Pont sur un torrent de pierres. Etape 2 : les pierres et les plantations.   40 comments

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On continue, il n’y a pas de raison de s’arrêter en si bon chemin.

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voilà le résultat.

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D’abord nous avons creusé le lit du torrent, normal.

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Ensuite, avec la terre extraite du lit, nous avons remanié les volumes de terre.

Un bon moyen de retenir la terre : une lame d’aluminium flexible.

Pour circuler sans se « gadouer » les pieds : des plaques d’opus incertum.

Les rosiers sous la pergola devenant un peu accrocheurs, plutôt que de tendre une ficelle pour réfréner leurs ardeurs,

nous avons cloué sur deux poteaux de la pergola un chevron et une planche à la même hauteur que ceux de la clôture

et peints de la même couleur bien sûr.

En haut à gauche, les plantes à larges feuilles sont de la consoude, un bon engrais naturel.

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Cette consoude (la plante à fleurs bleues) prend ses aises à l’époque de la floraison, en avril,

mais  reprend des proportions raisonnables une fois les tiges florales fanées coupées.

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Pour les pierres du torrent, nous avons récupéré celles d’un coin que nous voulions démonter, proche du bassin.

Il a fallu, non seulement récupérer les pierres mais les trier par taille (merci Françoise!).

On sèmera de la pelouse à cet endroit là.

Il y avait là deux petits conifères : un juniperus taillé en nuage qui rejoindra  un coin japonisant

et un thuya qui ira meubler les rives de notre torrent de pierres.

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Dans la nature, en montagne, les pierres s’entassent naturellement un peu partout surtout dans les torrents

mais chez nous, avec notre terrain argileux, les cailloux seraient vite enfouis dans la boue à l’occasion des pluies.

Alors nous avons triché.

Nous avons mis un film protecteur au fond du lit du torrent

et consolidé les parois avec des demi-rondins.

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On a d’abord placé les petits gravillons, puis les pierres de taille moyenne et enfin les grosses.

Et même du bois pétrifié qu’on avait depuis longtemps (on ne se refuse rien).

A chaque extrémité de ce « bras » de torrent on a fait une sorte d’auvent sous la passerelle  comme si l’eau s’enfuyait par là.

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Il était temps de meubler les rives.

Il se trouvait que j’avais un tas d’iris à diviser, alors j’en ai replanté  un peu partout.

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On a intégré le petit thuya récupéré lors du démontage de la zone de galets (voir plus haut).

Il a bénéficié d’un reste de gravillons pour être dans le ton.

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J’ai planté aussi une véronique (venue d’ailleurs) : c’est le petit arbuste rond qui ressemble à un conifère. Vous le voyez?

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Pour couvrir les pentes, un peu de sédum récupéré convient bien. Il va s’étoffer.

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Comme plante de « rive », le bergenia s’impose.  Il s’agit là de boutures plutôt que de rejets.

Donc les plantes garderont un aspect avachi quelque temps

mais elles redeviendront pimpantes pour le printemps prochain (avec des fleurs, j’espère!).

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J’ai propagé de l’helxine entre les pas  de pierre.

Certains trouvent cette plante excessivement envahissante, le fait est est qu’il y a de ça…

Il n’y a pas plus facile à propager.

On en arrache quelques poignées (en quantité QSP), on en plaque sur le sol arrosé jusqu’à être boueux et on tasse.

C’est inratable. A arroser par temps de canicule mais autrement aucun soin n’est nécessaire.

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C’est fini pour les plantations.

Mais on est en train de passer à autre chose en  ce moment…

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Pont sur un torrent de pierres. Etape 1 : la charpente   51 comments

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A construire soi-même, évidemment…

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Voici le résultat à ce stade.

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Auparavant, en avril, c’était assez fleuri.

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Mais le reste de l’année, c’était misérable après la floraison.

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Marc a fait un plan technique détaillé de ce qu’il comptait réaliser

ainsi qu’une évaluation du coût des matériaux nécessaires.

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La mise en œuvre a commencé le 4 juillet.

Afin de supporter un plancher, nous avons disposé des lambourdes sur des parpaings.

Le gros problème était la mise à niveau dans un plan horizontal:

creusement sous les parpaings, ajout de cales entre les les parpaings et les lambourdes jusqu’à obtenir une parfaite horizontalité.

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Ensuite, ce fut la couverture par des planches.

Le dessous des planches a été bitumé pour être protégé et disposé afin de sécher.

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Ensuite, nous avons planté les quatre poteaux du pont.

Là encore, le niveau à bulle est indispensable : pour assurer la verticalité des poteaux et pour que les sommets des poteaux  se trouvent dans un même plan horizontal.

Les supports métalliques des poteaux font environ 80 cm. Pour arriver à enfoncer complètement leur pointe, il a fallu bien arroser le sol.

la base des poteaux est bitumée avant d’être insérée dans les supports métalliques.

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Les planches sont vissées dans les lambourdes.

Il a fallu des vis particulières passées à la graisse pour le pont.

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On visse des lambourdes  aux poteaux du pont.  Il faut la grosse perceuse. L’assemblage se fera avec une tige filetée.

On prépare les traverses qui supporteront le plancher du pont : amincissement des extrémités et ponçage.

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Le bois assemblé jusque là est imbibé d’un saturateur teinté (en deux couches) pour le protéger.

Le pont étant assez haut par rapport à la passerelle de bois à droite, il y a une marche intermédiaire.

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Toutes les découpes de chevrons destinées aux assemblages ont été numérotées comme sur le plan.

On a fabriqué un motif décoratif pour les rambardes du pont, puis on l’a passé au saturateur.

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On s’occupe ensuite d’une clôture qui entourera l’ensemble déjà réalisé.

Elle sera constituée de poteaux verticaux et pour les rambardes : de chevrons et de planches.

L’extrémité des chevrons est découpée afin de s’adapter aux poteaux (elle sera bitumée ensuite).

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Les poteaux sont bitumés.

On commence par fixer les chevrons aux poteaux.

Le niveau à bulle est toujours obligatoire bien sûr.

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Les chevrons sont passés à la peinture rouge.

Ensuite on ajoute les planches au dessous.

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Les planches sont passées au bitume.

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Ensuite, ce sont des finitions:

boules de bois au dessus des poteaux du pont, chapeaux d’aluminium au dessus des autres poteaux.

les supports métalliques sont entourés d’un petit solin de béton.

Du joint protège l’intervalle entre les supports métalliques et les poteaux.

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Quelques vues d’ensemble après l’étape 1.

(à suivre).

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Cadeau d’anniversaire pour Marc?   21 comments

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Marc a reçu cette offre de cadeau d’anniversaire

qui était bien adressée à « Monsieur Marc… »

et non à moi

de la part d’un site chez lequel nous avions déjà fait des commandes

(sous le nom de Marc).

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Pour la date d’anniversaire, ce n’est pas mal calculé

mais Marc n’a pas réclamé ses cadeaux.

Incompréhensible!

Publié le 28 juillet 2017 par Leodamgan dans Non classé

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Il ne court plus le furet?   46 comments

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Je crois que c’est ce que nous avons vu dans le jardin.

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Il avait l’air mal en point mais pas effrayé par nous.  Il a fini par partir sans précipitation.

Plus tard, nous l’avons vu pénétrer dans un jardin voisin.

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Et qu’est-il arrivé à ses oreilles?

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En m’informant sur internet et d’après les photos, je pense qu’il s’agit d’un furet.

J’ai appris que le furet actuel est un animal exclusivement domestique, le furet sauvage étant une espèce différente.

Peut-être a-t-il été abandonné par ses maitres ou s’est-il perdu?

D’après ce que j’ai lu, les furets sont incapables de survivre à l’état sauvage.

A-t-il été attaqué par un chien? Cela pourrait expliquer son état.

Pauvre bestiole!

Publié le 22 juillet 2017 par Leodamgan dans Faune domestique, Non classé

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Sacs en plastique.   49 comments

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Cette fois..  ça y est..

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En principe..  nous quittons le  sacplasticorien.. étage à oublier de  l’anthropocène.. pour passer  au sacenpapierien . Si on pouvait faire pareil avec les mégots sur les plages..  époque du cradingrien.

Bref, ça y est, c’est voté, tamponné,  entériné : terminés les sacs plastiques qui volent au vent, polluent, détruisent la faune. On passe au papier  ou au sac biodégradable. Ce dernier,  il est à perfectionner.. car pour être mince et fragile.. il est mince et fragile. Ils ont inventé des sacs  « la Pléiade ».

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Mais bon.. selon les historiens..  les plasticologues.. car à l’instar de ces  politologues  avisés qui nous expliquent pourquoi  il faut se serrer la ceinture.. pourquoi  n’y aurait il pas de plasticologues? Avec une écharpe rouge autour du cou à la télé, même si il fait 37 degrés dehors. Oui ça existe.

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On nous date au carbone  quatorze l’arrivée du sac plastique dans les années  soixante mais c’est pas précis ça.

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Moi ce que  je puis dire.. c’est que quand j’étais gosse.. ma pauvre Maman  a tenté d’apporter sa contribution au budget du ménage.. et qu’elle avait trouvé comme  travail à domicile :  passer deux coulisseaux rouges de chaque coté  d’un sac plastique..  dans des petits trous idoines.. de telle façon qu’en tirant de chaque coté  le sac se ferme.

Je devais avoir 7 ou 8 ans. Un  gonze venait  en voiture.. il déposait un énorme tas de sacs  plastiques .. les coulisseaux rouges.. reprenait ceux qui avaient été faits. Je revois ma mère s’échinant à passer cette p… de petite ficelle.. fallait plier.. passer.. un vrai bordel.. J’en ai  fait avec elle  pour l’aider au mieux.. c’est  vrai que j’avais les doigts plus petits.. et puis ça me faisait de la peine de la  voir s’échiner.

Oui.. sale époque..  elle était auto entrepreneuse avant l’heure..  auto exploitée,  oui.. et déjà des sacs plastiques.

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J’ai un autre témoignage.. au lycée en 3ème.. à l’époque où les  boutons sur le blaze peuvent rivaliser avec ceux des arbres au printemps..  l’époque  où l’intérêt pour Blek le roc  devient secondaire et où, comme dirait Souchon, on est plus porté sur le mystère du dessous des jupes des filles..  un collègue inventif avait mis au point une petite source de revenus.

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Il glissait sous son pull deux  petits  sacs plastiques emplis d’eau.. et contre dix ou vingt centimes de l’ancien temps ..

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il garantissait une palpation tout a fait identique selon lui  à l’effet tant imaginé et phantasmé  d’une poitrine féminine.. ahh l’imagination.. reine des facultés… 10 centimes .. pour 10 centimes en fermant  les yeux.. c’était  pareil selon lui.

En fait, il avait presque inventé la prothèse .. je ne sais même pas si  ça existait à l’époque. Ceux de cette pauvre Jane Mansfield paraissaient bien vrais.

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Donc premier témoignage.. en 1959.. le sac plastique était arrivé en banlieue.

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Mais continuons nos investigations..

Plus tard, élève à Clichy dans un bahut  prés des quais de la seine, et dont la rue était fort calme puisqu’en face du lycée était une petite usine de ferraillage et autres produits afférents.

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Une rue si tranquille.. que le soir, des voitures venaient s’y garer et que des  couples plus ou moins légitimes  s’y livraient à des exercices  gymniques allant des plus simples.. aux contorsions les plus  compliquées..  dans ces cas là , le plus souvent sous une couverture.

Ce que ces amoureux qui répugnaient aux bancs publics ignoraient, c’est que dans ce bahut.. en principe vide après dix huit ou dix neuf heures.. il y avait un internat.. et qu’après des journées bien longues à s’avaler du calcul intégral ou des cours sur les jonctions multicouches des transistors.. qu’on le veuille ou non.. y a un moment faut que ça tourne à la déconnade.. c’est comme ça.

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Alors quand ça partait.. ça partait.. Nous remplissions des sacs plastiques d’eau.. et  accoudés aux fenêtres .. voyeurs hilares.. nous attendions le moment qui nous semblait le plus sommital pour balancer nos bombes à eau sur la voiture..  le summum étant de voir le visage effaré des gens qui  se rendaient soudain compte que tout avait été suivi.. comme par Zitrone rue Cognac Jay.

Bien sûr.. les éclaboussés d’un soir ne revenaient pas.. mais le lieu était si pépère.. que d’autres  se faisaient  piéger tout pareil.

Il faut noter que ce procédé de bombe a eau est la version de base.. sans vouloir m’attirer de foudres.. je sais qu’il existe des clubs de football.. où le supporter adverse est accueilli avec des bombes à eau.. mais  l’eau a été remplacée par un liquide plus humain.. et plus facile à trouver dans un stade où l’ingestion de bière facilite le processus.

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En résumé  en 1965..  le sac plastique était si facile à trouver qu’on pouvait en faire des bombes à eau.. sans  éprouver le  sentiment de perdre un précieux contenant.

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Cette rue était tranquille (jours tranquilles à Clichy).. mais un soir on a entendu un hurlement presque inhumain.. en bas.. un gars était entouré par  trois ou quatre rombiers..  qui brandissaient des surins.. avait-il été  touché ou avait-il  simplement  peur..  une peur qui fait pousser un cri animal.. toujours est-il que pendant qu’un paquet de potes dévalait les escaliers quatre à quatre..  nous avons hurlé  :  « on vous a vu.. on vous reconnaitra.. tiens bon on arrive » ..  on a fait un tel barouf  que les gars du soir qui bossaient dans l’usine d’en face sont sortis..  les lardus sont venus.

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Le sac plastique support de publicité.. le sac plastique frime.. qui n’avait pas son sac marron marqué FNAC?  Le sac plastique était partout.. il envahissait  notre quotidien.. terminé le poisson dans  le journal.. terminé le cabas en  toile cirée noire.

Le sac plastique est devenu, comme le mégot,  une des traces que l’homme moderne laisse de son passage.. pas terrible.. pourrait faire mieux. A Paname, un lâcher de mégot c’est 68 euros maintenant.. punaise.. il y a une fortune sur la plage.

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C’est sûr, il était temps que la sacplasticomania cesse..   y’en a partout.. ceci dit, ce n’est pas la faute du sac.. ce n’est pas ontologique (ndlr: j’adore ce mot, Onfray en met partout dans ses phrases.. et j’ai parfois du  mal à en appréhender la signification dans le contexte, il doit avoir une machine à saupoudrer les mots.. c’est son herbe de Provence à lui).

Le sac jeté  partout.. c’est bien l’homme lui-même qui en est responsable.. et il y en a du dédaigneux de la nature.. du méprisant  du bien commun..  du gros dégueulasse.

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Je vais quand  même regretter un  aspect du sac plastique..  ce qui était écrit dessus.. la raison sociale du commerçant.  Etant  gosse je gardais comme un dernier morceau de souvenirs.. histoire de bien  me meurtrir l’âme.. le sac du charcutier ou celui du boucher..  « Charcuterie  XXX   Ondres »  .. « Boucherie YYYY Le Pradet.. marchés de La Garde, La Valette, Cuers » . C’était le sac qui gardait les belles images, les odeurs, les sons.. rien que le regarder  l’émotion montait.

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Hasta la vista  sac plastique.. qu’il en soit ainsi.. le 7ème continent.. la honte.. pas fiers  de ce qu’on laisse à notre descendance.

Espérons que les humains ne trouveront pas autre chose pour saloper  notre planète. Mais je crois hélas que c’est déjà fait.

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Business is business…

Publié le 17 juillet 2017 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Finalisation d’un coin de jardin dans un style japonisant   50 comments

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Nous avions décrit notre réaménagement d’un coin de jardin ici :

https://leodamgan.wordpress.com/2017/05/23/un-nouveau-coin-japonisant-fait-maison/

Mais le travail n’était pas tout à fait terminé.

Il restait à aménager l’autre côté de l’allée.

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Nous avons gravillonné cet autre côté, c’est ce que l’on voit ci-dessus sous deux angles différents.

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Mais auparavant, nous avons  installé un dispositif anti bambous car ceux -ci sont extrêmement envahissants.

Nous avons, pour commencer, monté une barrière ancrée dans le sol,

enterré du film anti-rhizomes

et posé un film anti végétation avant d’étaler les gravillons.

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Nous avons habillé l’espace vide en fabriquant des croisillons.

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Un coup de peinture là-dessus.

Et pourquoi pas du rouge et du noir?

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Enfin, pour se faire plaisir, une petite sculpture en bois exotique

pour meubler le gravier

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Publié le 9 juillet 2017 par Leodamgan dans Non classé, Travaux de bricolage

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Décalage horaire   60 comments

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entre la Bretagne et Paris?

Mais oui!

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La preuve : à plus de 22 heures  sur le port d’Etel il fait encore bien jour.

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Il y a tout de même une demi-heure d’écart entre Paris et la Bretagne,

donc un demi fuseau horaire!

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Publié le 18 juin 2017 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Non classé

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