Week-end de l’Ascension à Etel   64 comments

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Avec un peu de chance

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et de bons yeux, on arrive à distinguer les bateaux au milieu des autos du parking du port..

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pique-nique, les pieds (presque) dans l’eau

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et bronzette post-prandiale.

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Ça mord?

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Drôle de piste cyclable.

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On commence à sortir les bateaux ancrés dans le port depuis l’année dernière….

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Bref, les touristes arrivent…

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Publié le 1 juin 2019 par Leodamgan dans Etel, Non classé, Voyages

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Ménage dans la jungle de la rocaille   71 comments

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Il était temps…

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Le vieil agave que Marc possédait en pot depuis au moins 50 ans avait été planté dans la rocaille il y a 6 ans.

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Non seulement il avait fait plein de rejets dans la rocaille mais en plus, il avait décidé de se coucher. Adieu monde cruel.

Son voisin le phormium (à droite) était devenu si envahissant que notre coin « désertique » se transformait en jungle hérissée de pointes.

Il fallait prendre une décision et agir.

Objectif : arracher le phormium et tous les agaves sauf un , le plus beau rejeton qu’on plante à la place du vieux , afin que le voisin (agave Havardiana) puisse respirer.

Nous sommes trop vieux pour cela, aussi nous avons fait appel  à un professionnel qui n’a pas rechigné à la tâche.

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Dire que ce fut simple, non…

Il fallut ligoter le rejeton à replanter afin d’échapper à ses meurtrières pointes. On a eu beau lui  dire que c’était pour son bien…

Notre « chaise à porteurs » qui était utilisée du temps où l’agave était en pot et que nous le sortions de la serre… Fut utilisée  pour extirper le rejeton récalcitrant.

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Le rejeton une fois mis en place, il a fallu s’occuper du phormium qui avait pris ses aises… et ses racines.

Barre à mine et tire-fort furent nécessaires.

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Ensuite, la récompense… Etaler le sable, reconstituer le côté désertique, le plaisir des photos sous tous les angles.

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Sans doute le côté « lonesome cowboy » a poussé Marc à commander deux petits yuccas rostratas pour accompagner le grand que nous avions depuis plusieurs années.

C’est le professionnel qui avait dessouché les vieux arbustes qui occupaient le terrain mais c’est marc qui a fait les trous pour les yuccas!

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Pour le plaisir, on met la dernière image en plus grand!

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Publié le 18 mai 2019 par Leodamgan dans Aménagement et entretien au jardin d'ornement, Non classé

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Samedi 04/05/2019 7h30 heure locale   65 comments

Et de surcroît.. il fait vent et pluie..

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Impec..

Il y a des jours comme ça où les choses se liguent contre toi.. l’adversité montre sa toute puissance.. l’emmerde immanent qui se tenait coi soudain sort de son mutisme.. les éléments se regroupent et, bribes par bribes, te construisent une journée de merde.. une de celles qui frappent au plus profond de ton cerveau reptilien.. celui de Neandertal..

Envie de retrouver de la chaleur.. de la lumière.. se terrer au fond de sa grotte alors que dehors la nature se fait menaçante.. hostile…

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tu es sûr que ça va mal rouler.. que l’essuie-glace va racler misérablement l’eau polluée qui caviarde ta vision..

que les lumières vont se multiplier par cent.. par mille.. twinckle twinckle dans tes yeux.. phares.. feux stop.. enseignes…
La buée va en rajouter.. dans le fracas du ventilateur censé désembuer.. alors que tu as bien mis le curseur sur la position pare-brise..
celle au dessus du mec qui reçoit l’air chaud façon sèche-pif.. un misérable rond là en bas à te tordre le cou…

Bien sûr ce sont des jours où les piétons qui se hâtent sous leur parapluie vont traverser n’importe où..
et toi tu vas lutter.. dans ce bruit de soufflerie meudonnien.. le revers de la main trempé à force de vaines tentatives d’enlever ce calque sur le verre…
Dehors la pluie redouble.. les essuie-glace garfunkelisent : « I’m leaving.. I’m  leaving.. critch.. croutch.. »…

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Cette fois tu luttes.. Gilliat contre le monstre…
Le menton sur le volant.. par la faible meurtrière du bas du pare brise.. les yeux brûlants à force de fixer..
tous les sens en éveil comme un animal traqué par mille dangers, tu avances.. père prenez garde à droite.. père prenez garde à gauche..  ah misère…

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Pourtant qu’elle est belle la buée sur un verre de ti punch sous les cocotiers.. dans le chant des géopélies…
c’est ça raccroche toi à du positif.. pense pas que tu pourrais crever.. ah punaise.. s’arrêter.. sortir le cric, la manivelle.. changer sa roue..
dans cet enfer.. mais que t’ai-je fait mère nature.. ou que n’ai-je pas fait que tu me punisses ainsi.. eh oui.. s’annonce rude la journée..

Allez, une pensée pour le marin pêcheur qui fait ça là-bas.. loin..  dans des conditions bien pires.. sur un sol qui roule et se dérobe..
maniant élingues et treuils qui peuvent t’estropier à tout moment.. avec la vague qui peut te balancer par dessus bord juste pour le plaisir…

Ouais.. y’a pire..

Marc

Publié le 4 mai 2019 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Quand la lande bretonne se couvre d’or.   62 comments

Cette  fois ça y est..

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de Cancale à Josselin.. de Plogoff à Plélan  la Bretagne  se couvre d’or…

Breizh izel.. et  même Breiz uhel se  parent des couleurs du printemps..

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L’ajonc, à ne pas confondre avec le genêt, nous offre sa splendeur..

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 le long des routes,

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des sentiers,

de la dune..

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Il résiste à tout,  au vent  salé, à la pollution..

Il est là pour nous annoncer le printemps et couvrir de jaune le paysage..

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Il parait que la nuit les korrigans viennent parfois le parer de pièces d’or..

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Mais malheur à celui  qui, cherchant le magot, croisera la route de l’Ankou sur un de ces  chemins bordés de murets moussus..

où, fut un temps, on y entendait le cri de la chouette..

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On dit que certaines nuits  les sirènes de la  ville d’Ys,

terre de Gradlon, viennent y chercher la mandragore  pour  distiller leurs philtres d’amour pour les marins au cœur meurtri..

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Elles viennent quand la vague est forte et laissent sur leur passage des morceaux de pourpre.. qui s’accrochent en longues tiges..

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Elle est belle cette terre au printemps..  elle est belle la dune…

Je les aime ces plantes..  j’aime  les ajoncs qui résistent, s’obstinent  et qui pourraient avoir de la rancœur..

Mais, au contraire, nous offrent ce paradis doré..

Publié le 14 avril 2019 par Leodamgan dans Non classé

Cette immense affection qu’ils nous ont donnée sans compter…   68 comments

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ces chats…

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Le premier s’appelait Choupetto… va savoir pourquoi mon père avait choisi ce nom..

C’était un petit chat noir avec une petite tache blanche au cou.. il y a si longtemps que je m’en souviens à peine..  mais il était toujours avec moi.. le soir il s’endormait sur mes pieds dans le lit.. avec lui j’étais rassuré.. j’avais moins peur du noir et des ombres bizarres le long du mur..

Je me souviens qu’étant malade, la rougeole peut-être .. le médecin avait interdit que le chat  me rejoigne.. mon père avait mis des planches pour barricader l’entrée..

Mais  au matin je sentais sur les pieds la chaleur de Choupetto…

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Le second est plus récent..  quelques années après que nous nous soyons installés dans notre maison..  j’avais remarqué sur le tas de compost un énorme siamois.. qui feulait et crachait quand je m’approchais avec la brouette.. je lui  jetais des mottes de terre et à regret il quittait son tas de  feuilles mortes en  chouinant  pour disparaître à travers un trou du grillage..

Nos rencontres se sont établies ainsi.. il feulait.. je lui jetais des mottes de terre…

Un jour  de printemps.. alors que je travaillais devant la maison, il est sorti d’un massif et s’est dirigé vers moi..  en miaulant.. un peu inquiet, je n’ai pas bougé.. gardant quand même ma bêche à la main.. et il est venu se frotter le long de mes jambes..

Quelques semaines après.. le même manège..   c’était un jour où nous avions mangé du poulet,  Mo et moi.. je suis vite rentré et suis ressorti avec, oui  je sais, je n’avais rien d’autre..

J’en ai posé par terre  et me suis éloigné.. il a mangé.. et est reparti..

Puis vint le fameux jour.. la porte-fenêtre de la terrasse était ouverte…

Il est rentré dans la maison..  a fait son tour.. reniflant partout.. là où le petit chat du voisin avait de temps en temps l’habitude de venir..

Il était là ce jour là,  le petit chat, que nous avions surnommé « bestiole »,  somnolant  sur une chaise..

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L’énorme siamois a terminé son tour..  se redirigeant  vers l’ouverture sur la terrasse..  il s’est arrêté près de la chaise où  s’inquiétait déjà le chat du voisin.. et comme si c’était un coussin, sans un bruit,  sans la moindre hésitation, il a sauté sur la chaise.. provoquant une folle terreur de l’occupant..

Quel symbole, quel geste.. il l’a ignoré..  comme s’il n’existait pas.. il s’est installé sur la chaise… et disons le.. il s’est installé chez nous..

Un siamois énorme.. aux yeux d’un bleu.. avec une des canines du bas en moins..

Au début j’ai cru que son poil était ainsi.. en fait il était rêche de terre et de sa vie de desperado..

J’ai acheté tout le matériel qui convient.. brosse. .. gamelle..

Avec Mo,  on a cherché un nom.. car pour le vétérinaire qui l’inspectait pour lui faire vaccins et autres traitements..  fallait  lui donner un état civil…

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Comme il avait des yeux inquiétants et surtout un feulement très impressionnant, on l’a appelé Raspoutine…

C’est ainsi qu’il est entré dans notre maison.. dans notre vie.. dans notre cœur..

Il gardait la maison.. Quand une personne passait dans la rue,  il poussait son cri rauque et long.. le bout de sa queue indiquait la menace..

Le plombier en avait peur..  c’est un cri étrange que le cri du siamois.. presque humain..

Quand nous devions le laisser chez le vétérinaire  pour ses vaccins et que nous partions au boulot, il est souvent arrivé que, rentrant le soir, nous le retrouvions tout calme dans  sa cage alors que le vétérinaire..  presque deux mètres et 120 kg n’avait pas osé aller le chercher.. même avec  ses gros gants épais..

Il nous racontait que  le chat se calmait dès qu’il entendait notre voix derrière la porte..

 

 

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J’allais le prendre dans la cage.. le saluant d’un « alors le chat » auquel il répondait par un « moin.. » ..  chargé de reproches.

Je le mettais sur mon épaule et nous repartions vers la voiture..

Au retour il se précipitait en miaulant comme un perdu au bas du meuble du micro-onde attendant son poisson..

Ensuite il faisait son tour dehors.. parfois il passait la nuit..  mais souvent il suffisait que je fasse un petit bruit avec  mes lèvres.. il me répondait  « moin.. » .. et rentrait..

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Le soir, je me couchais, j’entendais ses pas sur le plancher..  pouf.. un gros poids sur la poitrine..

Il calait son museau  sous ma barbe.. et nous partions lui et moi au pays des rêves…
Il s’est battu avec tous les chats du quartier, étendant son domaine..   il en a même tué un..

Quelques fois, il est revenu sévèrement mordu.. infection..  piqures.. piqures que je lui faisais :  « moin.. »..  Ce  chat nous avait choisi..

Une année  je me suis retrouvé coincé au lit par une sciatique paralysante.. 10 jours..  Mo était à l’hôpital  ..

Il ne me quittait que pour aller faire ses besoins dans sa caisse et manger quand mes parents venaient me porter la  pitance..

10 jours.. 10 nuits  près de moi..  soit en câlins ronronnants et léchouillants et en grosses griffes qui me malaxaient  le côté.. soit en long roupillons..

Il parait que les chats ne sont pas capables d’amour comme les chiens.. qu’ils sont intéressés.. et n’acceptent la caresse qu’au prix à payer pour la ration quotidienne…

Qui peut écrire des choses pareilles..

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Ce chat savait communiquer.. me dire ce qui allait ce qui n’allait pas.. ce qu’il voulait..

Souvent je le mettais sur l’épaule et nous faisions  le tour du jardin.. je m’arrêtais près d’une fleur  et je lui disais   « sens »  et il avançait le cou…

Il  pesait  pas loin de 9 kg… hé oui.. ses anciens maitres lui avaient ôté ..

Alors il n’avait plus une grande souplesse pour grimper haut dans les arbres..

Mais quelle force il mettait à faire ses griffes quand je le posais sur une branche haute…

Il a  passé un bon nombre d’années comme ça.. et puis il est tombé malade..  une suite de bagarre a décrété le vétérinaire.. le sida du chat…

Il toussait le pauvre..  alors a commencé son long traitement,  piqures, visites vétérinaire… la nuit je l’entendais tousser à  perdre l’âme.. Un printemps est arrivé.. début d’été.. la situation devenait de plus en plus difficile.. il perdait l’appétit.. j’avais beau essayer de lui donner des choses originales.. variées…

Le vétérinaire dit qu’une décision s’imposait..  j’ai trainé jusqu’au jour de mon anniversaire.. nous avons partagé un peu de crabe…

Et puis  dans la soirée.. j’ai vu qu’il cherchait à se cacher.. j’ai compris.. il ne voulait pas que je souffre..

Partir comme il était venu.. un desperado..

J’ai fait un grand trou dans le jardin.. sous son poirier.. Mo a donné un beau carré de tissu…

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Do svidaniya  Raspoutine….

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Publié le 7 avril 2019 par Leodamgan dans chats, Faune domestique, Non classé

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Tiramisu chocolat/rhum/passion   50 comments

Nous en avons fait plusieurs fois.

Ingrédients (pour 6 personnes)

        • 2 paquets de biscuits à la cuillère
        • 200 g de chocolat blanc
        • 6 cuillères à soupe de crème liquide
        • 300 g de mascarpone

Pour le sirop

        • 5 fruits de la passion
        • 60 g de sucre vanillé
        • 4 cuillères à soupe de rhum

Ouvrez les fruits de la passion et récupérez leur jus et leurs graines.

Préparez le sirop en faisant bouillir 25 cl d’eau avec le sucre, le jus et les graines des fruits de la passion 10 mn.

Laissez refroidir, puis ajoutez le rhum.

Filtrez le jus mais réservez une partie du jus avec les graines.

Pendant ce temps laissez fondre au bain-Marie le chocolat blanc cassé en morceaux dans 6 cuillères à soupe de crème fraiche liquide.

 

Laisser refroidir le mélange chocolat/crème

Pendant ce temps tassez les biscuits à la cuillère pour tapisser le fond des moules.

(nous avons utilisé des emballages alimentaires car nous allons congeler ces desserts préparés d’avance qui ne sont que pour nous deux.

Bien entendu, si vous recevez le lendemain, utilisez des récipients plus jolis).

Le mélange chocolat/crème ayant tiédi, y ajouter le mascarpone avec énergie jusqu’à obtenir une texture bien lisse.

 

Imbiber les biscuits à la cuillère avec le jus filtré des fruits de la passion additionné de rhum.

Répartir dans les moules la crème au mascarpone.

Garnir le dessus du reste de jus de fruits avec les graines.

 

Enfin: pour un dessert préparé à l’avance: refermer le couvercles des récipients alimentaires pour les ranger au congélateur.

Si vous recevez des invités le lendemain : mettre au frais plusieurs heures.

Bonne dégustation!

 

 

Publié le 24 mars 2019 par Leodamgan dans Aliments et boissons, Non classé, Recettes

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Port Louis, Port Louis et Port Louis.   65 comments

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Coïncidence.. hasard.. Le hasard n’existe pas écrivait KO Schmidt..

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Alors va comprendre Charles comme disait la publicité…

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Nous avons posé une partie de notre vie à Etel.

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pas loin de Port Louis..

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Et nous  posons régulièrement nos valises  bien au sud.. à coté de  Port Louis.. capitale de  Maurice… Deux villes distantes de 9718 km..

Deux villes  dont le nom est rattaché à deux rois de France Louis XIII  pour   celle du Morbihan.. Louis XV pour l’autre..

Deux villes qui ne sont pas  rattachées par un jumelage.. alors que..

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Aujourd’hui encore, à Maurice,  le trafic est  intense..  des gros  navires méthaniers…. porte containers..   garde-côtes… attendent  pour entrer dans Port Louis..

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Cela ne semble pas trop perturber  les cétacés qui séjournent au large..  cachalots, orques, globicéphales ..

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La ville est vivante, attachante.   Le marché couvert .. un festival de couleurs et d’odeurs.. les épices .. les cachemires…

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Une grande esplanade devant le port.. une  place bordée de  cocotiers  et derrière… au loin… les montagnes.. le Pouce… Montagne Longue.. Both..   présence volcanique aux flancs   couverts de goyaviers..

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10 000 km  au nord..  l’autre Port Louis.. un peu abrité des fureurs de l’océan par la presqu’ile de Gavre et  sa petite mer..

Port Louis  porte de Lorient.. An Oriant.. d’où partaient  les  lourds vaisseaux..  route des Indes, des épices, de la soie.. porcelaines.. laques..

La compagnie  des Indes.  Bien sur que les navires faisaient  escale en l’Isle de France.. à Port Louis..

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La citadelle de  Port Louis.. construite au 16eme  siècle par les espagnols.. le Fort de  l’aigle..

C’est là que Colbert décide d’y installer la Compagnie des Indes..  un chantier naval.. les ouvriers s’y installent.. Lorient  en un mot est né..

Hasard de cette  rencontre avec deux villes qui portent le même nom..  avec un passé partagé..  il reste un autre Port Louis.. en Guadeloupe..

 

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Devons nous prendre cela comme un signe..  une invitation au voyage ?

Publié le 10 mars 2019 par Leodamgan dans Non classé, Voyages

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