Nos fleurettes au jardin en février 2021   78 comments

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Avec le redoux, on voit arriver quelques  nouvelles en plus de certaines de janvier qui restent.

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bergenia, bruyère blanche

bruyère rose, chèvrefeuille arbustif,

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euphorbe, hellébore blanche,

hellébore pourpre, jonquille,

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perce-neige, primevère,

romarin, sarcococca.

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Ce n’est pas énorme

mais j’ai bien confiance en mars!

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Publié le 28 février 2021 par Leodamgan dans Non classé

Fiches de culture pour mes graines de fleurs.   94 comments

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Cette année c’est du sérieux, je vais m’appliquer.

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Ce sont les graines données par Mimi dont j’ai parlé dans mon billet précédent.

J’ai recherché les conseils de culture sur internet.

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Aconit carmichaellii

  • Les semis sont possibles (après stratification, c’est-à-dire passage au froid au préalable) mais les résultats sont très aléatoires.
  • Les graines se récoltent à l’automne, se gardent au frigo en hiver et se sèment au printemps, sous châssis froid.
  • Repiquer en godet ou en pépinière dès que les plantules sont assez solides pour être arrachées.
  • Mettre les godets en place à l’automne dans un trou rempli de mélange à parts égales de terre et de terreau.

 

Aster white ladies

  • Remplir des petits pots de terreau spécial pour semis. Les pots doivent faire entre 7 et 10 cm de profondeur.
  • Semer les graines. Placer une graine dans chaque pot. Enfoncer la graine dans le sol jusqu’à ce qu’elle soit à une profondeur comprise entre 2 et 3 cm. Recouvrir légèrement de terreau le trou fait en enfonçant la graine dans le terreau.
  • Installer les pots au soleil à l’intérieur. Attendre que les semis lèvent avant de mettre les asters dehors.
  • Pour la plantation : les asters prospèrent dans des endroits qui reçoivent la lumière directe ou la lumière partielle du soleil. Le sol peut être riche ou de qualité moyenne, mais il doit bien drainer l’eau.

     

Calendula snow princess

calendula strawberry

Le souci (calendula) se sème en avril et mai directement en place.

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Dianthus superbus

  • Semer en terrine, barquettes ou pots remplis d’un terreau spécial semis, bien drainé. Les graines doivent être à peine recouvertes de terreau.  Maintenir une température optimale de 18 à 20°C. La germination prend habituellement 14 à 30 jours. Maintenir à la lumière, car cela favorise la germination. Garder la surface du terreau humide, mais pas gorgée d’eau.
  • Repiquer les jeunes plants lorsqu’ils sont assez grands pour être manipulés, dans des pots individuels de 8 cm de diamètre. Acclimater progressivement les jeunes plants aux conditions extérieures.
  • Mettre en place en respectant une distance de 23 cm entre chaque plant, une fois que les gelées sont passées.

 

Geum cosmopolitan

  • Semer les graines récoltées au printemps, sous abri dès février ou en plein air dès fin avril. Vernaliser au préalable les graines récoltées en automne en les exposant au moins un mois entre 1 et 4 °C.
  • Semer ensuite en terrine sur un terreau fin spécial et conserver à une température supérieure ou égale à 18/20 °C.
  • Les plantules sortiront au bout de 3 semaines et seront transplantables au bout de 2 mois environ après le semis.

 

Monarde Scorpion

Le semis s’effectue au printemps, entre avril et juin, à partir de graines, du commerce ou issues de fleurs séchées.

  • Semer finement en terrine dans un terreau « spécial semis ».
  • Arroser finement, sans détremper le substrat.
  • Repiquer au stade de 4-5 feuilles en godets individuels.
  • Attendre le début de l’automne pour les installer à leur emplacement définitif.

Tagete Ivory

Entre février et avril, procéder à des semis sous abri en terrine à environ 20°C tandis qu’à partir de mai, ou mi-mai  on peut faire des semis en pleine terre.

 

Zinnia lilliput salmon

Pour les semis précoces, en mars/avril,

  • placer quelques graines dans des godets, légèrement recouvertes de terreau.
  • Tasser modérément et arrosez, et placer les godets au chaud (au moins 20°C) pour favoriser le démarrage

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Ce n’est pas gagné pour toutes les graines.

Déjà, je retiens que je dois mettre au frigo les graines d’aconit et de geum

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Il y a juste un souci : il va falloir jongler avec les dates des séjours bretons (s’il n’y a pas de confinement…) car nous n’avons personne pour arroser en notre absence…

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Publié le 21 février 2021 par Leodamgan dans Non classé, Semis et plantations ornementaux

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Etat des lieux des graines de légumes et de fleurs   94 comments

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Pour les fleurs,

il ne me reste de l’an dernier que des graines de pavots d’Orient.

Il est vrai que j’ai des fleurs qui se ressèment toutes seules en place:

giroflées, coquelourdes, amarantes, oenothères biennis, impatiens Balfouri.

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Mais Mimi, une copine de blog:   http://mimi1931b.canalblog.com/  m’a envoyé des graines de son jardin :

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calendula « Strawberry », dianthus superbus,

geum « Cosmopolitan », monarde « Scorpion »

tagette « Ivory », zinnia « Liliput salmon »

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je n’achèterai pas de graines de fleurs pour 2021 à priori.

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Il me reste  pas mal de paquets de légumes entiers

car je n’ai rien pu semer l’an dernier avec la mauvaise terre qu’on m’a livrée:

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carottes, haricots nains à écosser,

laitue Appia, Laitue de Milan,

laitue blonde, mâche verte,

radis noir, radis rouges.

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Je vais acheter :

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basilic, betteraves rouges,

navets « boule d’or », ciboulette,

épinards, haricots verts,

navets violets, persil.

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Bon, il n’y aura plus qu’à semer, en avril/mai,

c’est comme si c’était fait…

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Publié le 13 février 2021 par Leodamgan dans Non classé, Semis et plantations ornementaux

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Qu’allons nous faire au jardin en février 2021…   102 comments

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…a commencer par ce que nous n’avons pas fait en janvier

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Junipérus après la taille « en nuage »

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DESHERBER  eh oui, ce n’est jamais fini…

COUPER les rejets de bambous qui sortent un peu partout et les tiges fanées des plantes vivaces.

RECENSER les graines de fleurs et légumes qui restent et ce qui va manquer pour les futurs semis.

TAILLER en fin de mois la vigne et les pommiers

METTRE DE L’ENGRAIS aux groseilliers, framboisiers et cassissiers

FAIRE BECHER le potager et rentrer une vraie terre maraichère.

RECOLTER des topinambours

TRAITER les pommiers aux huiles d’hiver

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A condition, bien sûr, qu’il cesse un peu de pleuvoir…

Et qu’il ne fasse pas trop froid…

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Publié le 7 février 2021 par Leodamgan dans Agenda, Non classé

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Le trésor de ma maman   134 comments

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Ma mère possédait un trésor…

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un trésor qui se transmettait de filles en filles..  d’épouse en épouse.. de mère en mère..

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Une  machine à coudre Singer..

Si j’en juge par les caractéristiques et les photos trouvées sur Internet elle devait dater des années 1910.. Ce qui pourrait coller avec mon arrière grand mère qui  servait chez les bourgeois, comme on disait, et qui faisait des travaux de couture.. En tout cas c’était le trésor.. son trésor. Elle en brossait régulièrement les pieds tourmentés en fonte noire.. astiquait le coffre  en bois qui protégeait l’instrument  et se lamentait d’avoir perdu la poignée du tiroir.

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A cette époque, la seule soie dans laquelle on pouvait se  soulager était celle des patrons du « Petit Echo de la Mode ».. et encore.. Mon grand père qui devait souffrir d’une délicatesse qui  n’était  sans doute pas sans fondement, exigeait qu’on lui apportât ces précieux morceaux de soie car son royal derche ne supportait pas le papier journal..  donc  je n’ai jamais pu expérimenter ce plaisir indicible de la réussite. (je ne connaissais pas la Rolex et la limite d’âge associée).

Ce petit journal fournissait à ma mère  l’occasion de montrer  son talent :  « Premier prix d’éducation ménagère du canton me lâchait elle  à chaque fois  en riant.. ».  Et donc elle faisait ses créations à partir des patrons  de soie que ce journal proposait à chaque parution. De toute façon, avant son crépuscule, je n’ai jamais vu ma mère assise à ne rien faire..   jamais.. la pauvre.. au mieux elle tricotait.

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Sur la grande table en  bois recouverte d’une toile cirée de la cuisine.. on sortait  « la boite à couture »  avec les  aiguilles,  la craie plate,  et cette énorme paire de ciseaux  que je pouvais juste effleurer des yeux  et qui faisait chanter la table et le tissu quand ma  mère.. appliquée, sérieuse..  sa mèche sur le front  suivait le tracé crayeux.. « crout crout »  .. ça résonnait sur la table.. « crout crout »..

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Ensuite venait le bâti.. c’est presque la pièce.. mais pas encore.. c’est cousu à gros points.. lâches.. fragiles.. Mais ça permet de se rendre compte..

Quand la pièce  était jugée digne de passer à la phase suivante, on sortait la machine.. ma mère cherchait  dans la boite le fil qui correspondait au tissu..  elle me  levait un regard  interrogateur en posant le bobineau sur le tissu.. voir ? j’acquiesçais..

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Navette

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Ensuite j’avais droit à préparer la navette.. mettre le  petit support  entre les deux pointes..  passer le fil de la bobine  dans l’œilleton et ensuite pédaler, un pied en haut à  gauche  sur le plateau.. l’autre en bas.. Et  pédaler, pédaler.. le petit bras circule dans un sens et dans l’autre guidant le fil de façon régulière.. pas trop le  remplir.. mais suffisamment.. puis  placer ce  petit cylindre dans la navette.. un truc bizarre qui me faisait penser à un suppositoire en métal.. pourvu de fentes ..

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Y passer le fil.. mettre le tout dans le réceptacle sous l’aiguille.. Placer la bobine  sur son  support.. faire cheminer le fil dans les différents  trous.. bras.. puis.. après l’avoir humecté du bout des lèvres, le passer dans le chas de l’aiguille.. Pas facile.. petit le trou.. gros le fil.. Tirer un peu.. en haut..  en bas sur celui de la navette..

Tout cela réalisé..ma mère s’installait tel un pilote d’avion.. vérifier le tissu.. poser à plat sur les petits crans d’avancement..  abaisser le pied de biche..  caler les pieds sur le plateau…  on pose  doucement la main sur le volant au bout de la machine..

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Un petit coup d’élan..   la courroie en cuir se tend…et « rrrraaaaa  tacttttt »  c’est parti..  il faut  surveiller.. guider.. le tissu avance.. vite.. la bobine danse sur son axe…  « rrraaaa »  on avance..  on pourrait en faire des mètres..  il faut  que ce soit régulier.. bien suivre le bâti..  les morceaux cousus.. on tire un peu.. « rrrrrrrrrrrrr » et on coupe les deux fils.. « Ahhh non.. avec des petits ciseaux.. pas les gros… »

Elle nous en a fait des choses avec sa machine notre Maman..

Quand mon père nous a quitté à son tour, et que j’ai dû  faire   les démarches.. pour calculer les taxes et autres prélèvements, le notaire nous a évalué un forfait mobilier  énorme..   je ne me souviens plus mais mes pauvres parents n’ont jamais eu en mobilier la somme indiquée.. loin de là.

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Le buffet Henri II de ma grand mère ou une chambre à coucher de chez Levitan  (des meubles garantis pour longtemps)  bref, à son grand désarroi au notaire, j’ai demandé un expert pour estimation.. faut payer bien sûr.. mais au moins..

Ayant dédaigné le buffet Henri II ..  qui ne vaut rien… je pensais l’entendre s’exclamer devant la machine à coudre.. « 5 ou 10  euros » l’a-t-il estimée..  eh oui.. le trésor de ma mère.. ne valait rien.. hormis  l’affectif.. ce qu’il représentait .. le vecu.. rien, nada.. que dalle.. roupies de sansonnet.

Ma sœur qui vit de l’autre coté de l’Atlantique m’a demandé de  lui expédier la machine.. là, par contre.. c’est pas donné..

J’ai démonté avec soin la machine.. j’ai tout bien mis dans un  carton spécial (les US ne veulent pas de caisses en bois.. ils nous ont filé le feu bactérien dans un sens.. alors pas de réciprocité ) .. Et j’ai expédié.   Le trésor de notre Maman est donc là-bas.. en Caroline du sud..

Avec elle, les souvenirs, les images, Mo m’a demandé de  faire un petit texte, alors je pioche dans mes souvenirs.

C’est étrange, mais plus on vieillit plus les souvenirs anciens  reviennent à la surface, des  choses simples.. vécues par beaucoup.. rien d’extraordinaire. Les objets s’y mettent..  ils veulent leur part .. Si cette machine pouvait parler.. depuis qu’elle a quitté l’usine.. elle a dû en entendre des choses.. en subir.. Des belles et des moins belles..

Moi, c’est ma Maman, penchée sur la  machine.. la petite mèche s’échappant de la  petite pointe de cheveux qui descendait sur son front ..   se relevant  toute fière de  sa  couture  qu’elle tendait à bout de  bras.. pour savourer..

Allez bon..  reviens  mon  gars..   pas mollir.. va regarder le rugby..

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Marc

PS : contrairement à ce que pensent les Américains, ce n’est pas Singer qui a inventé la machine à coudre, mais un Français nommé Thimonnier en 1830

 

Publié le 19 janvier 2021 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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