre sera débarrassée de ce qui devra retourner dans la cave).

DEMONTER l’arrosage automatique du potager

FERMER et purger les robinets extérieurs

NETTOYER comme d’habitude : mauvaises herbes, feuilles mortes

ARRACHER les derniers plants de tomates, poivrons, courgettes…

PASSER un dernier coup de tondeuse

COTE BRICOLAGE : continuer à faire les étagères dans la cave quand il pleut…

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A part ça, se réchauffer au feu de bois devant la cheminée.

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Publié 31 octobre 2021 par Leodamgan dans Agenda, Non classé

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