Archives de la catégorie ‘Non classé

Travaux à Pont Lorois et mauvais temps.   39 comments

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Depuis Pont Lorois

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le pont qui relie les rives de la Ria d’Etel à hauteur de Plouhinec,

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on avait une très belle vue…

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avant les travaux.

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Quant à la vue, je ne dirai rien.

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Avec le temps que nous avons eu pendant notre séjour de juin nous étions plutôt contents de quitter la Bretagne.

De plus, il faisait beau avant notre arrivée et maintenant il fait beau depuis notre départ.

Pourquoi tant de haine?

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Publié 17 juin 2018 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Non classé

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Pont de Bercy   69 comments

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Ben voyons, Mo est en panne d’inspiration pour son blog hebdo, alors elle lance un appel déchirant.. mais subtil..

« t’aurais pas une idée pour le blog… ?? »

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Je vais  narrer une histoire véridique,  qui m’est arrivée à l’époque où nous habitions dans le XIIeme.. l’époque où la Bastoche n’avait pas encore eu à subir le génie créateur de Jack..  où la place Rambouillet ne se nommait pas encore place du colonel Bourgoin.. bref le temps où Paname était encore Paname.. mon pays..

Je bossais à l’époque dans un grand immeuble du boulevard Blanqui.. Métro Corvisart.. et le soir, j’avais pris l’habitude de rentrer à pinces.. histoire de me façonner les quadriceps.. vu qu’étant devenu accro au ski de fond.. je caressais  le fol espoir.. le doux rêve de participer un jour à la Vasaloppet..

D’accord..  un peu branquignol comme idée.. mais ça me trottait dans la tronche..

Pont de Bercy

Donc le soir je m’enfilais le boulevard Blanqui.. la place d’Italie.. le boulevard de la gare (pardon.. Vincent Auriol).. le pont de Bercy et le boulevard de Bercy jusqu’à Dugommier et là.. pile-poil rue de Charenton.. 5 bornes.. pas de quoi fouetter un greffier*.. mais bon.. tous les jours.

Le quartier était un peu beaucoup différent d’aujourd’hui et le boulevard de Bercy avait un côté un peu moins urbain. Quelques bistrots pointillaient le parcours.. mais ça restait quand même plus  sinistre.. surtout à la tombée de la nuit.

Square Morin

Un soir alors que j’étais en vue du square Morin et son kiosque à musique.. devant moi, un peu plus loin..

une silhouette allongée.. que les piétons évitaient soigneusement, se hâtant de retrouver un peu de  luminosité.. plus haut sur le boulevard.

Je me penche.. et à la question:

« ça va pas.. je peux vous aider ?? »

le tas recroquevillé  me répond:

 » j’ai mal..  j’ai été attaqué. »

Arrivant de la  gare de Lyon avec sa valoche il s’était un peu paumé dans les petites rues du coin et avait été victime de malfaisants qui, outre lui avoir  balancé des mandales*, lui avaient défoncé le buffet à coup de satons* et piqué sa valoche.

Avisant une cabine de  téléphone un peu plus loin, j’extirpe de mes fouilles* une poignée de piécettes et me dirige vers l’édicule pour héler la maison poulardin*.

Hélas, comme d’usage, la cabine avait été restructurée et le fil du biniou* pendait misérablement..

Guignant un bistrot en face,  bistrot je le confesse, où je ne serais pas entré de mon plein gré.. en temps usuel.

Je m’y dirige, supportant sur mes endosses*, le pauvre gars plié en deux..

Arrêt des conversations.. je dépose le malheureux sur une chaise.. et  me tournant vers le loufiat derrière son rade* j’essaye de narrer..

Mes mots se perdent dans un beuglement:

« Sortez moi ça d’ici  j’veux pas d’emmerdes.. »

vl’a cézigue qui prend les abeilles*.. et qui me demande de rejoindre le trottoir avec mon pacson….

Je suis d’un naturel enjoué et patient.. mais je confesse que  mes limites sont vite atteintes.. faut pas trop me les briser.

Devant ma détermination.. appuyé  par  un ou deux habitués.. il consent en maugréant à appeler la maison bourreman*..

« Mais vous restez là »

me balance-t-il toujours aussi gracieux…. L’urbanité de l’humain secourable.. mais à la mode  pithécanthrope…

Peu de temps après.. la sirène du tôlé noir et blanc déchire la bienveillante sérénité de ce havre de paix.. et une escouade de lardus* débarque dans le rade*..

celui qui semble être le chef.. (il avait une moustache..) écoute  le poil frémissant.. et s’enquiert auprès de la victime:

« vous pourriez les reconnaitre..? »

Soudain, s’avisant du côté un peu incomplet de son interrogatoire aux mots simples mais efficaces, se tourne vers moi et tonitrue:

« et vous.. ? qu’est-ce que vous foutiez là ? »

A cet instant, j’ai ressenti un frisson..

Je confesse que mes années soixante-huitardes m’avaient laissé une indicible méfiance face à la maréchaussée..

Je me suis senti mal parti. Ai pensé :   « ça y est je vais y avoir droit.. je suis dans le pétrin.. »

Une voix  venue du fond de la salle.. une voix forte avec cet accent riz-pain-sel* de chez moi.. que le regretté Julien Carette ne pourrait renier,

une voix lâcha.. forte et ferme.. gouaillante:

« ah ben elle est raide celle là. . y s’fait chier à porter s’cours et c’est lui qui va être emmerdé.. ».

Je n’ai pas vu cet anonyme.. mais  50 ans après, je le remercie..

Cette intervention pertinente, qui ma foi, résumait assez bien mon ressenti eut l’effet escompté.

Bougonnant dans ses bacchantes.. le chef se tourna vers la victime.. et l’entrainant dans le panier à salade..  suivi par sa volée de képis:

« Venez on va tourner dans le coin voir si on les retrouve.. ».

La paix revint dans l‘estanco*..  le brouhaha des conversations reprit avec quelques bribes peu affables pour les chaussettes à clous*..

J’en profitai pour m’esbigner*.. Par acquis de conscience, j’avais demandé au taulier si je devais quelque chose pour le coup de biglot. pensant qu’il n’en serait  rien..

« Ouais un franc . . ».

J’ai carmé* sans  bonnir* le moindre commentaire..

Et je suis  ressorti chez les humains.. J’ai repris ma route rue de Charenton..

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Je ne me souviens pas si j’ai raconté ça à Mo..  En tout cas c’est chose faite..

Bah je ne lui en veux pas à l’argousin*..  il était sans doute fatigué de sa journée.. et puis bon..

Maintenant.. à mon âge.. avec le temps.. et ce qui se passe..

J’ai révisé.. faut bien admettre que bourdille* c’est pas de tout repos comme turbin..

Alors parfois.. mais quand même..

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Marc

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Petit lexique argot (de Mo) :

greffier : chat

mandales : claques

coups de satons : coups de pieds

la maison poulardin : la police

fouilles : poches

biniou : combiné téléphonique

endosses : épaules

rade : désigne le zinc de bistrot ou le bistrot lui-même.

prendre les abeilles : se mettre en colère

la maison bourreman : la police

lardus : flics

riz-pain-sel: épicier

estanco : estaminet

chaussettes à clous : flics (mais vous le saviez sûrement…)

s’esbigner : s’éclipser

carmer : payer

bonnir : dire

argousin, bourdille : flic

 

 

 

Publié 9 juin 2018 par Leodamgan dans Ecriture, Non classé, Prose à Marc

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Que faire en notre jardin en juin 2018   60 comments

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Il y a de quoi faire quand même en ce mois de juin…

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TAILLER la haie du fond du potager, les gourmands des plants de tomates

ECLAIRCIR les navets, les carottes et les betteraves rouges

REPIQUER des plants de salade

SEMER des haricots verts

RECOLTER en fin de mois les groseilles et cassis (si les oiseaux n’ont pas tout mangé)

BUTTER les pommes de terre

BINER entre les rangs de légumes

TRAITER à la bouillie bordelaise les plants de tomate et la vigne contre le mildiou et à la solution de savon noir les pommiers contre les pucerons noirs

NETTOYER les plantes fleuries des fleurs fanées, en particulier les rosiers

TONDRE l’herbe

DESHERBER encore et toujours…

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Publié 3 juin 2018 par Leodamgan dans Agenda, Non classé

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Les fleurettes de notre jardin en mai 2018   62 comments

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depuis le 1er mai:

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allium Moly, aspérule odorante (couvre sol),

aubépine, aubriette,

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bleuet vivace (se propage tout seul), campanule des murailles (bien nommée),

campanule portenschlagiana (oui, à mes souhaits…), céraiste (couvre sol),

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consousde (un bon engrais vert), corète (la dernière fleur),

crucianelle (couvre sol), érigeron (ce n’est pas une pâquerette),

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euphorbe Wulfenii, geranium vivace,

geranium macrorrhizum, giroflée,

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hydrangea petiolaris (grimpant), heuchère,

iris de Hollande, iris gigot (sauvage),

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knautia (les abeilles aiment), marguerite annuelle (mais elle se ressème spontanément),

monnaie du pape, mûrier sans épines,

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myosotis, nigelle de Damas,

oranger du Mexique, pavot d’orient,

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pelargonium mauve, pelargonium rouge,

pivoine arbustive (la dernière fleur), pyrancantha,

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rosier 14 juillet, rosier Alberic Barbier,

rosier blanc inconnu, rosier Bonica 82 (acheté dans les années 80),

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rosier liane inconnu,  rosier Colette,

rosier Danse du feu, rosier Feu d’artifice,

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rosier Fleurette, rosier Iceberg,

rosier jaune inconnu, rosier liane inconnu (un doublon…),

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rosier Meilland (mais lequel?), rosier New face,

rosier Pierre de Ronsard, rosier rouge inconnu,

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rosier rubra (feuillage pourpre), rosier rugueux (nom réel inconnu),

rosier Smarty, rosier White fleurette,

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silène, valériane blanche,

valériane rouge; violette cornue (elle est là quasiment toute l’année…).

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Et pas de muguet?

Ben non, j’en ai eu un moment mais il a disparu…

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Publié 26 mai 2018 par Leodamgan dans Fleurs du mois au jardin, Non classé

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« Les oiseaux », le retour?   52 comments

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Vous parlez d’un gazouillis d’oiseaux au réveil!

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Ils étaient assez nombreux pour qu’on se pose des questions…

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…mais il ne s’agirait pas d’un remake de film, seulement de la préparation d’un mariage royal chez les corvidés,

Enfin, je crôaaa…

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Publié 22 mai 2018 par Leodamgan dans Faune sauvage, Non classé

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Elle s’appelait Evelyne…   81 comments

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C’était notre voisine .

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Avec son époux, ils s’étaient installés dans le petit pavillon en face du notre.

Ils avaient remplacé Mémère Boulin, cette vieille dame, vosgienne d’origine, qui me gardait les après-midi où ma mère allait voir sa mère mourante à l’hôpital,

et qui était devenue ma grand-mère de substitution,

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allant même jusqu’à me sortir son dentier quand je lui demandais « Mémère Boulin fais voir tes dents« ..

Et puis Mémère Boulin est partie rejoindre ma grand-mère.. là haut dans les nuages.. deux grand-mères qui veillaient sur moi..

Le pavillon ne resta pas vide longtemps.. Evelyne et Roland…

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Evelyne travaillait aux Halles,  au pavillon de la marée.. une poissarde comme on dit.

Elle n’avait pas été baptisée avec une queue de morue, mais elle avait bien la dalle en pente.

Sa voix un peu éraillée par le tabac, n’avait rien d’une voix de harengère, elle parlait doucement, avec une chaleur dans la voix, qui laissait percevoir toute la tendresse dont elle était capable.

Comme disait le grand Jacques, un cœur si grand qu’on y entre sans frapper.

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Un cœur si grand qu’en ce fameux défilé du 14 juillet où Léon Zitrone nous annonça que c’était la dernière fois qu’on verrait les goumiers juchés sur leur dromadaire et que l’avenir de ces bêtes était incertain, elle se mis en tête d’en installer un dans son jardin.

Ce fut pour son époux une terrible épreuve de l’en dissuader.

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Ils avaient investi dans un appareil de télévision, un meuble énorme avec un écran guère plus grand qu’une carte postale, et nous étions invités mes parents, ma sœur et moi chaque semaine pour suivre la piste aux étoiles.. qui n’était pas encore animée par Roger Lanzac.

Le 14 juillet, nous avions droit au défilé.

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Elle nous faisait des poires cuites, des poires au vin et au sucre, que nous dégustions en nous écarquillant les yeux, pour suivre le spectacle sur cet écran au contraste si violent que nous en ressortions les yeux rouges et douloureux.

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Sa vie était rude, elle partait seule très tôt le matin, le premier train vers quatre ou cinq heures pour arriver aux Halles.

Un soir de cirque, en préambule, sa coupe de poires au vin à la main, elle nous raconta en riant son aventure des jours précédents.

Bien sûr elle fit des efforts pour employer des mots incompréhensibles pour les enfants, mais si ma sœur ne comprit pas tout.. moi par contre..

Elle se mit à parler : « C’était un matin comme tous les autres matins.. avant-hier, tenez.. oui c’est ça avant-hier.. il faisait froid.. nuit.. »

Elle arrivait à pied, pas loin de la gare, dans la rue bordée d’arbres qui occultent la lumière.. l’éclairage se bornant à des taches de lumières, au rythme des plantations..

Elle avait presque atteint la gare.. là où c’est bien plus éclairé:  « Ben oui.. presque à la boucherie.. », boutique qui marque l’arrivée à la place de la gare..

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Quand un mec en imperméable, sortit brusquement de derrière un arbre, et ouvrant son vêtement, les bras en croix.. le pantalon à moitié baissé..

Il lui présente son engin.. et voila le gonze.. flamberge au vent qui commence à lui vanter la marchandise lui promettant des moments de grâce comme dirait..

« Ahh j’en suis restée toute surprise… »

Hélas pour lui.. il était tombé sur Evelyne, déjà par nature dotée d’un fort gabarit et travaillant aux Halles.. les plaisanteries salaces ou les promesses en dessous de la ceinture, elle connaissait..

J’entends encore ma pauvre Maman angoissée lui demandant.. « Mais, mais.. qu’avez-vous.. qu’avez-vous.. »

Elle s’imaginait dans une telle situation la pauvre..  terrorisée à la pensée d’une telle avanie..

Mais Evelyne.. Evelyne..  elle laissa éclater un grand rire.. et lâcha « qu’elle en avait vu des plus grosses.. »  arrêtant net la diatribe du gars.. tout en mettant en doute ses compétences..  elle fouilla dans son sac..

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en extirpa une petite matraque et lui balança « un coup de goumi sur la calbombe… »

Que « le gars faut bien l’avouer digéra mal.. » précisa t elle, « il chanstiqua sur ses fumerons .. et s’affala les bras en croix le grimpant sur les ribouis.. les miches à l’air.. calmé le gonze.. »

« J’ai même pas loupé mon dur » ajouta Evelyne en terminant son fond de vin …

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Vous en voulez une petite goutte.. ??.. ben du vin quoi… !! »

Mes parents étaient figés.. mon père lâcha  « Ah ben ça .. moi.. ah ça, vous avez bien fait.. »

Ma mère était dans ses pensées.. et moi, je faisais comme si je n’avais pas tout compris…

« Ah le con » conclut-elle en se versant une bonne rasade de jaja…

Evelyne a rejoint dans les nuages les gens qui sèment des petits cailloux sur le sentier de mon existence..

J’ai souvent pensé à elle quand je rentrais le soir tard à la maison.. et que la rue n’avait pas plus été éclairée..

Quand même, fallait en avoir.. sacrée bonne femme..

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Allez Evelyne, à la tienne… !!

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Marc

PS : pour ceux qui ne parlent pas couramment cette noble et ancienne langue de chez moi qu’est l’argot :

être baptisé avec une queue de morue : avoir toujours soif

chanstiqua sur ses fumerons : vacilla sur ses jambes

un coup de goumi sur la calbombe : un coup de matraque sur la tête

grimpant : pantalon

ribouis : pieds

dur : train

 

 

Publié 14 mai 2018 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

On ne dit rien…   67 comments

 

 

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…on regarde!

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Publié 22 avril 2018 par Leodamgan dans dunes, Etel, Flore sauvage, Non classé, Plage

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