Du nouveau à l’ouest?   41 comments

 

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Alors, on se jette à l’eau ou pas?

Vélocipéder ou véliplancher, il faut choisir!

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Ciel jaune ?

Embarquement immédiat.

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Pas fraiche, cette salade!

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Publié le 22 octobre 2017 par Leodamgan dans Divertissement, Non classé

Tonton Moustache   51 comments

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Quand j’étais gamin, il me faisait peur, avec ses grandes moustaches à la Napoléon III.

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Il essayait pourtant d’être gentil, me faisait jouer avec des bouchons dans un des éviers derrière le comptoir de son bistrot, à Issy les Moulineaux,

mais je préférais la voix douce de  son épouse.. la tante Angèle, une bretonne de Plougastel Daoulas..

Et puis avec le temps, grandissant, non seulement il ne me faisait plus peur, mais je me suis mis à l’aimer.. Tonton Moustache.. c’est moi qui lui ai donné ce surnom.. fallait bien que je le désigne au milieu de tous mes tontons..

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Pas simple sa vie à Tonton Moustache, il avait commencé en gardant des chèvres à Carqueiranne (près de Toulon)  puis apprenti boulanger.. puis la guerre..

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cuisinier chez Drouant..

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La guerre.. les tranchées.. les hommes avaient la moustache alors..

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La pipe de Joffre.. ah la pipe de Joffre.. un de ses trésors.. il la lui avait donnée lors d’une tournée dans les tranchées.  J’imagine  que son ordonnance en avait un stock.. qu’il distribuait au gré de ses inspections de motivation des troupes.. mais bon..   quand tu es dans la  boue  avec les  horreurs que l’on sait.. l’enfer du quotidien qu’il fallait vivre.. voir passer le général en chef   distribuant des mots d’encouragement.. et donnant sa pipe..

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Va savoir  comment on réagit.. en tout cas, je ne lui ai jamais dit le fond de ma pensée à Tonton.. c’était SA pipe.. LA pipe.. peut-être que c’était bien sa pipe au gégène.. et que j’ai des mauvaises pensées sur le coté  manipulateur..

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Il avait dû se faire un peu de sous chez Drouant car il avait investi dans un bistrot d’Issy les Moulineaux.. et sûrement que son affaire a dû bien marcher.. car un jour.. il a décidé de   laisser Issy.. son aérodrome.. Latécoère et tout le toutim,  retourner vers son passé..

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Il a acheté  une grande bastide.. et la moitié de la colline.. là-bas au sud.. au pied du Faron.. derrière le barrage de Toulon.. des vignes..

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des oliviers et des amandiers..

Une  grande maison avec des  petites dépendances..  une grande terrasse vitrée  qui donnait sur le vallon.. avec des palmiers.. ça sentait les amandes.. des piles de journaux s’entassaient dans les coins..

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l’Equipe, Miroir Sprint.. (son  fils: mon parrain Marc.. était un bon coureur cycliste)..

un capharnaüm de trucs.. paniers.. cagettes.. son bazar.. l’hiver il chauffait peu..  en fait la cuisinière en bas ronflait été comme hiver.. La tante  était décédée quelques années après le déménagement au sud.. et il vivait là.. avec une famille de  gens qu’il hébergeait et qui l’aidait à faire son vin..

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Ahhh son vin.. un truc à nettoyer le zinc des bistrots.. il faisait aussi son alcool et son pastis lui-même.. mais là.. fallait faire attention.. quand on ressortait de la terrasse.. au soleil.. d’un coup  ça se mettait à faire lourd dans le carafon.. il se buvait comme du lait son truc..  mais   comme traîtrise.. te sciait les pattes en moins de deux.

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Je l’aimais bien l’oncle..  pas grand.. sa  gapette sur le crâne.. ses chemises à carreaux.. sa montre avec la chaîne accrochée au troisième bouton.. ses jambes arquées sur des gros croquenots.. pour un moko (Toulonnais), à la différence de son frère.. il n’avait pas l’accent.

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.Quand on arrivait.. il saluait mon père.. ma mère par deux surnoms qui devaient dater du temps où les weightwatchers feldgrau avaient mis Paris au régime.. enfin.. la majorité..

« salut l’haricot ».. « salut l’hirondelle ».. lui paluchant un peu le sein gauche..

ma mère rigolait.. il avait le droit l’oncle.. il était le seul a être venu à leur mariage..

Eh oui.. pour mon grand-père.. son fils, épouser une fille de divorcée.. morganatique, le truc.. impensable.. elle a payé gros ma pauvre Maman.. mais l’oncle.. il aimait faire ch.. son beauf.. (mon grand-père).. jusqu’à venir à table en flanelle.. quand il faisait chaud..

Scandale de scandale.  Je crois que je l’aimais aussi pour ça,Tonton..

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Je devais avoir voir une douzaine d’années.. il nous a invité au restau.. à Toulon.. le bar de la Marine.. eh oui.. comme  dans le film.. sans doute un hommage à Raimu.. (ndlr : Raimu est de Toulon, comme  Felix Mayol.. c’est d’ailleurs pour cela que le Rugby Club de Toulon a un brin de muguet sur son  blason.. Mayol en portait un à son revers).

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Donc il nous a invité au restau.. et c’est là que j’ai mangé de la langouste pour la première fois.. ma mère en avait le plaisir aux yeux.. de la langouste.. comme les riches.. j’en garde encore le souvenir.. comment ce truc blanc caparaçonné de rouge  peut il être si fin.. si parfumé..

Ensuite il a décidé d’aller au cinéma.. et ce fut une nouvelle « initiation » pour moi..

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je ne me souviens plus du titre exact.. mais c’était du genre  « mon après-midi chez les nudistes »..

Ah misère.. en noir et blanc.. des dames toutes nues..  des dames qui jouent avec des ballons .. des cerceaux.. ah.. je me demandais quelle contenance prendre en sortant..

je me souviens de son œil malicieux quand il m’a demandé si j’avais aimé le film. Ah le bougre..  rire derrière sa moustache.. il rigolait de ma gêne..

Il est vrai qu’aujourd’hui..

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Oui, c’était  mon grand oncle..  un jour de mistral.. comme d’usage.. le feu est parti tout seul.. bien sûr le tesson de bouteille qui fait loupe.. ben voyons..

Le feu a gagné la colline.. en  haut et s’est mis à redescendre.. vers la maison.. alors il s’est couché.. en se disant que si tout brûlait.. autant brûler avec..

Mais ce n’était pas le jour.. le feu s’est arrêté pas loin.. et, mistral aidant, il a  traversé le vallon pour reprendre en face.. le creux a été épargné..
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Nous passions tous les étés à Toulon.. et tous les étés nous allions le voir.. évidemment  il y avait le grand repas chez son frère qui habitait pas loin..

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Dans la cour sous le grand figuier.. avec le petit Tounet qui courait partout en aboyant.. vibrant de voir tant de monde d’un coup..

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Mais moi.. le frère et sa femme je les aimais aussi ..  un peu..  mais mon chouchou celui qui a une grosse place dans mon  jardin des souvenirs.. c’est lui.. ce sacré Tonton  Moustache.. ah le bougre.. son mégot sous la moustache roussie et son œil si pétillant.. toujours à rigoler, à lâcher une plaisanterie..

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Va savoir.. il est peut-être cuistot chez Lucifer..

c’est rien ça comparé aux quatre ans qu’il a dû vivre.. avec la pipe de Joffre

et puis y’a peut-être des jeunes dames peu vêtues qui jouent au ballon ou au cerceau..

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Allez vaï..  adieu l’oncle…

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Marc

Publié le 13 octobre 2017 par Leodamgan dans Arnaques, Prose à Marc

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Fête maritime à Etel les 16 et 17 septembre 2017   51 comments

C’est passé, je sais…

Mais quand même:

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Toutes les vedettes des SNSM (Société nationale de sauvetage en mer )

étaient là, bien décorées.

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ainsi que de beaux voiliers :

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De plus,

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nous avons eu droit à un défilé de vieilles voitures de pompiers

venues de diverses communes de la région

(bien entretenues ma foi).

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Et dimanche soir, le dernier bateau a mis les voiles.

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Il y avait plus de détails ici  : http://www.letelegramme.fr/morbihan/etel/patrimoine-deux-thoniers-des-anniversaires-15-09-2017-11664607.php

 

Publié le 19 septembre 2017 par Leodamgan dans Divertissement, Etel, Non classé

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Ça change à Kerhillio   41 comments

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Selon…

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qu’il y ait du vent

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ou qu’il n’y en ait pas…

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Publié le 9 septembre 2017 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Plage

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Travaux divers et d’été.   45 comments

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Les mois de juillet et aout sont géniaux pour bricoler tranquillement

le quartier est calme, quasiment pas de voisins ou alors ce sont des calmes comme nous.

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Pour entrer dans le vif du sujet:

nous avions commandé des dalles en opus incertum mais avons eu les yeux plus gros que la surface à couvrir.

Alors, que faire en plus des travaux prévus? Il y a un peu des deux dans les photos qui suivent.

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A droite de l’entrée de garage, un muret en brique s’est fissuré sous les humeurs d’un sol argileux gonflé l’hiver et desséché en été..

Après réfection avec des briques neuves, sera-t-il calmé un moment?

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A gauche de l’entrée de garage (par raison de symétrie?), même problème et même solution.

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A un angle d’allées, le pauvre muret criait misère aussi.

On en a profité pour caser en douce quelques dalles d’opus incertum devant.

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Alors là, je ne balance pas, j’évoque : à un endroit très passant (où nous mettons notre poubelle verte)

nous avions une vue imprenable sur les poubelles jaune et rouge du voisin.

Visuellement, c’était médiocrement esthétique.

Après la pose de planches en brise-vue (et de dalles  en opus incertum pour le plaisir),

ça va tout de suite mieux.

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Quelques poses de dalles en opus incertum:

sous la boite aux lettres, devant notre pudique petit réduit à poubelles fait maison,

devant l’entrée de garage, devant l’entrée de la serre (les joints restent à faire).

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Il nous reste encore quelques dalles.

On envisage de couvrir l’entrée de la cabane de jardin

mais après, on n’a plus d’idées…

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Maçonnerie mise à part, nous avons fait aussi quelques solides tuteurs.

Pour les framboisiers et pour la vigne (qu’on suspendait à la corde à linge auparavant).

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J’ai oublié de mentionner quelques autres menus travaux que nous fîmes.

On pourrait penser que nous n’aurons plus rien à faire l’été prochain

mais sans rien vous dévoiler précisément, la liste est encore longue

(et s’il pleut, nous pourrons toujours repeindre le sous-sol).

 

 

 

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Tarte aux pommes et à la cannelle involontaire et confit de canard raté.   49 comments

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Je voulais faire une tarte avec les pommes du jardin.

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Pour suivre une recette, j’avais demandé à Marc de mettre « crème pâtissière » sur sa liste de courses de la semaine. Mais j’avais oublié de lui faire noter aussi du lait. donc je me suis trouvée prise au dépourvu le dimanche matin venu.

Qu’à cela ne tienne, ce dimanche matin je change mes batteries et ma recette : la crème pâtissière est remplacée par de la compote de pommes (que j’avais faite la veille). Mais pour éviter que la pâte brisée soit détrempée par la compote, j’ai étalé dessus des speculoos concassés et l’ai mise à précuire 10 minutes au four.

Ensuite, j’ai étalé la compote sur le fond couvert de speculoos et garni classiquement avec des lamelles de pommes. Sur ce:  30 minutes de cuisson à 200°.

Résultat pas trop mal ma foi… Il semblerait que j’ai enfin trouvé un truc qui fonctionne vraiment pour éviter les fonds de tarte mouillés. J’ai obtenu une pâte très fine qui avait la consistance des gâteaux secs.  Les speculoos avaient fondu dans la compote.

Marc ne raffole pas de la cannelle (des speculoos) mais a trouvé que ça allait bien avec les pommes. La prochaine fois, j’utiliserai des gâteaux secs  au citron par exemple.

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Un raté plus difficile à avaler (au sens propre) en ce beau dimanche : notre essai de confit de magret de canard. Je préfère ne pas mettre la photo.

La veille, nous avions repéré une recette à faire au four : le magret, plongé dans de la graisse d’oie, est cuit deux heures à 160°. Simple, apparemment? C’est parti!

Résultat : le magret à réduit de moitié en volume et est devenu dur comme du béton.

Nous l’avons jeté, ne tenant pas à nous casser une dent.

Autrefois quand nous habitions Paris, nous avions fait, entre autres, du confit avec des résultats satisfaisants. La recette était différente. C’était en cocotte à feu doux pour des cuisses de canard. Quelle est la différence fondamentale?

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Amis experts en cuisine : SOS!

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Publié le 20 août 2017 par Leodamgan dans Aliments et boissons, Non classé, Recettes

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Pont sur un torrent de pierres. Etape 2 : les pierres et les plantations.   40 comments

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On continue, il n’y a pas de raison de s’arrêter en si bon chemin.

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voilà le résultat.

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D’abord nous avons creusé le lit du torrent, normal.

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Ensuite, avec la terre extraite du lit, nous avons remanié les volumes de terre.

Un bon moyen de retenir la terre : une lame d’aluminium flexible.

Pour circuler sans se « gadouer » les pieds : des plaques d’opus incertum.

Les rosiers sous la pergola devenant un peu accrocheurs, plutôt que de tendre une ficelle pour réfréner leurs ardeurs,

nous avons cloué sur deux poteaux de la pergola un chevron et une planche à la même hauteur que ceux de la clôture

et peints de la même couleur bien sûr.

En haut à gauche, les plantes à larges feuilles sont de la consoude, un bon engrais naturel.

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Cette consoude (la plante à fleurs bleues) prend ses aises à l’époque de la floraison, en avril,

mais  reprend des proportions raisonnables une fois les tiges florales fanées coupées.

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Pour les pierres du torrent, nous avons récupéré celles d’un coin que nous voulions démonter, proche du bassin.

Il a fallu, non seulement récupérer les pierres mais les trier par taille (merci Françoise!).

On sèmera de la pelouse à cet endroit là.

Il y avait là deux petits conifères : un juniperus taillé en nuage qui rejoindra  un coin japonisant

et un thuya qui ira meubler les rives de notre torrent de pierres.

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Dans la nature, en montagne, les pierres s’entassent naturellement un peu partout surtout dans les torrents

mais chez nous, avec notre terrain argileux, les cailloux seraient vite enfouis dans la boue à l’occasion des pluies.

Alors nous avons triché.

Nous avons mis un film protecteur au fond du lit du torrent

et consolidé les parois avec des demi-rondins.

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On a d’abord placé les petits gravillons, puis les pierres de taille moyenne et enfin les grosses.

Et même du bois pétrifié qu’on avait depuis longtemps (on ne se refuse rien).

A chaque extrémité de ce « bras » de torrent on a fait une sorte d’auvent sous la passerelle  comme si l’eau s’enfuyait par là.

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Il était temps de meubler les rives.

Il se trouvait que j’avais un tas d’iris à diviser, alors j’en ai replanté  un peu partout.

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On a intégré le petit thuya récupéré lors du démontage de la zone de galets (voir plus haut).

Il a bénéficié d’un reste de gravillons pour être dans le ton.

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J’ai planté aussi une véronique (venue d’ailleurs) : c’est le petit arbuste rond qui ressemble à un conifère. Vous le voyez?

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Pour couvrir les pentes, un peu de sédum récupéré convient bien. Il va s’étoffer.

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Comme plante de « rive », le bergenia s’impose.  Il s’agit là de boutures plutôt que de rejets.

Donc les plantes garderont un aspect avachi quelque temps

mais elles redeviendront pimpantes pour le printemps prochain (avec des fleurs, j’espère!).

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J’ai propagé de l’helxine entre les pas  de pierre.

Certains trouvent cette plante excessivement envahissante, le fait est est qu’il y a de ça…

Il n’y a pas plus facile à propager.

On en arrache quelques poignées (en quantité QSP), on en plaque sur le sol arrosé jusqu’à être boueux et on tasse.

C’est inratable. A arroser par temps de canicule mais autrement aucun soin n’est nécessaire.

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C’est fini pour les plantations.

Mais on est en train de passer à autre chose en  ce moment…

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