Archives de la catégorie ‘Aménagement et entretien au jardin d’ornement

Pont sur un torrent de pierres. Etape 2 : les pierres et les plantations.   38 comments

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On continue, il n’y a pas de raison de s’arrêter en si bon chemin.

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voilà le résultat.

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D’abord nous avons creusé le lit du torrent, normal.

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Ensuite, avec la terre extraite du lit, nous avons remanié les volumes de terre.

Un bon moyen de retenir la terre : une lame d’aluminium flexible.

Pour circuler sans se « gadouer » les pieds : des plaques d’opus incertum.

Les rosiers sous la pergola devenant un peu accrocheurs, plutôt que de tendre une ficelle pour réfréner leurs ardeurs,

nous avons cloué sur deux poteaux de la pergola un chevron et une planche à la même hauteur que ceux de la clôture

et peints de la même couleur bien sûr.

En haut à gauche, les plantes à larges feuilles sont de la consoude, un bon engrais naturel.

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Cette consoude (la plante à fleurs bleues) prend ses aises à l’époque de la floraison, en avril,

mais  reprend des proportions raisonnables une fois les tiges florales fanées coupées.

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Pour les pierres du torrent, nous avons récupéré celles d’un coin que nous voulions démonter, proche du bassin.

Il a fallu, non seulement récupérer les pierres mais les trier par taille (merci Françoise!).

On sèmera de la pelouse à cet endroit là.

Il y avait là deux petits conifères : un juniperus taillé en nuage qui rejoindra  un coin japonisant

et un thuya qui ira meubler les rives de notre torrent de pierres.

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Dans la nature, en montagne, les pierres s’entassent naturellement un peu partout surtout dans les torrents

mais chez nous, avec notre terrain argileux, les cailloux seraient vite enfouis dans la boue à l’occasion des pluies.

Alors nous avons triché.

Nous avons mis un film protecteur au fond du lit du torrent

et consolidé les parois avec des demi-rondins.

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On a d’abord placé les petits gravillons, puis les pierres de taille moyenne et enfin les grosses.

Et même du bois pétrifié qu’on avait depuis longtemps (on ne se refuse rien).

A chaque extrémité de ce « bras » de torrent on a fait une sorte d’auvent sous la passerelle  comme si l’eau s’enfuyait par là.

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Il était temps de meubler les rives.

Il se trouvait que j’avais un tas d’iris à diviser, alors j’en ai replanté  un peu partout.

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On a intégré le petit thuya récupéré lors du démontage de la zone de galets (voir plus haut).

Il a bénéficié d’un reste de gravillons pour être dans le ton.

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J’ai planté aussi une véronique (venue d’ailleurs) : c’est le petit arbuste rond qui ressemble à un conifère. Vous le voyez?

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Pour couvrir les pentes, un peu de sédum récupéré convient bien. Il va s’étoffer.

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Comme plante de « rive », le bergenia s’impose.  Il s’agit là de boutures plutôt que de rejets.

Donc les plantes garderont un aspect avachi quelque temps

mais elles redeviendront pimpantes pour le printemps prochain (avec des fleurs, j’espère!).

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J’ai propagé de l’helxine entre les pas  de pierre.

Certains trouvent cette plante excessivement envahissante, le fait est est qu’il y a de ça…

Il n’y a pas plus facile à propager.

On en arrache quelques poignées (en quantité QSP), on en plaque sur le sol arrosé jusqu’à être boueux et on tasse.

C’est inratable. A arroser par temps de canicule mais autrement aucun soin n’est nécessaire.

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C’est fini pour les plantations.

Mais on est en train de passer à autre chose en  ce moment…

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Pont sur un torrent de pierres. Etape 1 : la charpente   51 comments

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A construire soi-même, évidemment…

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Voici le résultat à ce stade.

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Auparavant, en avril, c’était assez fleuri.

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Mais le reste de l’année, c’était misérable après la floraison.

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Marc a fait un plan technique détaillé de ce qu’il comptait réaliser

ainsi qu’une évaluation du coût des matériaux nécessaires.

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La mise en œuvre a commencé le 4 juillet.

Afin de supporter un plancher, nous avons disposé des lambourdes sur des parpaings.

Le gros problème était la mise à niveau dans un plan horizontal:

creusement sous les parpaings, ajout de cales entre les les parpaings et les lambourdes jusqu’à obtenir une parfaite horizontalité.

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Ensuite, ce fut la couverture par des planches.

Le dessous des planches a été bitumé pour être protégé et disposé afin de sécher.

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Ensuite, nous avons planté les quatre poteaux du pont.

Là encore, le niveau à bulle est indispensable : pour assurer la verticalité des poteaux et pour que les sommets des poteaux  se trouvent dans un même plan horizontal.

Les supports métalliques des poteaux font environ 80 cm. Pour arriver à enfoncer complètement leur pointe, il a fallu bien arroser le sol.

la base des poteaux est bitumée avant d’être insérée dans les supports métalliques.

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Les planches sont vissées dans les lambourdes.

Il a fallu des vis particulières passées à la graisse pour le pont.

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On visse des lambourdes  aux poteaux du pont.  Il faut la grosse perceuse. L’assemblage se fera avec une tige filetée.

On prépare les traverses qui supporteront le plancher du pont : amincissement des extrémités et ponçage.

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Le bois assemblé jusque là est imbibé d’un saturateur teinté (en deux couches) pour le protéger.

Le pont étant assez haut par rapport à la passerelle de bois à droite, il y a une marche intermédiaire.

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Toutes les découpes de chevrons destinées aux assemblages ont été numérotées comme sur le plan.

On a fabriqué un motif décoratif pour les rambardes du pont, puis on l’a passé au saturateur.

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On s’occupe ensuite d’une clôture qui entourera l’ensemble déjà réalisé.

Elle sera constituée de poteaux verticaux et pour les rambardes : de chevrons et de planches.

L’extrémité des chevrons est découpée afin de s’adapter aux poteaux (elle sera bitumée ensuite).

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Les poteaux sont bitumés.

On commence par fixer les chevrons aux poteaux.

Le niveau à bulle est toujours obligatoire bien sûr.

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Les chevrons sont passés à la peinture rouge.

Ensuite on ajoute les planches au dessous.

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Les planches sont passées au bitume.

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Ensuite, ce sont des finitions:

boules de bois au dessus des poteaux du pont, chapeaux d’aluminium au dessus des autres poteaux.

les supports métalliques sont entourés d’un petit solin de béton.

Du joint protège l’intervalle entre les supports métalliques et les poteaux.

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Quelques vues d’ensemble après l’étape 1.

(à suivre).

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Un nouveau coin japonisant fait maison.   64 comments

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C’est un réaménagement conçu par Marc

mais nous avons œuvré tous les deux.

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Voilà le résultat à ce jour.

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Avant, c’était devenu comme ça  avec la végétation qui faisait ce qu’elle voulait

et une haie de thuyas déplumés du bas et envahis par du lierre.

Nous avons récupéré tout de même la sculpture en bas à gauche

et bien sûr les hostas et les fougères dans des grands pots

pour leur éviter le massacre pendant les travaux.

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Le  travail a commencé par du défrichage et la coupe des thuyas au ras du sol.

Le plus dur était d’extirper toutes les racines de bambous qui avaient colonisé l’espace.

Exaltant!

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Une fois qu’on y a vu un peu clair il a fallu s’occuper d’une grosse pierre mal placée.

Nous avons appelé à la rescousse notre tire-fort après l’avoir réparé

(il manifestait une certaine mauvaise volonté, mais en lui parlant gentiment…).

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l’espace central étant arasé, un talus peut être mis en forme sur le pourtour.

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L’idée était de réaliser un enclos en U avec des piquets et des planches disposées en quinconce de part et d’autre des piquets.

Nous avons récupéré la sculpture en la portant à deux, c’était lourd tout de même…

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Les planches sont passées au goudron,

(le noir c’est élégant).

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Les piquets sont coiffés de petits chapeaux d’aluminium pour les protéger des intempéries.

Nous avons fabriqué une rambarde à partir de bras d’échelle récupérés (un bois très dur)

et l’avons peinte en rouge basque.

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Nous avons débuté des plantations

(nous sommes dans un jardin après tout),

nous avons placé un érable dans l’angle derrière la grosse pierre

et plus bas, un thuya nain que nous essayons de tailler en nuage Niwaki.

Nous avons placé aussi des bordures de métal galvanisé entre le talus et l’espace central.

Ces bordures sont dentées et s’enfoncent facilement dans le sol.

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Nous avons pu planter à l’extérieur de l’enclos les hostas récupérés au début

et, à l’intérieur, les fougères qui patientaient dans leurs pots.

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Un film plastifié est placé sur l’espace central.

Une mini fontaine-pierre commence à être installée près du thuya.

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Sur le film plastique, nous avons étalé des gravillons blancs.

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La fontaine-pierre est faite maison. Voici la recette:

  • mettre un récipient non troué dans un trou de taille idoine et y placer une petite pompe,
  • mouler un bloc de ciment parallélépipédique teinté et pas trop lissé autour d’un tube métallique qui sera raccordé au tuyau de  la pompe,
  • mouler un cadre de ciment pour dissimuler les bords du récipient,
  • remplir le récipient d’eau,
  • placer une grille dans le cadre de ciment, la grille est trouée pour laisser passer le tube,
  • décorer avec des galets pour cacher la grille
  • mettre en route la pompe (oui il faut un cordon électrique) en réglant le jet de façon à ne pas perdre d’eau,
  • attendre que les mésanges viennent boire et prendre leur douche.

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Et on prend un peu de recul pour se rendre compte de l’effet produit à distance.

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Comment obtenir des agaves et des phormiums géants en 5 ans…   46 comments

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… dans une rocaille bâtie sur un tas de glaise.

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1-rocaille-agaves-phormium-2016.

Cela commence à devenir inquiétant en 2016 :

les agaves et le phormium deviennent d’année en année de plus en plus difficiles à abriter l’hiver,

ils prennent trop de hauteur et d’ampleur.

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2-agave-phormium-2016.

l’agave du fond (agave américana) est plus haut que moi avec mon 1m53,

quant au phormium, il dépasse les 2 mètres.

.3-rejetons.

Et non seulement l’agave grandit, mais il prolifère. Il n’arrête pas de faire des rejetons.

J’arrive à extirper ceux du bord mais pas ceux qui surgissent entre ses redoutables bords dentelés,

trop dangereux!

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4-oxalis-plumbago.

Pour la même raison, je ne peux pas désherber entre les feuilles des agaves.

L’oxalis me nargue de là dessous (à gauche).

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L’agave de droite (agave havardiana) est encore plus redoutable, les bords des feuilles valent des  rasoirs.

Il devient donc difficile de freiner l’expansion du plumbago larpentae à fleurs bleues

qui cherche à se réfugier entre ses feuilles,

.5-agaves-en-pot.

Les agaves en pot ne poussent guère pourtant.

On imagine mal leur comportement conquérant quand on les lâche en pleine nature.

.6-agaves-2011.

La rocaille a été faite en 2011.

On y a planté un assez grand agave qui végétait en pot depuis une cinquantaine d’années malgré nos rempotages.

Il faisait tout de même des rejetons qu’on récupérait et dont on a planté les plus grands à côté de lui.

On a eu peur que la plantation ne fonctionne pas car, bizarrement, il n’avait presque pas de racines.

La rocaille a été construite sur un tas de glaise auquel on a essayé d’ajouter un peu de terre et qu’on a recouvert de sable.

On avait planté à proximité un phormium de taille raisonnable..

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7-agaves-2012.

En 2012, nous étions contents, l’agave avait repris du poil de la bête.

C’était encore assez propret, on y voyait clair.

Au premier plan il y avait alors une euphorbe panachée qui a quitté ce monde cruel en 2016.

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8-agaves-2013.

En 2013, les plantes s’étoffent, surtout le phormium qui semble adorer la glaise.

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9-agaves-2014.

en 2014, ça devient sérieux. On ne passe plus entre le grand agave et le phormium, ou alors aïe!

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10-agaves-2015.

En 2015, ça se corse… Le phormium renforce ses visées expansionnistes

et les agaves menacent le passage dans l’escalier.

Mais pour l’instant, on passe toujours. Et en 2016 aussi.

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Ceci étant,

si vous êtes intéressés par des rejetons

nous pouvons vous en fournir sans problème!

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Ajout de barrières décoratives au jardin.   54 comments

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Il s’agissait d’avoir des barrières assorties à notre coin zen.

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0 Fin.

Voici le résultat final.

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Le gros tronc d’arbre qu’on voit gêne la vue, certes,

mais Marc pense qu’on doit le garder comme paratonnerre

car c’est l’arbre le plus haut du jardin, un cèdre de l’Himalaya (ou cedrus deodara)

censé atteindre 50 mètres de haut

(mais celui là est tout jeune, il a une trentaine d’années).

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1 Avant travaux.

C’était avant.

La pergola était complètement pourrie même s’il n’y parait pas sur la photo

et devenait dangereuse.

La barrière également.

Tout cela a été confié au service municipal des encombrants.

.2 Démolition.

Il restait de quoi démolir car le passage en planches comportait de nombreux éléments pourris

y compris une partie des planches et des poutres de soutènement.

Donc une partie des éléments de soutènement a été remplacée

et copieusement bitumée pour lutter contre l’humidité.

.3 Cadre.

Nous avons ensuite posé les cadres de la barrière,  constitués de chevrons 7/7 cm.

Les poteaux et les chevrons horizontaux sont assemblés avec de larges équerres.

Le cadre est bitumé en attendant la suite des évènements.

.4 Motif.

Un motif décoratif est constitué de morceaux de lambourdes assemblés par collage et vissage.

Ce motif est répété sur la longueur de la barrière.

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L’instrument qui permet de couper avec précision les morceaux de lambourde est une scie à onglets.

Elle me fait peur de même que la scie circulaire qu’on manie à la main.

Je suis contente quand on a fini de s’en servir.

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On a fait une pause dans la fabrication des motifs décoratifs

pour finir de remplacer les planches pourries du passage.

.5 Retour.

On a fini la barrière avec un retour le long des marches.

Les poteaux sont placés dans des supports en aluminium profondément enfoncés dans le sol.

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Un point sur lequel il faut insister, c’est le rôle primordial du niveau à bulle

tout au long des travaux pour contrôler l’horizontalité ou la verticalité des éléments de la barrière.

.6 Goudron.

Bon, ensuite, on passe tout au bitume.

C’est moi qui m’en suis chargée.

.7 Bananier.

Mais le petit retour semblait bien vide.

Nous avons donc foncé à notre jardinerie habituelle

pour acquérir un bananier

(et aussi un eucalyptus, mais c’est pour un autre endroit).

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Il n’était pas cher.

Nous le protègerons en hiver

on verra bien ce qu’il deviendra…

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Comment nous avons débuté notre coin zen   66 comments

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au printemps 2016.

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0 Etat en cours.

nous en sommes là de nos travaux.

.0a Avant Zen.

Le style du talus était quelque peu différent avant.

.1 rocaille.

Après avoir redressé une énorme pierre à l’aide d’un tire-fort et fait le ménage par le vide,

nous avons entrepris de remodeler le talus et de commencer une rocaille

avec les plus grosses autres pierres que nous avions.

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Malgré le système de portage à deux imaginé,

la pierre de la dernière photo était si lourde que je ne pensais pas arriver à la soulever de mon côté.

.2 Bambous.

A cause de la proximité des bambous,

nous avons extirpé quelques brouettes de rhizomes.

Le film anti-bambous ajouté ensuite ne sera pas du luxe

car ils reviennent toujours!

.3 bac bassin.

Il était prévu un bassin.

Nous avons acheté pour cela un grand bac idoine.

Evidemment, il a fallu creuser  en affrontant des racines aussi diverses et variées qu’hostiles à notre projet.

Il a fallu veiller aussi à l’horizontalité du bac car la vue de l’eau de niveau dans un récipient en biais est susceptible de donner le mal de mer.

Ce qui a nécessité de creuser et recreuser jusqu’à avoir un fond bien horizontal.

.4 Petite maison.

De l’autre côté de l’allée, il y avait de quoi faire aussi.

Avant (en haut à gauche), il y avait un laurier-tin sans grand intérêt que nous avons déraciné.

La balustrade sur la terrasse en bois devenant assez pourrie, nous l’avons démontée.

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Enfin, nous avons planté  : des bambous à tiges noires, un érable « Orange dream » (qui devient orange en automne),

et un farfugium giganteum : c’est la plante à feuilles rondes en bas à droite qui est censée devenir un couvre-sol persistant.

Il y a aussi un « Rheum palmatum » (rhubarbe géante) qui n’est pas encore sur la photo.

.5 Plantation talus1.

Revenons au talus :

nous avons commencé par la plantation d’un cyprès taillé « en nuages ».

Le pot, trop lourd a dû être transporté dans une sorte de brancard.

Pour dégager la motte, il a fallu découper le conteneur au disque à tronçonner.

Ensuite, nous avons procédé à la plantation des érables à feuillage pourpre (« Dissectum garnet »).

Les plantes plus petites ont été disposées au mieux.

.5 Plantation talus2.

Nous avons examiné la disposition des plantes sous tous les angles avant de planter.

Il y a : des heuchères, achetées ou récupérées dans le jardin, des conifères nains de Corée,

un « bambou sacré » (ou « Nandina firepower ») et des sarcococcas tous récupérés au jardin

et une graminée dorée « Hachonechloa macra Aureola » (en toute simplicité).

.7 Monolithes.

Nous avons acheté des traverses épaisses en ardoise.

Certaines nous ont servi de « monolithes » décoratifs verticaux

.8 cadre bassin.

et les autres ont permis d’habiller les bords du bac en plastique.

.9 Déversoir.

Le déversoir est fait « maison »,

moulé en béton teinté dans la masse, pour être assorti aux bordures en ardoise.

.10 couverture.

Sur un film géotextile gris, nous avons épandu des galets de granit et d’ardoise

pour couvrir le sol autour du bassin et disposé quelques galets de tailles diverses.

.11 Mise en eau.

Nous avons testé le déversoir avec la mise en eau du bassin. Il est bien horizontal.

Le circuit de la petite cascade est assuré par une mini-pompe cachée dans le bassin.

Mais elle s’encrasse vite, nous allons peut-être devoir la changer.

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Voilà… Mais ce n’est pas fini!

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Tire-fort   56 comments

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Je dois admettre que ça m’a laissé pantois..

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Il m’aura fallu atteindre l’âge avancé de 70 ans passés, pour utiliser et,  par voie de conséquence, découvrir le « Tire-Fort »..

Comme son nom l’indique, mazette, ça tire fort.. Ça relève du miracle ce truc..

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Pierre couchée 1.

Dans le cadre de nos travaux de jardin, façon j’en refais un bon coin, qui  est moche.. nous avons opté  de donner un petit air Japon.. histoire de  jouer Madame Butterfly..  drapés dans des kimonos en soie.. avec des pompes en bois aux pieds.. bien sûr quand la température sera redevenue plus humaine..

Ce qui  n’est pas pour tout de suite.. vu que le trio infernal : Servais, Pancrace et Mamert (pas le mec à moustache qui ronchonne.. un autre..) nous attend histoire de  nous geler les choses de la vie alors qu’avril étant passé on aurait tout loisir de se défiler..

Bon, revenons à nos pavetons.. dans le cadre de la réorganisation.. et de la modernisation.. nous avons décidé d’adopter enfin des réformes structurelles indispensables.. ah.. je m’égare..

En l’occurrence.. une énorme pierre.. que la pelleteuse lusitanienne avait déterrée.. lors de la construction des fondations.. ce  bloc était resté là.. et nous avions fait avec.. construisant notre jardin autour.. un peu déplacé et relevé un gros bloc.. d’un bon mètre de long.. par cinquante centimètres de large..

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Pierre couchée 2.

Va savoir quelle mouche.. tsitt tsitt nous a piqués.. ou bien est-ce la conséquence logique de notre  intégration.. voire réelle  assimilation Bretonne.. nous avons décidé que cette pierre couchée.. devait devenir une pierre dressée.. (men hir.. dans le texte).

Parce que bon.. nos ancêtres.. en peaux de  bêtes.. musculeux comme Schwartzy.. quand il nous faisait le coup du barbare.. étaient parvenus.. va savoir comment.. à  dresser et aligner des cailloux gros comme des 4X4.. histoire de montrer aux dieux que bon.. fallait compter avec eux..

Avec pas grand-chose.. ils  ont levé des tonnes.. deux vieux citadins avec des  outils modernes devraient donc arriver à dresser une dent de lait de 200 ou 300kg..

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Pierre levée (3).

J’avais donc un beau levier avec une barre à mine.. mais passer de l’inclinaison de quelques degrés.. à la verticale.. comme disait mon père.. c’est une autre paire de manches..

Et me vint l’idée du tire-fort..

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Tire-fort (3).

Une commande chez un fournisseur qui n’a sans doute d’écologique (un  grand fleuve d’Amérique du sud) que le nom. Deux jours après.. contre la modique somme de 38,50 euros.. zoup.. le bazar est arrivé.. une notice épaisse comme un annuaire.. vu qu’il y avait l’explication.. en  pas mal de langues qui me sont étrangères.. et dont objectivement.. je n’ai cure.. comme dit l’abbé..

Me voilà en possession de l’outil.. inventé par un français.. en 1929..  monsieur Faure.. (Félix.. ou Roch.. pardon.. je ne sais pas)

Ce matin.. avec Mo.. vu que nous partageons les mêmes expériences et autres  innovations depuis presque un demi siècle.. nous avions planifié l’opération.

J’avais un peu réfléchi à la mise en œuvre.. un bout attaché au tronc du pin d’Himalaya.. (un merdier d’arbre qui ne fait que  monter vers le ciel..)  va me permettre  d’arrimer le tire fort..

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Pierre levée (4).

Une élingue passée sous la pierre après l’avoir soulevée un peu avec le levier..

on a un peu creusé  au cul de la pierre histoire de lui fournir un réceptacle.. façon  coquetier pour gros œuf..

Avec Mo.. comme je l’imagine pour beaucoup de  gens qui partagent durant des années.. nous n’avons  plus besoin de parler.. c’est comme si chacun lisait dans les pensées de l’autre.. en plus c’est  le plus souvent vain.. vu que nous pensons la même chose..

Mo a pris des photos.. pour son blog.. Elle m’a regardé.. posé l’appareil..  je lui ai demandé de  faire un peu levier en s’appuyant  le plus possible.. mais en restant loin du  bloc.. et de l’autre coté j’ai commencé à actionner le levier du tire fort..

Je pensais devoir utiliser une force primitive.. ancestrale.. primaire….. mais non.. le câble d’acier était tendu.. c’était un peu dur.. mais sans plus.. le  petit bruit du cliquet.. rien d’autre..

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Tire-fort (1).

La  pierre doucement s’est levée.. doucement.. la cuvette que nous avions  creusée faisait son office.. au bout d’un moment Mo m’a dit.. mon levier touche le sol.. effectivement.. la pierre était encore inclinée.. mais le levier ne servait plus à rien..

On a débarrassé et j’ai continué mon cliquet..  je suis arrivé en limite du câble.. la pierre  n’était pas dressée.. mais presque alors  je me suis dit que peut-être.. comme au temps où je portais le numéro 3.. à droite à la mêlée au rugby .. je me suis appuyé sur la pierre.. et j’ai poussé.. doucement.. fallait pas qu’elle retombe de l’autre coté..

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Pierre levée (5).

Et pile.. elle s’est calée dans le trou.. presque droite.. J’ai lâché.. me suis reculé..

J’ai regardé Mo.. on s’est souri…. c’est bien a-t-elle dit doucement….

Voilà.. je  peux garantir que je n’ai aucun lien de parenté avec Monsieur Faure.. était il un cousin de celui  qui..?   vous savez celui  qui n’avait plus sa connaissance.. certes il y a le coté  « tirer » ..  étrange ce  rapprochement de vocabulaire.. mais je m’égrillarde.. et ne voudrais pas après un tel exploit tomber dans le graveleux..  transformer mon billet en article de ces journaux spécialisés.. ceux aux grandes pages vertes  de ma jeunesse..

Voilà.. une  bien  belle expérience.. une bien belle invention..

En épilogue:  allez on se lâche comme durant les entractes de  mon enfance..

Pour tirer fort.. pensez à Monsieur Faure.. j’évite le Faure c’est fort… déjà pris..

Jean Mineur Publicité Balzac zéro zéro un..

Pour les photos.. une seule adresse.. le blog de Mo..!!

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Marc

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PS : je laisse à Marc la responsabilité de sa pub pour mon blog. Mais non, il n’y a pas entente illégale ni conflit d’intérêt.

Mo

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