Archives de la catégorie ‘Non classé

Que faire en notre jardin en septembre 2021   79 comments

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Il est temps d’y songer un 13 septembre… Après trois semaines d’absence

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RECOLTER pommes, carottes, tomates, poivrons, piments doux, courgettes (hélas les aubergines n’ont pas marché…).

TAILLER les mûres sans épines en enlevant toutes les branches qui ont fructifié et palisser les nouvelles sur les fils de fer. Tailler aussi les tiges du rosier liane qui recouvre la cabane de jardin pour ne pas se faire griffer en passant (il est redoutable).

RAMASSER toutes les pommes et poires de curés qui sont tombées en notre absence et pourrissent par terre.

TONDRE l’herbe

ARRACHER les plants de melons (un échec total)

COUPER les vieilles tiges des artichauts. Il y a des nouveaux rejets bien grands (cette année, je les protègerai s’il gèle l’hiver car ils ont souffert l’an dernier et n’ont rien donné).

METTRE en pleine terre les monardes, les zinnias qui commencent juste à fleurir ainsi que les dianthus superbus. Les benoites sont encore petites, elles passeront l’hiver en serre.

OTER les fleurs fanées et désherber (comme toujours…).

NETTOYER la cabane de jardin et la serre et aussi les belles nouvelles allées.

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Publié 13 septembre 2021 par Leodamgan dans Agenda, Non classé

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Notre sentier breton   91 comments

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 Il est  un temps où l’on doit payer..

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payer à notre corps les excès que nous lui avons fait subir..  Doucement mais surement il se venge… avec son allié l’âge il triomphe… il exulte..

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Nous avons enfin retrouvé notre sentier côtier, abandonné depuis  au moins deux ans…  Marc a retrouve des genoux neufs en titane.. et moi le dos m’a accordé une permission.. Certes nous avons repris doucement, mais ce fut comme des retrouvailles.. les  pierres.. les arbustes  penchés.. les rochers…  tous nous ont dit bonjour…

Ce chemin côtier depuis la barre d’Etel, serpente, chemine et guide le promeneur jusqu’à la grande plage de Plouharnel.. L’idée serait un jour de  pouvoir aller de Gavres à Quiberon… C’est un chemin qui longe la côte, juste derrière l’ultime dune.. abrité  du vent et écrasé de soleil en été…  

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ravagé par la mer l’hiver quand elle se déchaine et passe par-dessus ce  fragile rempart…. déversant des tonnes d’eau et de sable …

Seuls piétons et bicyclettes y  sont autorisés, parfois nous croisons des militaires..  barda sur le dos.. le chef devant.. avec juste sa boussole et sa petite carte..  et eux..  en groupe.. au pas de course.. suants.. soufflants..  mais en groupe.. unis..

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La  zone dunaire  est protégée, la faune et la flore y sont admirables.. uniques.. on y observe nombre d’oiseaux, mammifères..  fleurs..  

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une quantité importante de lapins.. source de repas plus copieux pour les plus grands oiseaux de proie.. 

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le petit émouchet se contentant de prises plus modestes..

Combien de temps cette zone dunaire résistera-t-elle à la cupidité « promoteuresque… »..

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A l’instar des lapins qui creusent leurs terriers…

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Il s’y trouve également des vestiges d’une période plus sombre..  casemates, bunker.. vestiges qui montrent que le béton reste, hélas, un élément pérenne  contre les éléments naturels.. Il faut reconnaitre que, sur cette côte, ils ont fait  fort nos  maçons d’outre Rhin … peut-être qu’exiger un loyer pour ces constructions sauvages.. qui, certes aujourd’hui, assurent d’autres fonctionnalités que celles pour lesquelles elles furent  édifiées… ne serait pas usurpé.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’aujourd’hui encore.. il arrive des accidents avec certaines trouvailles….

La nature fait son œuvre.. petit à petit..  grains après grains.. rouille après rouille.. elle   mettra du temps .. mais le temps viendra.

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 Nous avons repris nos marches.. moi devant et Marc derrière..  il  me sert d’abri à cyclistes.. certains se considérant sur une piste de vitesse.. ils passent en nous frôlant..   nous arrivant dessus comme  un  kamikaze .. Le moindre écart est synonyme d’accident grave.. Il y a bien une épithète pour les  qualifier.. mais  oserai-je ..  en trois lettres..  avec un  « o »..

Il y a deux catégories de gens sur ce sentier.. et en fonction de la saison, la différence est remarquable..  quand le temps est au gris.. au vent.. au froid..  les  gens  se croisent et se saluent.. On arrive à revoir les mêmes visages.. les mêmes  couples..

Quand arrive l’été..   le ton change.. rares sont les bonjours… visages sont fermés.. vélos neufs..  tenues directement sorties du magasin.. c’est le temps où le sentier ne nous appartient plus..  il est en libre service.. papiers.. mouchoirs.. clefs de voiture…

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J’avais éprouvé ce sentiment de complicité quand nous faisons nos randonnées dans le Queyras.. souvent en croisant d’autres sacs  à dos..  ils  nous est arrivé de nous arrêter.. échanger.. et même boire un coup.. et puis repartir.. comme si la montagne.. la marche.. le chemin..  redonnaient aux gens  le sens profond qui sans aucun doute est au fond de chacun de nous..  la fraternité..

L’âge nous a fait quitter la montagne.. reste ce sentier.. ai-je tort d’y croire encore à ce sentiment.. en tout cas..  la belle saison n’est pas si belle que ça.. Il est beau ce sentier.. ses  genêts..   depuis combien de temps existe-t-il..

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peut-être mettons nous nos pas dans ceux de Cadoudal..  et même de ceux qui ont aligné leur présence.. que ce soit à Kerzerho  ou à Carnac…   s’il pouvait nous raconter..

Il faut être humble sur ce sentier..  savoir imaginer.. retrouver… profiter de ce don de la nature

Et  si  chacun devait y passer pour simplement.. plus tard..  garder cet usage…en se croisant, dire simplement :

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« Bonjour ».

Marc

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Publié 5 septembre 2021 par Leodamgan dans Bretagne, dunes, Etel, Non classé, vacances

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Les fleurettes de notre jardin en aout 2021   72 comments

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acanthe mollis, amarante,

anémone du Japon, bleuet

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crocosmia,dahlia rouge et jaune

échinops, fuchsia,

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gaillarde, gaura

géranium Johnson blue, géranium vivace,

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hortensia « Annabelle », hortensia « Diamant rouge »

hortensia macrophylla, hortensia quercyfolia,

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impatiens Balfouri, Knautia macedonica,

millepertuis arbustif, molène,

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nénuphar, œillet d’Inde,

œillet d’Inde, pelargonium mauve,

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pelargonium rose, pelargonium rouge,

phlox, plumbago larpentae,

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rosier Fleurette, rosier jaune,

rosier New face, rosier Smarty,

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rosier White fleurette, sauge,

sedum Vésuve, Verveine de Buenos Aires.

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On approche de septembre, déjà… bientôt l’automne…

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Publié 29 août 2021 par Leodamgan dans Fleurs du mois au jardin, Non classé

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Rénovation du cinquantenaire …   83 comments

Presque

Il y a quarante  ans, quand nous nous sommes installés avec Marc.. que nous avons fait construire notre maison..

Le jardin était la  jungle.. Pas  de limites marquées .. sauf quelques bouts de tôles par endroit..

Le voisin avait eu des critères simples.. les propres étaient à lui.. les  moches à nous..

Ce voisin qui a visité régulièrement le chantier voir ce qu’il pouvait récupérer..  coupe des arbres.. bois etc.. a quand même eu la gentillesse de nous prêter sa vieille bétonnière..

Bien sûr quand nous avons dessouché et commencé à faire les fondations des  murets..  il a, comme nous le pensions, vérifié que nous étions en deçà du fil tendu entre les poteaux du géomètre..

Le jardin n’était pas fait, nous avons entrepris de faire les volumes.. et comme nous avions la bétonnière..  les allées  en  béton armé..  façon dalles…

Après  avoir fait les fondations de la clôture et posé sept cent vingt deux parpaings.. ce fut un plaisir de faire ces allées..  serpentant entre nos futurs massifs. La merlette presque apprivoisée.. nous a même aidés en laissant les empreintes de ses petites pattes ici et là..

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Hélas comme chantait  Léo.. avec le temps.. Le sol qui bouge au gré des hivers.. des étés..

Nos belles allées en dalles opus incertum.. sont devenues des allées en opus cassegueullum

Les dalles cassées et hérissées comme les  écailles des poissons en période de reproduction..  (enfin ceux qui n’ont pas la joie d’avoir un gonopode..).

Bien sûr nous avons essayé d’y remédier.. rapiéçant au béton deci et delà..

L’âge venant, et surtout après les deux genoux neufs en titane de Marc pour qui la chirurgienne a été très ferme sur les conséquences d’une chute.. titane certes.. mais quand même..

Et moi qui m’échinait à nettoyer.. balayer..

Nous avons décidé de nous offrir le luxe d’un maçon et de son équipe.. pour nous refaire des allées en béton teinté..

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Le temps n’a pas été très favorable..

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Mais nous avons eu quelques beaux jours  et enfin..  l’équipe a pu venir  faire les travaux.. coffrage.. et coulage..

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Le résultat est à la hauteur de  nos  espérances même si tout n’est pas encore décoffré..

Je ne sais pas combien de  temps ça tiendra.. mais pour  l’instant..  ça donne envie d’y marcherJe ne m’en lasse pas.. !!

J’envisage même d’y faire ma marche quotidienne.. quitte à tourner en rond comme un  poisson dans son bocal..

Moi qui en vieillissant.. me  demande quand j’oublie un nom si je n’ai pas la mémoire d’un poisson rouge.. !!

PS : la merlette n‘était plus là.. c’est un…  (@ #~&!!ù*) de chat qui est venu comme à Hollywood y mettre ses empreintes de pattes ..

Publié 22 août 2021 par Leodamgan dans Non classé, Travaux de bricolage

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Les Landes, le Papu (partie 4 et fin).   77 comments

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C’en était fait de nous, nous avions attrapé la maladie, l’amour de la pêche, et l’amour de ce pays de cette forêt et de ses parfums, de la quiétude des petits matins sur le lac et bientôt  de l’amitié  des gens.. A côté  de la maison,  jouxtant  quasiment  un poulailler presque commun, vivait un couple, un peu plus jeune que mes parents avec deux  enfants, un garçon et une fille  un peu plus jeunes que ma sœur et moi  également.

Le  petit garçon avait pris ma sœur en tendresse, et il n’était pas rare de le voir courir partout  en criant :

« Où elle est ma petite fiancée ?»

Cet accent des Landes, moins violent que celui des mes grands oncles de Toulon.. Cette façon de prononcer le mois de mai.. en remontant un peu sur la fin..

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Il est comme le piment des Landes, cet accent, présent, mais doux, comme une petite décoration aux phrases,  histoire de dire : « je vous parfume les mots ».
Tout naturellement des liens se sont créés avec cette famille,

Je me souviens des boites de pâtés, cadeaux faits maison que nous dégustions dans le train, sur la petite table tandis que le soleil couchant filtrait à travers le défilé des pins, le crépuscule venait nous dire : »c’est terminé, il  va falloir attendre  pour revenir »..

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Mon père avait décidé, après l’achat de sa 403, que nous devions aller dans le midi, afin disait il,

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de voir la mer qui est bleue et calme, et puis il y avait la famille.

Malgré cela, il fut hors de question de ne pas aller dans les Landes.

Et je ne sais comment, peut être en réduisant les congés d’été, ou en obtenant de son patron un peu plus de vacances, toujours est-il que le rythme fut pris

Séjour dans les Landes en mai, séjour à Toulon l’été..

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J’ai donc vécu une partie de ma vie entre ces deux pays si beaux, si riches en  parfums, en ambiance, si prenants , que je n’ai jamais pu les quitter sans un cruel pincement au cœur.

Les amis des Landes avaient, comme ça se fait encore, des parents avec eux, la mère pour l’un et le père pour l’autre.

Ce fut pour moi la rencontre de mon enfance, Le Papu, ce vieux monsieur devint ce grand-père qui sans doute au fond de moi me manquait terriblement.

Bien sûr, j’avais un grand-père par le sang , bien sûr il avait un cœur, vu qu’il prenait des  tonnes de médicaments au cas où, et qu’il ne fallait pas le contrarier, car en plus, il était fragile ce cœur… selon la grand-mère.

Seulement, mon grand père.. c’est que de son cœur, il en avait perdu le mode d’emploi.

Mais moi j’en voulais bien d’un grand-père,  à qui on peut parler, à qui on pense, pour qui on s’inquiète quand il est malade…

Je ne sais pas quel âge il avait, Le Papu mais il se déplaçait avec une canne, la casquette vissée sur la tête, qu’il enlevait d’un geste large avant de faire la bise à ma mère.. découvrant une  masse énorme de cheveux  blancs,.

Il avait l’accent qui roulait comme les pierres d’un gave, et  ponctuait chaque phrase d’un « hile de pute »..

J’avais bien compris malgré mon jeune âge.

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Ses mains étaient fortes, de ces mains  qui montrent qu’elles ont connu les charges, les manches d’outils, ces mains qui font paraitre les choses plus petites quand elles les étreignent.

Ces mains, je les ai retrouvées dans la famille de Mo,  tous des mineurs, traceurs .. des poignées de main  où l’on sent vibrer tout le travail qu’elles ont accompli.

Des mains nobles.

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Il était né un peu plus au nord à St Geours,  et avait commencé gamin aux forges de l’Adour au Boucau.

Parfois quand  nous étions assis et qu’il me racontait, il me parlait d’un copain :

« Té, il est mort..  ouhhh il était vieux, hile de pute.. enfin, je dis ça.. Il  était plus jeune que moi »  rigolait-il en  laissant apparaitre le peu de dents qui lui restaient devant.

Quand nous repartions, on se saluait :

« Adichatz Papu.. à l’année prochaine .. »  en le serrant fort..

« Ouhh Marrrc, on fera comme on peut, hile de  pute.. ».

Et je partais le cœur serré.. en me disant que peut-être…

Bien sûr ma mère échangeait du courrier, je demandais  des nouvelles..

Les années se sont succédé.. le temps  nous a vu grandir.. vieillir..  les souvenirs se sont faits plus nombreux,

C’était  comme un retour en famille, les repas autour de la grande table, les rires, le partage.

La Mamé me préparait du gâteau Basque, pour me faire plaisir, et hile de pute.. je ne donnais pas ma part au chien.

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A Pâques, c’était la coutume de faire l’omelette, avec le jambon  qui avait été fait à l’automne précédent, il faut y mettre des œufs.. des petits piments..  le jambon..  et je ne sais  d’autre, en tout cas il faut y mettre de l’amour..  et dieu sait qu’il y en avait..

Nous partagions, je devrais dire nous communiions le lundi, avec du vin et un coup de rhum.

Je confesse, qu’ensuite sur la barque avec mon père, l’humeur était plutôt à la  rigolade qu’à la pêche.

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Ça ne l’a pas empêché alors que nous étions dans les nénuphars de l’étang de Garros,d’attraper un superbe brochet.

Les mois de mai ont enchainé sur les mois de mai… parfois du soleil.. parfois de  la pluie.. le plaisir de se revoir.. la pêche..  l’omelette.. longtemps.. si longtemps que le dernier jour où j’ai vu le Papu, j’étais militaire, j’avais 25 ans..

Je suis descendu.. je ne pouvais manquer il le fallait.. je savais que, même si je volais le sable de la longue plage, je ne pourrais en remettre un seul grain dans le sablier.

J’avais eu du mal à avoir une permission, mais à force de négocier avec l’adjudant  il avait lâché  (c’est vrai qu’il était lui aussi du sud ouest.. il a dû comprendre..).

A l’époque  il était interdit de sortir en civil, quand le Papu m’a vu:

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« Ouhhh hile de pute que tu es beau Marc.. et tu as des galons »

« Non Papu.. je suis juste caporal.. ce n’est rien »

« hé quand même, hile de pute ».

Ce fut la dernière  fois que je le vis..

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 Epilogue :

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Cette année là, la Mamé m’a proposé de me vendre une grande et belle parcelle de pins en bord de mer.. pour que je m’installe… j’ai hésité.. mais trouver du travail là-bas.. tout quitter..  J’avais une promesse d’embauche à Paris…..

Oui,  j’ai hésité..

Je ne suis jamais retourné  dans les Landes, j’avais trop peur d’avoir mal..

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« Adishatz Papu« .

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« Le gémissement des pins, la nuit, n’était émouvant que parce qu’on l’eût dit humain. ».

( Mauriac : Thérèse Desqueyroux)

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Marc

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Publié 1 août 2021 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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