Archives du tag ‘Bretagne

Que le temps me dure….   109 comments

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de retrouver mon petit Liré Breton..

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De humer l’air frais et parfumé du matin..

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Entendre le vacarme criailleur des  goélands qui se chipotent les centimètres sur le port.

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Voir les petits soleils levants frileux sur la ria..

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Que le temps me dure de retrouver le port..  les  viviers du Pradic  près de l’ancienne glacière..

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Que le temps me dure de retrouver le gout des huitres, des langoustines..

Oui que le temps me dure..

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Que j’aime ce pays.. quand le  vent fait siffler les fils et gronder la barre ..

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Je l’aime quand le soleil se couche en flamboyance. .  à rendre jaloux les rougeoiements des  mers du sud.

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Je l’aime quand il pleut, que le vent nous lance ses gouttes salées ..

Gast .. !!  je  l’aime ce pays..  et il me manque.

 

Le texte est de Marc

Publié 10 mai 2020 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Non classé

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Quelques fleurettes bretonnes…   83 comments

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…vues en ce moment à Etel et Erdeven

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Giroflées sur les plages, géraniums sauvages,

vipérines, lotier.

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Talus sur la Ria d’Etel

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Mais des fleurs, il y en bien davantage.

J’ai un stock de photos prises depuis des années (à classer).

Publié 8 juin 2019 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Flore sauvage, Non classé

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Port Louis, Port Louis et Port Louis.   65 comments

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Coïncidence.. hasard.. Le hasard n’existe pas écrivait KO Schmidt..

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Alors va comprendre Charles comme disait la publicité…

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Nous avons posé une partie de notre vie à Etel.

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pas loin de Port Louis..

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Et nous  posons régulièrement nos valises  bien au sud.. à coté de  Port Louis.. capitale de  Maurice… Deux villes distantes de 9718 km..

Deux villes  dont le nom est rattaché à deux rois de France Louis XIII  pour   celle du Morbihan.. Louis XV pour l’autre..

Deux villes qui ne sont pas  rattachées par un jumelage.. alors que..

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Aujourd’hui encore, à Maurice,  le trafic est  intense..  des gros  navires méthaniers…. porte containers..   garde-côtes… attendent  pour entrer dans Port Louis..

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Cela ne semble pas trop perturber  les cétacés qui séjournent au large..  cachalots, orques, globicéphales ..

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La ville est vivante, attachante.   Le marché couvert .. un festival de couleurs et d’odeurs.. les épices .. les cachemires…

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Une grande esplanade devant le port.. une  place bordée de  cocotiers  et derrière… au loin… les montagnes.. le Pouce… Montagne Longue.. Both..   présence volcanique aux flancs   couverts de goyaviers..

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10 000 km  au nord..  l’autre Port Louis.. un peu abrité des fureurs de l’océan par la presqu’ile de Gavre et  sa petite mer..

Port Louis  porte de Lorient.. An Oriant.. d’où partaient  les  lourds vaisseaux..  route des Indes, des épices, de la soie.. porcelaines.. laques..

La compagnie  des Indes.  Bien sur que les navires faisaient  escale en l’Isle de France.. à Port Louis..

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La citadelle de  Port Louis.. construite au 16eme  siècle par les espagnols.. le Fort de  l’aigle..

C’est là que Colbert décide d’y installer la Compagnie des Indes..  un chantier naval.. les ouvriers s’y installent.. Lorient  en un mot est né..

Hasard de cette  rencontre avec deux villes qui portent le même nom..  avec un passé partagé..  il reste un autre Port Louis.. en Guadeloupe..

 

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Devons nous prendre cela comme un signe..  une invitation au voyage ?

Publié 10 mars 2019 par Leodamgan dans Non classé, Voyages

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Bro gozh ma zadoù   59 comments

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Que dire de la colline écrasée de soleil.. des pins qui se penchent vers la mer bleue.. immensément bleue…

Le chant des cigales… cette chaleur qui vous prend… la sieste sous les muriers platanes..

les fourmis qui courent  sur le fil de fer là.. au dessus de la tête tandis qu’une incoercible envie de dormir..

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Que dire des petits matins dans la forêt des  landes.. en marchant entre les bruyères et les fougères.. cette odeur forte d’humidité.. le pas élastique sur le sol couvert d’aiguilles de pins.. l’odeur de la  résine qui suinte vers les petits pots d’argile..

On se dirige vers le  lac  qui fume..  saupoudré du jaune du pollen des pins.. le  martellement au loin du pic.. et un gros remous la bas  près des nénuphars..

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Que dire  du ciel  étoilé..  du chant des grillons..

des insectes de la nuit quand la tiède brise de mer passe au dessus du maquis encore chaud de la  journée et vous porte cette odeur unique..

des  plantes du maquis.. bruyères.. arbousiers.. cistes.. myrtes..

Les marins grecs  qui la nommaient Callisté.. prétendaient qu’on sentait cette ile avant de la voir..

Oui.. tous ces  moments.. tous ces instants de ma jeunesse.. Le Pradet.. Ondres.. Solenzara..

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Pourtant..  depuis 15 ans que nous sommes ici.. je n’ai pas de nostalgie…  Peut être parce que je suis sûr que je ne pourrais retrouver ces souvenirs..

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mais aussi  parce que,  quand nous arrivons à Lann Bihoué,  que l’avion amorce son dernier virage sur le tarmac,

j’ai l’impression de revenir  d’un lieu d’où je ne suis jamais vraiment parti..

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Pourquoi ici.. j’aime la pluie.. le vent.. le vrai.. comme le mistral.. celui qui fait chanter les fils..

gronder la barre au loin comme si un train sans fin déchirait  le souffle de la nuit..

Pourquoi je me sens si misérable face à ces tonnes d’eaux vertes et écumantes qui se fracassent sur la côte sauvage..

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et qui peuvent en  quelques jours se retrouver si bleues.. si calmes..

Pourquoi j’aime ces arbustes qui poussent dans le  vent salé, l’ajonc qui nous offre son or presque toute l’année

Le cri des goélands piailleurs et bagarreurs qui se chipotent  pour une étoile de mer ou un morceau de papier..

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Et les sentiers..  qui serpentent entres des murets moussus et couverts d’arbustes..

on s’attend à tout moment à entendre le cri de la chouette.. ou même de voir l’Ankou et sa carriole grinçante..

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Les chemins dans la dune..  aux plantes si belles et parfois rares qui  résistent aux conditions les plus rudes.. vent.. sable..

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Et parfois l’eau salée quand, dans un effort énorme, la terrible  alliance de la houle et du vent .. permet à la mer d’aller couvrir des endroits que d’ordinaire elle ne voit  que de loin, laissant à  son départ ses cadeaux d’estran.. algues.. goémon.. varech.. peu importe le nom.. morceaux de bois galets roulés et roulés encore..

Que dire  de toute cela… né à Paris depuis pas mal de générations.. serais-je en train de trahir mes ancêtres… Bro gozh ma zadoù..

C’est vrai que  je n’ose même plus  retourner à Paris tellement je souffre de voir ce qu’il est devenu..

Alors  ça doit être un réflexe de survie.. je me suis créé un nouveau pays.. ou un besoin de se raccrocher à la nature.. aux rochers immuables qui seront encore là bien après nous..   au menhirs qui  veillent sur  ce coin  comme des soldats pétrifiés..

Il y a dans cette terre sauvage accrochée sur son granit ..offerte aux terribles vents.. quelque  sort.. quelque charme.. qui  attrape l’âme aussi surement qu’un bagad peut, à sa guise, donner envie de danser.. ou de pleurer ..

 

 

Chaque pays a sa folie, la Bretagne les a toutes.

 (Jacques Cambry, fondateur de l’Académie celtique en 1805).

Marc

 

Publié 7 janvier 2019 par Leodamgan dans Bretagne, Non classé, Prose à Marc

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Trocs et puces à Etel   64 comments

Webcam Etel de ce matin. Vue sur la barre d’Etel depuis la mairie.

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Ça y est..  c’est bien la Bretagne…

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Après une journée de pluie et vent fort hier.. ce matin..  une petite bruine  alliée à un brouillard  nous fête l’arrivée de l’automne..
Tout est humide.. poisseux.. le volant de la voiture colle aux  mains et la lutte contre la buée est de retour.. Mettre la ventilation.. façon sèche-cheveux.. à couvrir la radio..
Nous avons fait un tour au vide-grenier d’Etel.. mais  beaucoup d’exposants sont absents..  les quelques plateaux  à l’abri offrent  le plus souvent des vêtements.. et l’avancée de tôle qui sert d’abri offre une pente facile aux gouttes d’eau qui te dégringolent dans le dos ou le cou quand  tu te penches pour regarder mieux à travers tes lunettes humides..
La Bretagne qu’on aime.. celle des chemins  bordés de murets.. des  fougères rousses qui s’ombrent sous la pluie.. les ajoncs qui nous étincellent  leurs fleurs jaunes…
Le ciel se confond à l’horizon.. l’odeur d’iode..  le grondement de la barre.
Et les rares goélands qui possèdent la qualification anti-tempête tentent quelques figures dans cet air chargé de gouttelettes…

La Bretagne des rochers immuables.. que la vague vient  blanchir..

Gast..

Qu’elle est belle la Bretagne…

Marc

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Webcam Etel . Vue de la barre d’Etel depuis la mairie  Ça s’éclaircit..

Pour suivre en direct avec nous le temps à Etel :

https://www.viewsurf.com/univers/surf/vue/13866-france-bretagne-etel-la-barre-detel-live

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En fait, il y a du soleil en ce moment précis (1 heure de l’après midi).

En Bretagne, jamais de journée de pluie sans un rayon de soleil!

Mo

 

Publié 23 septembre 2018 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Non classé

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