Archives de la catégorie ‘Non classé

Nos fleurettes au jardin en novembre 2020   98 comments

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Du 1er au 22 novembre.

Ça parait beaucoup au premier abord :

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amarante, anémone du Japon,

azalée, bégonia « Angélique »,

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bégonia « Illumination », bégonia jaune,

bégonia orange, bégonia « Picotee yellow »,

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bidens annuel, bidens vivace,

campanule portenschlagiana (ben, oui…), dahlia rouge et jaune,

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mahonia, miscanthus (les graminées comptent comme fleurs),

œillet d’Inde, œnothère biennis,

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oranger du Mexique (se croit au printemps), plumbago larpentae,

rosier « Iceberg », rosier « New face »,

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rosier « Pierre de  Ronsard », rosier « The fairy »,

rosier « White fleurette », sedum spectabile.

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Seulement voilà, aujourd’hui, il ne reste presque plus rien…

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Publié 23 novembre 2020 par Leodamgan dans Fleurs du mois au jardin, Non classé

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La marchande de beurre ou un amour inavoué.   85 comments

A cette époque, dans notre petite  ville.. 8604  habitants,

comme je l’avais inscrit sur mon grand cahier d’instruction civique,

le marché se tenait deux  fois par semaine dans une  grande rue qui descendait vers la gare.

Je pourrais presque encore replacer les commerçants..

 

Les   étalages se terminaient tout en bas, par un camelot qui   vociférait ses annonces :

« pas cent  francs.. pas cinquante francs.. pas vingt francs..

eh oui, petite Madame pour vous je rajoute la cafetière, le jeu de tasses.. et s’il y a un défaut.. hop ! »

Il fracassait son assiette au sol.. un débit, un bagout..  le camelot dans toute sa splendeur..

 

Souvent  j’accompagnais ma mère au marché pour l’aider  à pousser sa carriole.. que dis, je sa caisse à roulettes.

Par souci d’économies, mon père avait fabriqué avec des planches une caisse en bois,  mis un  double couvercle rabattant  sur les côtés,

quatre roues  et un arceau pour pousser qu’il avait dû récupérer sur un vieux landau..

Un coup de peinture grise.. et hop pas besoin d’investir dans une carriole en osier.

L’ensemble  pesant déjà au moins une tonne à vide.. les roues fixes n’en arrangeaient pas non plus la maniabilité.. mais c’était comme ça..

Moi,  je me demandais comment les dames avec leur panier tressé sur le bras

et leur beau porte-monnaie long et plat avec le fermoir doré faisaient pour faire les courses.

Nous, notre carriole était pleine et pesait comme un âne mort..  hélas, la rue que nous avions descendu à vide, fallait la remonter.

Et là.. fallait  pousser… souvent ma mère ponctuait nos efforts en riant et en lâchant.. martelant chaque mot,

« dans un chemin montant .. sablonneux.. mal aisé, six forts chevaux  etc etc.. ».

 

Moi gamin j’aimais bien aller au marché..  en plus il y avait mon amour secret..   une vendeuse  beurre œufs fromages..

Ah seigneur qu’elle était belle..  elle  me séduisait..  tout dans ses gestes me faisait succomber..

ses  cheveux  clairs et bouclés.. ses gestes précis pour mettre sur la balance.. sa façon de regarder l’aiguille sur ce fouillis de chiffres..  quelle femme..  

Elle Lâchait d’une voix qui me charmait : « trois cinquante.. ce sera tout ? ».

Mais ce qui me fit tomber amoureux furent ses dents.. elle avait un sourire éclatant  blanc.. avec deux incisives peut-être un peu grandes..

 

 

Mais va savoir..   quel inconscient me gouverne.. 

j’ai toujours eu le regard attiré par le sourire féminin et les dents éclatantes.. et surtout des incisives un peu grandes..

A cette époque, si les gamins avaient toutes les  dents c’était parfait..  

si il  fallait couronner..  ben c’était « full métal jaquette »  ou en or si c’était devant et encore, fallait des  sous.

Mais pour le reste.. si ça poussait de travers,  ma foi..

J’ai eu combien de copains avec les dents plus ou moins irrégulières..  voire carrément en vadrouille.. c’était comme ça.

Sans doute que la  dentisterie n’avait pas le modernisme actuel,

ou alors  il fallait  aller chez les gens qui avaient  des  moyens que nous  n’avions pas.. ni mes parents  ni ceux de mes  potes..

 

 

Je me souviens,  en terminale.. j’ai eu un bon copain..   qui, ayant eu  sans doute à souffrir étant petit,

était arrivé en nous disant..   « on m’a surnommé bouche d’égout »  

en nous souriant largement pour nous montrer qu’effectivement y’avait des espaces..

chaque dent avait vécu sa vie sans se soucier des autres..

Nous étions déjà bien grands en terminale et, en fait, on ne l’a jamais appelé comme ça..

ce n’était plus le temps des moqueries..   en fait ça nous avait pas fait rire..

Bref,  moi du haut de mes 7 ou 8 ans.. j’en pinçais pour la marchande de beurre.. et son sourire..

Il arrivait parfois que ma mère oublie quelque chose au marché..

Pas grave.. avec mon petit vélo à pignon fixe, je  velocipedais  jusqu’au marchand de patates.. 3 centimes le kilo  me semble-t-il ,

mais bien sûr, sans rien dire, je ralentissais devant l’étal du BOF..  afin de  voir  la dame de mes pensées..

 

Elle était là, avec son tablier blanc, avec le gros nœud derrière  et ses manchettes  blanches..

des petites boucles  s’échappant sur son front..   et son sourire…  ah misère..

Que de regrets de ne pas être plus grand.. de ne pas pouvoir  lui avouer combien  j’étais prêt à  conquérir le monde… à braver  Fafnir ..

J’ai  soixante quinze berges.. la pauvrette doit se taper ses cent printemps… qu’est devenu son sourire..

Je crois que c’est ce qui reste au fil du temps.. le sourire..

Si j’en juge par certains acteurs  ou actrices.. le temps fait plus ou moins  ses misères.. mais le sourire reste..

Allez, si tu me lis..  le gamin un peu blond..avec un petit vélo bleu…

 

 

qui te dévorait du regard.. sans que tu saches  pourquoi.. (« qu’est ce qu’il a à me fixer ce petit c.. ?? » )…

C’était moi.. !!!

Marc

Publié 18 novembre 2020 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Blog en pause   31 comments

Pour quelques jours.

A bientôt…

Bises à tous,

Mo

Publié 8 novembre 2020 par Leodamgan dans Non classé

Madame lucane est enfin arrivée   89 comments

en cette (assez) belle journée

du 17 juin 2010,

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nous avons trouvé Madame Lucane
devant notre entrée.
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Est-elle consciente d’être légèrement en retard?
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Monsieur Lucane commençait à s’impatienter,
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à se poser des questions,
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et même à imaginer d’horribles réponses.
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Il faut dire que c’était le 8 juin 2007
que j’avais vu Monsieur Lucane.
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La perception temporelle est elle variable chez les coléoptères mâles et femelles?
Monsieur Lucane est il simplement un adepte du speed dating?

Comment expliquer 3 ans de retard? 

 
 .

Publié 25 octobre 2020 par Leodamgan dans Faune sauvage, Non classé

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Vieux médocs   91 comments

C’était mieux?

Nous sommes passés à la pharmacie dans la semaine,  récupérer nos doses de vaccin anti grippe gracieusement offertes par Dame Secu..  

un cadeau pour les vieux..

mieux que la vignette..  je pensais à  ça  en attendant Mo dans la Twingo, la vignette pour les vieux.. !! Et par association d’idées….

Foutue vignette, c’était dans les années 56/57..  la grippe asiatique.. et puis celle d’après 68, la grippe de Hong Kong.. 

en fait j’ai eu beau chercher, je ne me suis pas revu faire des trucs spéciaux.. en 57 je prenais le dur pour aller au lycée..

et début 69, je bossais déjà un peu avant d’aller servir la France pour 16 mois..

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Etant môme, je me souviens des coups de froid.. de ma mère qui sortait LA bassine..  déjà j’allais beaucoup mieux..  comme un  chien.. façon Pavlov..

je savais que cette bassine.. c’était la farine de lin et le cataplasme..  oh p… unaise  le cataplasme.. un supplice..

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Dans la vitrine du pharmacien, y’avait bien la réclame pour la ouate Thermogène avec le truc vert  qui crachait le feu..  mais bon.. trop cher.

Mais le cataplasme.. un truc qui te brulait la couenne.. « faut qu’ça soit chaud » disait elle.. tu parles..

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Un cataplasme.. des gouttes de Balsamorinol dans le tarin.. un truc huileux qui te redescendait sur les lèvres..

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et si tu toussais.. les gouttes Nican dans du lait tiède..  un coup à  partir à la refile appeler Hughes ou Raoul..

tellement c’était pas  bon mais qui te stoppait la toux en moins de deux..

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Y’avait aussi les ventouses.. mais ça.. c’était pour mon père..   ça se terminait invariablement en gueulements..

Un petit pot..  du coton enflammé au bout d’une tige de bois..

On aspire l’air et pof sur le dos..   une succion et voilà une bosse rouge qui se forme dans le flacon..

Le  hic c’est que ma mère avait la trouille.. ça merdait.. elle chauffait le verre..

Le pater, aussi serein qu’un chat qui se coince la queue dans une porte.. poussait des gueulements..

Elle revenait.. furie dans la cuisine.. où j’attendais sagement..  je concède en rigolant  en mon for intérieur..

Elle me faisait ses mimiques.. « y’ m’fait ch.. TON père.. plus jamais.. c’est la dernière fois »,  et vaillante comme elle était, elle repartait à l’épreuve.

De toute façon.. le paternel.. il était plus souvent en coup de tabac  qu’en mer calme.

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Oui, c’était simple la pharmacopée dans la maison..  des inhalations au Perubore  pour le rhume..

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Formocarbine et ultra levure si t’avais mal au boyaux..

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Le top du top étant l’Elexir parégorique sur un sucre si d’aventure t’avais la courante..

Ahhh l’élixir parégorique.. déjà le nom..  je me gargarisais  en le prononçant..  il y a un coté grimoire… en plus c’est furieusement bon et c’est vrai que ça fait du bien.. 

( je crois qu’à l’époque  il était très opiacé).

Il m’est arrivé souvent de simuler le mal au ventre juste pour quémander mon sucre.. mon canard.. ma dope

Un parfum divin.. un petit picotement sur la langue..

Je confesse qu’en dehors de la Gitane sans filtre, c’est le seul truc où je fus accro..

Pour le reste.. la pommade Rap pour les bosses.. ça  pue..  la  pommade Mitosyl pour le reste.. un truc à la jacques Brel.. ça sent la morue… ça pue aussi.

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Mal de tête : aspirine ou mieux Kalmine dans sa boite compartimentée en métal un  cachet rond.. dodu.. un truc tout léger..  mais gros à  avaler..

Ma mère a souffert durant la guerre et l’occupation.. elle m’en parlait souvent.. c’est là qu’elle a attrapé son « au cas où »..

Elle avait une pharmacie avec les remèdes pour tout.. pour la jaffe.. elle stockait toujours des trucs à becqueter d’avance.. sucre, farine, pommes de terre, riz, pâtes..

il est vrai que ses vingt ans elle les avait passés à  crever la dalle.. dans  Paname occupé..

Lazarett.. Kommandantur.. Ausweiss..  ah oui, à cette époque fallait des papiers pour sortir…

Elle m’a refilé  le virus.. moi aussi je suis « au cas où ».. même pour le bricolage..

Mo me ronchonne  « tu fais des stocks »  mais quand elle vient.. en me lâchant de sa petite voix..   « Je ne digère pas.. T’AS pas un truc »..

Ou penaude avec son appareil à traiter la vigne.. « regarde, je crois que c’est cassé là.. T’AS pas un truc »..

Oui,  dans ma Twingo  (et pas dans ma caisse américaine comme chantait Dick).. j’ai repensé à ces vieux médocs.. à ma mère..

à ces époques où je me suis foutu de la grippe de  Hong Kong  ou de la  grippe asiatique .. ou de petaouchnock.. insouciant et heureux le môme..

Punaise.. le coup de blues.. à se prendre un coup d’Elexir Parégorique sur un sucre..

Ça se vend encore parait-il.. mais c’est du dilué… !!!   de l’ersatz comme on disait en 40…

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Ah les chiens.. !!!  enfin il me reste le ti punch..

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Publié 18 octobre 2020 par Leodamgan dans Divertissement, Non classé, Prose à Marc

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