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Il n’y a plus d’oiseaux chez nous   80 comments

A part

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des corbeaux (corneilles plutôt), des pies, des perruches à collier, quelques pigeons et quelques très rares moineaux.

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Plus de mésanges bleues ou charbonnières ou nonnettes ou ces adorables petites mésanges à longue queue.

Plus de merles moqueurs ni de verdiers ni de sitelles ni de chardonnerets ni de pinsons…

Je ne vois même plus d’étourneaux. Ce ne sont pourtant pas mes oiseaux préférés.

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Quand je vois des photos que j’avais prises il y a quelques années, cela me serre le cœur.

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Et pourquoi toutes ces disparitions?

Le virus Usutu, qui touche particulièrement les merles, se propage par le moustique Culex.

Les merles et autres volatiles de la Région sont frappés par un mal silencieux. S’attaquant à certaines espèces d’oiseaux, le virus Usutu se manifeste en particulier à Paris et dans les Yvelines, selon les observations du réseau Sagir, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Usutu monte en puissance depuis qu’il est apparu en France en 2015 dans le Haut-Rhin et dans le Rhône. Sagir mentionne quatre départements concernés par le virus en 2016, cinq en 2017 et 17 au 27 août dernier. « Cette année, la circulation du virus Usutu est extrêmement active », déclare Anouk Decors, responsable scientifique du réseau de surveillance épidémiologique des animaux sauvages en France.…

https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/en-ile-de-france-les-merles-disparaissent-en-silence-3789581

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A Paris, 3 moineaux sur 4 ont disparu.

Cette espèce, qui préfère pourtant les zones urbaines, déserte les rues, parcs et jardins de la capitale. Une étude ornithologique avance plusieurs raisons à ce phénomène.

Les trois quarts des «moineaux domestiques» – malgré son nom complet, il s’agit d’un oiseau sauvage – auraient disparu de la capitale hexagonale entre 2003 et 2016, selon une étude du Centre ornithologique Île-de-France (Corif) et de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

D’après ce que j’ai lu par ci par là, les causes seraient multiples : outre le virus, l’urbanisation et l’isolation énergétique des bâtiments, le moineaux logeant souvent dans des fissures. Aussi en cause, la raréfaction des insectes, donc de leur alimentation, due bien sûr, aux pesticides.

Un article assez complet ici :

http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/09/19/01008-20170919ARTFIG00291–paris-trois-moineaux-sur-quatre-ont-disparu.php

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Le printemps prochain risque d’être silencieux.

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Publié 27 janvier 2019 par Leodamgan dans Ecologie, Faune sauvage, Non classé

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Mais où sont les hannetons d’antan?   17 comments

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Pas évident de faire participer Marc à la rédaction de ce blog,

mais j’ai obtenu son accord pour piocher dans la correspondance

qu’il échange avec les camarades de son âge,

amateurs comme lui, de San-Antonio, Lautner,  Audiard

et membres du club très fermé du “Singe en hiver”.

Voici donc :

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Hanneton.


« Les arbres finissent de fleurir, avril rattrape le retard de mars.

Quand j’étais gosse, j’aimais cette période des matins frais avant un peu de chaleur dans la journée,

les cerisiers couverts de fleurs et  les abeilles et autres bourdons bombinants  dans les corolles,

se gavant goulument de nectar,

la neige des pétales emportés par le vent,

le mélange rose et blanc de ces ailes de bourgeons,

les gros bourgeons poisseux des marronniers.

C’était aussi, cycliquement l’époque des hannetons..

Il y en avait partout.. ces gros Jumbo Jets décollaient maladroitement avec un vol lourd d’Antonov ou alors restaient soudés l’un à l’autre dans une (le plus souvent) mortelle, copulation.

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Dans le lycée où j’allais, il y avait des  bâtiments  en bois peints en vert wagon que l’on appelait le stalag..

Cela avait été  construit à la hâte devant la surpopulation “babyboomesque” bien avant que ce lycée n’investisse dans une extension type Pailleron qui fut aussi l’occasion de se doter d’un censeur qui vint superviser les deux nouveaux surveillants généraux remplaçant  avantageusement les deux anciens limités par l’âge, baptisés alors Hitler et Bacchus..

Pour aller au stalag il y avait une allée de marronniers qui à cette époque étaient de véritables porte-avions à hannetons.. il y en avait des centaines..

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Bien sur. il convenait d’en emporter un maximum en classe l’objectif étant soit de les lâcher par courtes rafales, façon  avion observateur.. ou alors sur décision collective, façon armada partant sur  Dresde..

L’objectif final étant d’obtenir une interruption de cours et un chahut..

C’était en 4eme.. deux profs étaient nos victimes.. la prof de math.. et le prof de français qui était un vieux maitre très patient.. qui  ponctuait ses  questions par un  ‘’ dis le lui, toi qui le sais »..

Il venait au lycée en vélo.. son sac en travers sur le porte bagage.. et bien que pas tout jeune (selon nos estimations),  il avait un  bon coup de pédale.

En fait, il était à l’ancienne et même si on le  chahutait  un peu.. on l’aimait bien..

Il avait une infinie patience.. prenait grand soin de nous expliquer  l’importance de la nuance dans le théâtre classique..

‘’ l”amant est payé de retour.. l’amoureux  n’est pas payé de retour..’’

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Eh oui..

il en fallait de la diplomatie pour expliquer ces choses à  des garnements que les hormones commençaient à  faire frémir..

Certains se mettaient  un petit ballon plein d’eau sous le pull et contre une piécette t’autorisaient à palper en te jurant que c’était identique au sein des filles…

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Eh oui..

L’époque des hannetons ..  des fleurs de marronniers.. des matins frais.. L’odeur du bois et de la poussière de craie….

Les rêves du futur..

Les plaisirs étaient simples.. pas de SMS.. de iPad…iPod…

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Eh oui..

tout change.. « 

Marc

Publié 8 avril 2011 par Leodamgan dans Faune sauvage, Prose à Marc

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