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Ménage dans la jungle de la rocaille   71 comments

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Il était temps…

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Le vieil agave que Marc possédait en pot depuis au moins 50 ans avait été planté dans la rocaille il y a 6 ans.

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Non seulement il avait fait plein de rejets dans la rocaille mais en plus, il avait décidé de se coucher. Adieu monde cruel.

Son voisin le phormium (à droite) était devenu si envahissant que notre coin « désertique » se transformait en jungle hérissée de pointes.

Il fallait prendre une décision et agir.

Objectif : arracher le phormium et tous les agaves sauf un , le plus beau rejeton qu’on plante à la place du vieux , afin que le voisin (agave Havardiana) puisse respirer.

Nous sommes trop vieux pour cela, aussi nous avons fait appel  à un professionnel qui n’a pas rechigné à la tâche.

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Dire que ce fut simple, non…

Il fallut ligoter le rejeton à replanter afin d’échapper à ses meurtrières pointes. On a eu beau lui  dire que c’était pour son bien…

Notre « chaise à porteurs » qui était utilisée du temps où l’agave était en pot et que nous le sortions de la serre… Fut utilisée  pour extirper le rejeton récalcitrant.

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Le rejeton une fois mis en place, il a fallu s’occuper du phormium qui avait pris ses aises… et ses racines.

Barre à mine et tire-fort furent nécessaires.

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Ensuite, la récompense… Etaler le sable, reconstituer le côté désertique, le plaisir des photos sous tous les angles.

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Sans doute le côté « lonesome cowboy » a poussé Marc à commander deux petits yuccas rostratas pour accompagner le grand que nous avions depuis plusieurs années.

C’est le professionnel qui avait dessouché les vieux arbustes qui occupaient le terrain mais c’est marc qui a fait les trous pour les yuccas!

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Pour le plaisir, on met la dernière image en plus grand!

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Comment obtenir des agaves et des phormiums géants en 5 ans…   46 comments

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… dans une rocaille bâtie sur un tas de glaise.

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1-rocaille-agaves-phormium-2016.

Cela commence à devenir inquiétant en 2016 :

les agaves et le phormium deviennent d’année en année de plus en plus difficiles à abriter l’hiver,

ils prennent trop de hauteur et d’ampleur.

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2-agave-phormium-2016.

l’agave du fond (agave américana) est plus haut que moi avec mon 1m53,

quant au phormium, il dépasse les 2 mètres.

.3-rejetons.

Et non seulement l’agave grandit, mais il prolifère. Il n’arrête pas de faire des rejetons.

J’arrive à extirper ceux du bord mais pas ceux qui surgissent entre ses redoutables bords dentelés,

trop dangereux!

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4-oxalis-plumbago.

Pour la même raison, je ne peux pas désherber entre les feuilles des agaves.

L’oxalis me nargue de là dessous (à gauche).

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L’agave de droite (agave havardiana) est encore plus redoutable, les bords des feuilles valent des  rasoirs.

Il devient donc difficile de freiner l’expansion du plumbago larpentae à fleurs bleues

qui cherche à se réfugier entre ses feuilles,

.5-agaves-en-pot.

Les agaves en pot ne poussent guère pourtant.

On imagine mal leur comportement conquérant quand on les lâche en pleine nature.

.6-agaves-2011.

La rocaille a été faite en 2011.

On y a planté un assez grand agave qui végétait en pot depuis une cinquantaine d’années malgré nos rempotages.

Il faisait tout de même des rejetons qu’on récupérait et dont on a planté les plus grands à côté de lui.

On a eu peur que la plantation ne fonctionne pas car, bizarrement, il n’avait presque pas de racines.

La rocaille a été construite sur un tas de glaise auquel on a essayé d’ajouter un peu de terre et qu’on a recouvert de sable.

On avait planté à proximité un phormium de taille raisonnable..

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7-agaves-2012.

En 2012, nous étions contents, l’agave avait repris du poil de la bête.

C’était encore assez propret, on y voyait clair.

Au premier plan il y avait alors une euphorbe panachée qui a quitté ce monde cruel en 2016.

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8-agaves-2013.

En 2013, les plantes s’étoffent, surtout le phormium qui semble adorer la glaise.

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9-agaves-2014.

en 2014, ça devient sérieux. On ne passe plus entre le grand agave et le phormium, ou alors aïe!

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10-agaves-2015.

En 2015, ça se corse… Le phormium renforce ses visées expansionnistes

et les agaves menacent le passage dans l’escalier.

Mais pour l’instant, on passe toujours. Et en 2016 aussi.

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Ceci étant,

si vous êtes intéressés par des rejetons

nous pouvons vous en fournir sans problème!

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Comment nous avons débuté notre coin zen   66 comments

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au printemps 2016.

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0 Etat en cours.

nous en sommes là de nos travaux.

.0a Avant Zen.

Le style du talus était quelque peu différent avant.

.1 rocaille.

Après avoir redressé une énorme pierre à l’aide d’un tire-fort et fait le ménage par le vide,

nous avons entrepris de remodeler le talus et de commencer une rocaille

avec les plus grosses autres pierres que nous avions.

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Malgré le système de portage à deux imaginé,

la pierre de la dernière photo était si lourde que je ne pensais pas arriver à la soulever de mon côté.

.2 Bambous.

A cause de la proximité des bambous,

nous avons extirpé quelques brouettes de rhizomes.

Le film anti-bambous ajouté ensuite ne sera pas du luxe

car ils reviennent toujours!

.3 bac bassin.

Il était prévu un bassin.

Nous avons acheté pour cela un grand bac idoine.

Evidemment, il a fallu creuser  en affrontant des racines aussi diverses et variées qu’hostiles à notre projet.

Il a fallu veiller aussi à l’horizontalité du bac car la vue de l’eau de niveau dans un récipient en biais est susceptible de donner le mal de mer.

Ce qui a nécessité de creuser et recreuser jusqu’à avoir un fond bien horizontal.

.4 Petite maison.

De l’autre côté de l’allée, il y avait de quoi faire aussi.

Avant (en haut à gauche), il y avait un laurier-tin sans grand intérêt que nous avons déraciné.

La balustrade sur la terrasse en bois devenant assez pourrie, nous l’avons démontée.

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Enfin, nous avons planté  : des bambous à tiges noires, un érable « Orange dream » (qui devient orange en automne),

et un farfugium giganteum : c’est la plante à feuilles rondes en bas à droite qui est censée devenir un couvre-sol persistant.

Il y a aussi un « Rheum palmatum » (rhubarbe géante) qui n’est pas encore sur la photo.

.5 Plantation talus1.

Revenons au talus :

nous avons commencé par la plantation d’un cyprès taillé « en nuages ».

Le pot, trop lourd a dû être transporté dans une sorte de brancard.

Pour dégager la motte, il a fallu découper le conteneur au disque à tronçonner.

Ensuite, nous avons procédé à la plantation des érables à feuillage pourpre (« Dissectum garnet »).

Les plantes plus petites ont été disposées au mieux.

.5 Plantation talus2.

Nous avons examiné la disposition des plantes sous tous les angles avant de planter.

Il y a : des heuchères, achetées ou récupérées dans le jardin, des conifères nains de Corée,

un « bambou sacré » (ou « Nandina firepower ») et des sarcococcas tous récupérés au jardin

et une graminée dorée « Hachonechloa macra Aureola » (en toute simplicité).

.7 Monolithes.

Nous avons acheté des traverses épaisses en ardoise.

Certaines nous ont servi de « monolithes » décoratifs verticaux

.8 cadre bassin.

et les autres ont permis d’habiller les bords du bac en plastique.

.9 Déversoir.

Le déversoir est fait « maison »,

moulé en béton teinté dans la masse, pour être assorti aux bordures en ardoise.

.10 couverture.

Sur un film géotextile gris, nous avons épandu des galets de granit et d’ardoise

pour couvrir le sol autour du bassin et disposé quelques galets de tailles diverses.

.11 Mise en eau.

Nous avons testé le déversoir avec la mise en eau du bassin. Il est bien horizontal.

Le circuit de la petite cascade est assuré par une mini-pompe cachée dans le bassin.

Mais elle s’encrasse vite, nous allons peut-être devoir la changer.

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Voilà… Mais ce n’est pas fini!

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Remodeler un talus à l’aide de bordures de bois exotiques et de rochers.   29 comments

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C’est fait!

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1 avant.

Talus avant les travaux : 

assez peu en relief par rapport à l’allée  et à l’espace en herbe

(je n’ose appeler ça une pelouse).

. 2 ,1ère préparation

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Pour maintenir les bordures de bois,

nous avons utilisé deux lambourdes en matériau composite imputrescible qui nous restaient de travaux précédents.

Convenablement découpées, ces lambourdes fournissent des piquets très solides.

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Les bordures ayant tendance à se gondoler dans tous les sens (surtout dans les parties en ligne droite),

des profilés d’aluminium sont vissés afin de les contraindre à une certaine rectitude.

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Les bordures sont fixées dans les piquets par des tire-fonds

(mais il est à noter que le bankiraï est un bois très dur qui rechigne à se laisser perforer).

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3 1ère présentation.

Une première présentation fait apparaitre que la bordure eu premier plan est beaucoup  trop haute.

Sa hauteur devrait être diminuée de moitié pour obtenir un effet de terrasse étagée.

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4 2ème préparation

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Ceci nous a amenés à carrément diviser cette bordure avec une scie sauteuse dans le sens de la longueur.

L’inconvénient est qu’il a fallu clouer un deuxième  fil de fer pour maintenir droites les lames de bois.

Pour une bordure de si peu de hauteur, point n’était besoin de gros piquets, des tubes d’aluminium ont suffi.

Cependant, le maintien des lattes de bois a été renforcé par des lames plates d’aluminium.

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5 2ème présentation

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Ah voilà, au premier abord, c’est déjà plus agréable à l’oeil.

Mais les extrémités des bordures s’interrompent d’une manière abrupte.

C’est ici que des rochers seront utiles.

. 6 récupération de rochers

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On a récupéré  de gros rochers à un des endroits prévus pour mettre des bordures de bois.

Ce qui ne s’est pas fait sans mal depuis le temps qu’ils étaient là. Certains étaient même solidarisés par du béton.

Un des rochers particulièrement gros abritait une fougère dans un de ses creux.

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Il était si gros qu’on a improvisé (enfin, Marc) un système  pour pouvoir le porter à deux.

Le rocher et sa fougère s’intègrent bien à l’extrémité de la bordure, d’autant plus que deux autres fougères étaient déjà là..

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 7 3ème préparation

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Nous en sommes aux finitions.

Une des extrémités de la bordure est découpée « en escalier » pour ne pas s’achever brusquement dans le vide.

Nous faisons  par ci par là des mini-rocailles avec les rochers récupérés.

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8 points de vue

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Nous faisons le tour des travaux afin de les examiner sous tous les angles

au cas où des corrections seraient nécessaires.

Bien sur, ce n’est pas fini : c’est dénudé et ça appelle les plantations.

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 9 Plantations

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J’ai planté, ou replanté ce que j’avais enlevé avant les travaux :

du thym, des crocosmias, des érigerons, des sedums bas, des sedums spectabiles, des marguerites,

des héléniums, des knautias, des rudbeckias, des lysimaques ponctuées, des dahlias nains, des grands dahlias, des euryops.

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J’ai installé en pleine terre les géraniums afin qu’ils n’aient pas trop soif quand nous partons dans l’ouest.

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Certaines plantes restent d’avant les travaux :

hémérocalles, bruyères, céraiste, monnaie du pape, narcisses, roses de Noël, jacinthes des bois, oenothères, silènes.

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(Les taches blanches sont les pétales du poirier qui est en train de nous enneiger le jardin).

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10 fleurs.

J’espère donc voir fleurir en été certaines choses

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11 fleurs.

comme celles-ci, entre autres.

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Sinon, il n’y a pas de justice!

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Réinstallation de l’abri à agaves dans la rocaille…   63 comments

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…pendant les éclaircies  entre les jours de pluie.

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escalier1-2

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A fin octobre, nous avons commencé à songer aux protections hivernales

des plantes grasses de la rocaille.

Quand nous avions démonté l’abri en mai nous en avions conservé tous les éléments.

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protection-agaves-1

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Les éléments principaux

ont pu être remontés sans problèmes

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protection-agaves-b1

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grâce aux codes couleurs adoptés aux points d’assemblage

et aux indications écrites au feutre indélébile

et surtout parce que le plus gros agave tenait encore dans l’espace délimité l’an dernier.

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protection-agaves-b2

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Par contre, il a fallu refaire complétement l’habitacle construit pour l’agave Havardiana qui a beaucoup grossi

(c’est l’extension de l’abri au premier plan). Ses pointes sont recourbées sous le « toit ».

Cet agave nous inquiète car il est en bordure d’escalier et a des pointes extrêmement piquantes.

S’il continue à grossir aussi vite  il faudra le déplacer,

ce qui implique de refaire une partie de la rocaille…

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yucca-rostrata1

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Le yucca rostrata a beaucoup grossi aussi

et il a fallu refaire l’armature de son abri.

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.protection-yucca-rostrata-2

Mais la protection sera plus simple pour lui :  l’armature sera recouverte de  plastique à bulles.

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N’empêche que toutes ces plantes en prennent un peu trop à leur aise.

On craint les montages de protection de l’an prochain…

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Publié 11 novembre 2013 par Leodamgan dans Protection hivernale, Travaux de bricolage

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