Help?   76 comments

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D’ordinaire, je fais mon blog le dimanche…  mais là..  ma flemme, alliée  aux préparatifs  du retour de Bretagne.. sans parler des  reliquats d’une  très belle intoxication suite à une saloperie de moule qui s’était immiscée dans un bon repas moules/frites.. destinés à raviver mes gênes ch’ti.. J’ai même de la fièvre mais pas vraiment la fièvre créatrice…

Bref  je rédige  avec l’aide de mon bon époux. mon billet un mardi..

Départ hier matin de la gare d’Auray.. (An Alre pour les bretonnants..), arrivée  début après midi gare Montparnasse qui selon Marc a cessé il y a bien longtemps d’être le quartier Breton de Paname.. même s’il reste encore quelques  points d’ancrage..

Le pauvre quand il revoit son Paname..  du coin de l’œil je le vois souffrir  quand il constate ce qu’est devenu son village natal…

Donc tout ça pour dire que je m’y colle un mardi.. Et ce blog exceptionnellement est un appel à l’aide. à vos connaissances… à vos compétences en jardinerie..  en un mot à vos pouces verts….

On a nettoyé un coin du jardin.. juste à coté de notre nouveau coin zen.. et je voudrais profiter de cet espace pour y planter…

Les spécifications sont les suivantes..  c’est un coin un peu ombragé, au sol     meuble sans être humide.. 

 Bordé de  bambous d’un coté (frontière du coin zen) et de rosiers  sur les  deux autres, le dernier côté étant l’allée..

Il faut des plantes ou arbustes, qui augurent  du coin japonisant.. (azalées, camélias, hortensias , pivoines, osmanthes.. ??),   

Marc  m’a dit  « et une gunnera »..

C’est fou ce besoin qu’il a de toujours vouloir des plantes exotiques..  soit il tombe dans la jungle avec du luxuriant  et des  feuilles larges comme  des parapluies, bien sûr qui gèlent en hiver..  soit il sombre dans le désert aride… avec ses yuccas , agaves ou autres plantes qui piquent..

En fait je ne sais pas trop, il faudrait un beau feuillage, des fleurs,  parfumées de  préférence,  avec une allure  compatible  avec  le coté  japonais..   des plantes qui ne gèlent pas.. qui me fassent un beau massif qu’on prenne plaisir à longer..

Comme on pourrait dire, je suis en pleine expectative..   j’en ai à revendre  de  l’expectative…  même à en donner..

Bien sûr j’ai quelques idées, mais la consultation du peuple est à la mode..     

Sans créer un comité..  c’est aussi à la mode, votre avis me sera précieux..  soit il me confortera  dans mes supputations, soit j’y trouverai des suggestions auxquelles je n’avais pas songé…

Publié le 20 septembre 2022 par Leodamgan dans Non classé

J’irai cracher sur ta tombe   73 comments

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Encore une rediffusion, de Mo cette fois. Suite à une expédition en Bourgogne pour étoffer notre cave avec des vins du crû…

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Claude Vougeot, commissaire de police basé en Côte d’or, s’offrait une petite sieste au bureau après avoir tapé le carton avec ses subordonnés à l’heure de l’apéritif et consommé un déjeuner aussi copieux qu’honorablement arrosé des vins du crû.

Soudain, la sonnerie du téléphone le réveilla sans égards pour l’état de béatitude dans lequel il était plongé.

Le profanateur de sieste n’était autre que Julien Asse, directeur régional de la police judiciaire qui s’inquiétait de la disparition de Fernand Vergelesses, un ami intime qui appartenait au même club privé que lui, club dans le cadre duquel on échangeait des points de vue d’ordre encore plus privé.

Son ami avait déjà séché deux réunions mensuelles du club sans fournir d’explications et n’avait donné aucun autre signe de vie.

Claude Vougeot, son meilleur limier quand il n’était pas occupé à déguster les vins de Bourgogne, fut chargé de mener discrètement une enquête officieuse dans le domaine viticole de ce Fernand Vergelesses,  gros négociant-vigneron-récoltant-éleveur dans la côte d’or.

Pour ce faire, il se présenta comme un intermédiaire exclusif chargé de négocier une énorme commande de vins hors de prix pour un marché asiatique.

Compte tenu de cette circonstance exceptionnelle, et Fernand Vergelesses semblant absent, le commissaire fut reçu par Geoffrey Chambertin lui-même, beau-fils de Fernand, qui le présenta avec empressement au reste de la famille.

Il y avait là : Yvonne Romanée, épouse de Fernand, qui avait conservé son nom de jeune fille,

Geoffrey Chambertin (déjà présenté) , fils d’un premier lit de Yvonne Romanée,

et Alix Corton-Maltese, fiancée de Geoffrey.

Outre les proches de Fernand, le jardinier Beppo Mare logeait au domaine.

Claude Vougeot, connaissait  ces gens par ouï-dire.  Les ragots allaient même bon train.

Geoffrey, le beau-fils aurait un point de vue beaucoup plus financier que son beau-père sur la culture de la vigne, il rongerait son frein en attendant de lui succéder.

Sa fiancée Alix, italienne à la plastique somptueuse et à la réputation sulfureuse, le mènerait par le bout du nez et serait extrêmement désireuse de l’aider à dilapider son héritage.

Elle aurait par ailleurs de suspectes relations avec Beppo Mare, le beau jardinier (italien lui aussi), amateur d’amour et de vin mais ne possédant pas un fifrelin.

A la cave, tout en appréciant la robe, la cuisse, le parfum, l’attaque,  le tanin, la longueur en bouche, la remontée… des vins du domaine,  le commissaire Vougeot se sentait titillé (en outre) par une association d’idées qu’il avait autant de mal à éclaircir  que la note fruitée du grand crû qu’il dégustait expertement à cet instant précis.

Quand Geoffrey Chambertin l’avait accueilli à la porte, il tenait encore à la main le livre qu’il lisait :

« J’irai cracher sur vos tombes » de Vernon Sullivan.

« Cracher »… Cracher?… Crachoir?

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Instinctivement, Claude Vougeot fixa le crachoir qu’il utilisait d’ailleurs en ce moment.

C’était un gros tonneau qui en faisait office.

Le couvercle percé d’un entonnoir en cuivre avait un tour plus clair que le reste comme si on l’avait récemment ôté puis mal replacé.

Sans réfléchir, le commissaire retira le couvercle.

Il vit flotter, sur la vineuse  et expectoreuse  surface, une perruque.

Il plongea la main dans le mélange et souleva la tête colorée mais parfaitement conservée  par le tanin de vins un peu jeunes, de Fernand Vergelesses.

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« Encore une affaire résolue » pensa-t-il,

tout en déterminant enfin la note fruitée du grand crû :

du cassis!

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Mo

Publié le 11 septembre 2022 par Leodamgan dans Non classé

Adeline Cook   74 comments

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C’est un article de Marc publié le 14 janvier 2013.

Certains de nos lecteurs sont partis depuis et d’autres sont arrivés. Désolés pour ceux qui l’ont déjà lu mais l’été étant la saison des rediffusions j’espère qu’ils nous pardonneront… 😉

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Alice Cook

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Je m’appelle Alice Adeline Cook et je suis née à Jay Creek .. Territoires du nord.. En 1898.. Je crois.. En avril … Enfin c’est ce que m’a dit Grand’Ma…

Mon père  est mort quand j’avais 8 ans, écrasé par une poutre quand la galerie où il creusait s’est effondrée..  Saloperie d’opale.. Pas mal de mecs y ont laissé leur peau. Je me souviens  quand ses camarades l’ont ramené allongé sur une porte.. Maman a poussé un  grand cri..  Il était là tout pâle.. un peu de sang au coin de la bouche.. Grand ‘Ma m’a prise dans ses bras..

j’aimais bien être dans les bras de grand’Ma.. C’était tout  doux, tout chaud et parfumé au savon de chez Turner l’épicier d’Alice Spring.

C’est après que les choses ont changé..  Grand ‘Ma nous a quitté.. Et beaucoup d’hommes venaient voir maman  quand les après-midi étaient étouffantes et que cette foutue poussière rouge soulevée en tourbillons nous desséchait le gosier.

Elle me disait de jouer dans la cour avec le chien et qu’elle allait se reposer un peu pendant que le monsieur lui lirait le journal..  Je pensais alors que les nouvelles devaient être  extraordinaires car elle poussait des petits cris.. C’est un peu plus tard que j’ai compris.

Je suis dans cette geôle pourrie depuis trois jours, parait que je dois voir le juge pour homicide qu’ils ont dit, je ne sais pas ce que c’est, mais ça a l’air grave, je les entend chuchoter dans le couloir, et passer me reluquer vu que ma robe a quand même été bien déchirée quand ils m’ont arrêtée.

Ça doit être à cause de ce connard de caissier qui s’est mis à gueuler et faire un foin de tous les diables quand Rob lui a demandé la caisse. J’ai fait comme Rob m’avait dit, je fais toujours comme Rob y dit,   j’ai tiré pour faire du bruit avec le vieux Colt Frontier qu’il m’avait mis entre les mains au cas où .. Pour impressionner. Ça a été efficace car  le caissier a fermé sa grande gueule  et il est devenu tout mou avant de s’asseoir part terre en se pissant dessus.

Cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve, j’étais dans une maison pas en bois avec des meubles comme j’ai jamais vu et y’avait un gars qui regardait ma photo dans une boîte avec des fils, c’était lumineux, et y changeait de photos juste en regardant.

P’têt que c’est une image du paradis, mais ça m’étonnerait qu’j’y aille vu qu’y parait que le bon dieu il aime pas quand on  a plusieurs hommes en même temps.. Vu que moi j’ai Rob et Tom et que ça me va bien.

C’est vrai que j’ai toujours aimé les hommes. Quand maman se faisait faire la lecture, moi, je partais jouer avec Tulloun, même si grand’Ma n’aimait pas que j’aille avec les gens du bush.

Tulloun et moi, on se mettait tout nus dans les buissons de banksia, sous le grand eucalyptus et on imaginait les formes des nuages. Puis je lui chatouillais son asticot  qui se mettait à bouger tout seul et lui me caressait partout en  me parlant du serpent arc-en-ciel et du temps du rêve… J’avoue que je ne comprenais pas tout, mais j’aimais bien, ça me faisait tout chaud dans le ventre.

Plus tard quand j’ai rencontré Rob et Tom dans ce bar et qu’ils m’ont installée dans leur cabane, c’était bien mais pas pareil. C’était moins doux, et ils me racontent pas des mots comme Tulloun.

Cette nuit encore, j’ai rêvé de l’homme à la machine lumineuse, Tulloun y dirait que c’est une vision. Il caressait un machin noir et ça faisait des lettres sur la boîte, y’avait mon nom..  Ou alors c’est St Pierre qui prépare ma venue, mais ça, ça m’étonnerait, vu qu’il avait pas le rond  doré derrière la tête comme sur le livre de l’ église..

Comme je pense que je  vais griller en enfer, je voudrais qu’on donne à Tulloun la petite chaine avec la croix que j’ai au cou. De toute façon, je pense qu’on va surement me l’enlever avant de  me pendre. Je crois que ce serait bien pour Tulloun même si ses dieux sont pas les miens  je serai encore près de lui. Je crois que c’est le garçon que j’ai préféré de toute ma  vie.

Ce qui m’ennuie le plus c’est que je reverrai pas Grand Ma.. Et que j’aimerais bien encore une fois me retrouver avec Rob et Tom quand on boit une bière avant d’aller au lit tous les trois.

On ouvre  le verrou,  je  crois pas que je pourrai finir  cette lettre..

J’espère qu’on se reverra pas avec Tulloun, ça voudrait  dire que lui aussi il est en enfer.

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Marc

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Publié le 4 septembre 2022 par Leodamgan dans Divertissement, Ecriture, Non classé, Prose à Marc

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Nos fleurettes au jardin en aout 2022   73 comments

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Amarante, anémone du Japon,

Bégonias,

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autres bégonias,

bleuet, buddléia

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coquelourde blanche, crocosmia,

dahlia, dianthus superbus,

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dimorphoteca, gaillarde,

geranium Rozanne, hélianthus,

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hortensia Annabelle, hortensia Diamant rouge (encore un peu pâlichon),

hortensia macrophylla, lilas des Indes,

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nénuphar, œillet d’Inde,

pelargonium rose, pelargonium rouge,

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phlox, plumbago larpentae,

rosier 14 juillet, rosier Fleurette,

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Rosier Meilland, rosier New face,

rosier Pierre de Ronsard, rosier Smarty,

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Rosier White fleurette, sauge,

sedum Vésuve, verveine de Buenos Aires.

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Que donnera septembre?

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Publié le 28 août 2022 par Leodamgan dans Non classé

Il est revenu  le temps  ……   80 comments

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Il est revenu le temps des tomates du jardin..  avec le  gout de tomates..  le parfum de tomates..

Gamin, quand  nous étions en vacances  prés de Toulon.. le   vieux monsieur qui louait  et qui cultivait son jardin..  nous en donnait..

Une salade de tomates avec des oignons..  de l’huile d’olive..  à l’ombre des mûriers-platanes de la terrasse..

Dans le film « Soleil vert ».. ce film glauque.. saisissant..  d’un futur plausible.. le vieil homme pleure sur une petite tomate rouge.. que le héros plus jeune lui a rapporté  ignorant son usage .

Peut on encore appeler tomates ces choses rondes… dures.. que l’on trouve dans les supermarchés.. insipides .. fades.. dures.. même quand  elles sont présentées en grappes .. suggérant que ça vient d’être cueilli..

Mais fan de pied.. elles ne sentent rien.. les fruits.. les feuilles..  aucun parfum..

Ma mère me  racontait que pendant la guerre..  il y avait des recettes de pâté sans viande..

Aujourd’hui  nous avons des tomates sans tomates..

Il y a quelques années  Mo achetait des graines  chez Kokopelli  et faisait ses plants  elle-même..

Mais c’est  beaucoup de travail..  et d’encombrement.. Désormais nous achetons nos plants via internet..  

Les   choses changent..  disparaissent… ici impossible  de trouver des pissenlits.. une salade de pissenlits avec des  petits lardons.. de l’ail  de l’huile de noix..

Mon royaume pour une salade de pissenlits…

Les  panais  ou les topinambours  sont mis dans les légumes « anciens.. »  sur les étals.. là  c’est  le coup de vieux..  légumes anciens.. presque antédiluviens..   le gout des choses simples que l’on ne retrouve plus..  

Trouver du bon pain..  comme la petite ficelle  bien grillée  que j’emportais pour la cantine du lycée..

Je  ne suis pas sûr d’en être arrivé au temps du « c’était mieux avant ».. et  de tomber dans la nostalgie  du vieux machin..

 Qui est responsable de l’offre ou de la demande.. 

Ce qui est sûr c’est que les grandes surfaces n’ont pas aidé.

Moi  je suis comme les étourneaux sur le fil en face  qui attendent le moment où les figues seront mûres..

J’attends le temps des tomates de Mo… elle se donne  beaucoup de peine avec son potager… et parfois  la nature  se montre injuste.. pied noir.. mildiou..

Quand je la vois arracher des plants noircis.. ça me fait mal pour elle..

Cette année nous en aurons un peu..   petite récompense de ses efforts..

Savourant TA salade de tomates.. je te dirai simplement:

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« Merci  ma ch’tiote Mo »…

Publié le 22 août 2022 par Leodamgan dans tomates

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