Un nuage d’abeilles dans le sarcococca en février 2019   70 comments

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L’arbuste doit attirer toutes les abeilles du quartier…

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Le sarcococca est un arbuste  originaire de Nouvelle-Zélande à feuillage persistant vernissé.

Il pousse lentement et a tendance à drageonner. Il se ressème spontanément.

Ses fleurs, petites virgules insignifiantes, diffusent un parfum aussi puissant que celui du jasmin.  On le sent à plusieurs mètres à la ronde.

A proximité, on se croirait dans une parfumerie.

Il fleurit en plein hiver et dès que les températures montent au dessus de zéro au soleil en milieu de journée, les abeilles accourent en nombre!

Ce qui me fait bien plaisir.

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Quelques portraits de mes copines.

 

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Publié le 16 février 2019 par Leodamgan dans Faune domestique, Non classé

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Il n’y a plus d’oiseaux chez nous   80 comments

A part

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des corbeaux (corneilles plutôt), des pies, des perruches à collier, quelques pigeons et quelques très rares moineaux.

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Plus de mésanges bleues ou charbonnières ou nonnettes ou ces adorables petites mésanges à longue queue.

Plus de merles moqueurs ni de verdiers ni de sitelles ni de chardonnerets ni de pinsons…

Je ne vois même plus d’étourneaux. Ce ne sont pourtant pas mes oiseaux préférés.

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Quand je vois des photos que j’avais prises il y a quelques années, cela me serre le cœur.

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Et pourquoi toutes ces disparitions?

Le virus Usutu, qui touche particulièrement les merles, se propage par le moustique Culex.

Les merles et autres volatiles de la Région sont frappés par un mal silencieux. S’attaquant à certaines espèces d’oiseaux, le virus Usutu se manifeste en particulier à Paris et dans les Yvelines, selon les observations du réseau Sagir, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Usutu monte en puissance depuis qu’il est apparu en France en 2015 dans le Haut-Rhin et dans le Rhône. Sagir mentionne quatre départements concernés par le virus en 2016, cinq en 2017 et 17 au 27 août dernier. « Cette année, la circulation du virus Usutu est extrêmement active », déclare Anouk Decors, responsable scientifique du réseau de surveillance épidémiologique des animaux sauvages en France.…

https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/en-ile-de-france-les-merles-disparaissent-en-silence-3789581

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A Paris, 3 moineaux sur 4 ont disparu.

Cette espèce, qui préfère pourtant les zones urbaines, déserte les rues, parcs et jardins de la capitale. Une étude ornithologique avance plusieurs raisons à ce phénomène.

Les trois quarts des «moineaux domestiques» – malgré son nom complet, il s’agit d’un oiseau sauvage – auraient disparu de la capitale hexagonale entre 2003 et 2016, selon une étude du Centre ornithologique Île-de-France (Corif) et de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

D’après ce que j’ai lu par ci par là, les causes seraient multiples : outre le virus, l’urbanisation et l’isolation énergétique des bâtiments, le moineaux logeant souvent dans des fissures. Aussi en cause, la raréfaction des insectes, donc de leur alimentation, due bien sûr, aux pesticides.

Un article assez complet ici :

http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/09/19/01008-20170919ARTFIG00291–paris-trois-moineaux-sur-quatre-ont-disparu.php

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Le printemps prochain risque d’être silencieux.

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Publié le 27 janvier 2019 par Leodamgan dans Ecologie, Faune sauvage, Non classé

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Blog en pause   63 comments

Pour ne pas vous contaminer avec mes microbes

Ben voilà..  ça a commencé doucement par un petit picotement dans la gorge et le nez qui coule..

Marc est passé à la  pharmacie et est revenu avec tout ce qu’il fallait.. sirop.. nébuliseur  aux huiles essentielles.. pastilles  etc.. un kit  parait il aussi efficace que la  6eme flotte.. bref j’avais la force de frappe du Missouri et du Bismarck réunis..

Seulement voilà.. je ne sais quel alien avait réussi à pénétrer  l’édifice mais je me suis retrouvée avec un nez façon Niagara.. des bronches façon incendie de Londres en 1666.. et dans la  tête.. les bandas d’un match Perpignan Montpellier.

Comme de surcroit, étant gagnée par la fièvre du samedi soir.. et la toux qui n’était pas de pique.. la situation semblait désormais relever plus de la prestation  Diaphoirus que de la médication par mon époux qui, faut bien le dire.. malgré ses soins attentifs a été vaine..

Lundi j’ai donc poireauté presque deux heures à la consultation.. dans une salle où semblait régner une atmosphère de concours.. à qui la plus belle quinte.. que penses tu de ma rafale d’éternuements.. et ma toux.. pas convaincante ma toux? En un  mot : « où vas-tu bacille.. ».

En moins d’un quart d’heure la messe était dite.. je suis ressortie avec une prescription aussi longue qu’une lettre de président.. et une pharmacopée à faire frémir la ministre de la santé.. qui ne pense qu’au trou.. antibiotique comme ci.. cortisone comme ça.. doliprane..  sirop.. et autres  garnitures..

Bref, je vais mieux aujourd’hui mais j’ai encore quelques jours de traitement…

Ce qui m’anéantit le plus.. c’est que demain dimanche.. tintin.. nib.. polop.. macache.. pas de ti punch dominical..  parait qu’avec les antibios faut éviter.. la scoumoune..

Voilà, tout cela pour  vous dire pourquoi mon  billet hebdo est court.. vu qu’ayant eu  les hémisphères cérébelleux encalminés toute la semaine.. le vent de l’inspiration n’a pas  gonflé la voile de  ma rédaction..

Marc

Donc, merci Marc d’avoir guidé mes doigts sur le clavier.

Mo

Publié le 19 janvier 2019 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc, sante

Bro gozh ma zadoù   59 comments

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Que dire de la colline écrasée de soleil.. des pins qui se penchent vers la mer bleue.. immensément bleue…

Le chant des cigales… cette chaleur qui vous prend… la sieste sous les muriers platanes..

les fourmis qui courent  sur le fil de fer là.. au dessus de la tête tandis qu’une incoercible envie de dormir..

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Que dire des petits matins dans la forêt des  landes.. en marchant entre les bruyères et les fougères.. cette odeur forte d’humidité.. le pas élastique sur le sol couvert d’aiguilles de pins.. l’odeur de la  résine qui suinte vers les petits pots d’argile..

On se dirige vers le  lac  qui fume..  saupoudré du jaune du pollen des pins.. le  martellement au loin du pic.. et un gros remous la bas  près des nénuphars..

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Que dire  du ciel  étoilé..  du chant des grillons..

des insectes de la nuit quand la tiède brise de mer passe au dessus du maquis encore chaud de la  journée et vous porte cette odeur unique..

des  plantes du maquis.. bruyères.. arbousiers.. cistes.. myrtes..

Les marins grecs  qui la nommaient Callisté.. prétendaient qu’on sentait cette ile avant de la voir..

Oui.. tous ces  moments.. tous ces instants de ma jeunesse.. Le Pradet.. Ondres.. Solenzara..

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Pourtant..  depuis 15 ans que nous sommes ici.. je n’ai pas de nostalgie…  Peut être parce que je suis sûr que je ne pourrais retrouver ces souvenirs..

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mais aussi  parce que,  quand nous arrivons à Lann Bihoué,  que l’avion amorce son dernier virage sur le tarmac,

j’ai l’impression de revenir  d’un lieu d’où je ne suis jamais vraiment parti..

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Pourquoi ici.. j’aime la pluie.. le vent.. le vrai.. comme le mistral.. celui qui fait chanter les fils..

gronder la barre au loin comme si un train sans fin déchirait  le souffle de la nuit..

Pourquoi je me sens si misérable face à ces tonnes d’eaux vertes et écumantes qui se fracassent sur la côte sauvage..

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et qui peuvent en  quelques jours se retrouver si bleues.. si calmes..

Pourquoi j’aime ces arbustes qui poussent dans le  vent salé, l’ajonc qui nous offre son or presque toute l’année

Le cri des goélands piailleurs et bagarreurs qui se chipotent  pour une étoile de mer ou un morceau de papier..

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Et les sentiers..  qui serpentent entres des murets moussus et couverts d’arbustes..

on s’attend à tout moment à entendre le cri de la chouette.. ou même de voir l’Ankou et sa carriole grinçante..

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Les chemins dans la dune..  aux plantes si belles et parfois rares qui  résistent aux conditions les plus rudes.. vent.. sable..

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Et parfois l’eau salée quand, dans un effort énorme, la terrible  alliance de la houle et du vent .. permet à la mer d’aller couvrir des endroits que d’ordinaire elle ne voit  que de loin, laissant à  son départ ses cadeaux d’estran.. algues.. goémon.. varech.. peu importe le nom.. morceaux de bois galets roulés et roulés encore..

Que dire  de toute cela… né à Paris depuis pas mal de générations.. serais-je en train de trahir mes ancêtres… Bro gozh ma zadoù..

C’est vrai que  je n’ose même plus  retourner à Paris tellement je souffre de voir ce qu’il est devenu..

Alors  ça doit être un réflexe de survie.. je me suis créé un nouveau pays.. ou un besoin de se raccrocher à la nature.. aux rochers immuables qui seront encore là bien après nous..   au menhirs qui  veillent sur  ce coin  comme des soldats pétrifiés..

Il y a dans cette terre sauvage accrochée sur son granit ..offerte aux terribles vents.. quelque  sort.. quelque charme.. qui  attrape l’âme aussi surement qu’un bagad peut, à sa guise, donner envie de danser.. ou de pleurer ..

 

 

Chaque pays a sa folie, la Bretagne les a toutes.

 (Jacques Cambry, fondateur de l’Académie celtique en 1805).

Marc

 

Publié le 7 janvier 2019 par Leodamgan dans Bretagne, Non classé, Prose à Marc

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Juste un hommage   60 comments

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Cette semaine, la télévision  a occupé une bonne partie d’une  après-midi  bruineuse en passant le film « Troie »..

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plus de 03h00 de péplum.. avec  la belle Diane Krüger en Hélène.. Brad  Pitt en Achille..et Lawrence d’Arabie en Priam..  (même Ned Stark nous faisait Ulysse..)

Grand spectacle hollywoodien.. combats.. lances.. tout ça sentait la sueur et le sang.. et les nobles sentiments..

Un peu d’états d’âmes de Brad pour philosopher sur les vicissitudes d’être un héros..

Pour un peu on entendait Cloclo  chanter le mal aimé..

Moi j’ai pensé à deux  professeurs qui ont marqué ma scolarité.. et  pourquoi  pas, ma vie..

Un prof d’Histoire.. et un prof de Français.

Pendant qu’Achille zigouillait à tout va, me revenaient  ces vers de Jarry..

Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D’Éros..

L’agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam

Ce film a dû faire tourner mon vieux prof dans sa tombe.. non.. Paris n’a pas tué  Menelas.. et non Briseis n’a pas égorgé Agammenon..

Ce film est un monument  dans la réécriture  de la mythologie méthode US.. fi d’Andromaque..  Ajax est présenté comme un géant  à moitié abruti..

Peu importe le respect  du texte… du moment que ça saigne..

Ce prof a marqué mon enfance.. il fut notre prof d’histoire et géo de la 6ème  à la 4ème..

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Il parlait grec et latin… lisait le hiéroglyphe dans le texte.. et quand il nous emmenait au Louvre voir les salles Egyptiennes, il  nous décryptait les stèles comme nous on lisait l’Oncle Paul dans Spirou..

Comment ne pas être fasciné.. en fait je n’avais qu’à écouter son cours et  j’en étais imprégné…  imbibé.. c’était gravé à tout jamais… plus de  60 ans après quand j’ai vu ce film..   toutes les incongruités  me sont apparues…

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Ce prof était extraordinaire.. il mettait en scène son cours… n’hésitant pas à s’allonger sur son bureau pour nous expliquer comment on tuait les esclaves..  les  comparant aux allumettes pour  bien nous faire comprendre combien  ces  malheureux n’étaient rien ..

– Vous faites attention à l’allumette quand vous allumez le gaz ?

– ben non..

– eh bien les esclaves, pour Rome, c’était pareil..

J’ai  aimé ce prof… je l’ai admiré..  les années suivantes   peu  de choses me sont restées de mes cours d’histoire et géo..  au bac,  j’ai même fait l’impasse là-dessus,  me concentrant sur les gros  coefficients.. math et physique..

Mais  ce prof..

Il a   gravé ses cours  en moi..

Et l’autre, le prof de Français.. que j’ai eu plusieurs années de suite..  il venait du sud-ouest.. il avait un nom qui prêtait à rire.. le premier jour il a dit je m’appelle.. ‘xxx’.. un frémissement a parcouru la salle..

– Oui, ben voilà.. maintenant vous le savez..

Et puis plus rien.. jamais..  on disait : « j’ai ‘xxx’ en français » .. mais sans penser à rigoler ou à faire une plaisanterie..

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Montaigne                                      Jarry                                                  Jacob                                     Supervielle

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Parfois en arrivant  le matin :

« Ah.. je pensais  vous parler de Montaigne ce matin.. mais en fait,  je voudrais vous parler de Jarry..et  Max Jacob.. »

– vous connaissez.. ?

– non

– ah.. Max Jacob arrêté par la Gestapo écrivit : « Arrêté par la Gestapo, prononcer :  j’ai ta peau »

Et c’était parti.. une heure de découverte, d’écoute ..  un autre monde.. Supervielle, Jarry..

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Georges Fourest ..  « Qu’il est joli garçon l’assassin de Papa.. »

Même s’il nous faisait décortiquer le Misanthrope.. ou Les Caractères.. Il trouvait toujours un moyen de nous ouvrir l’esprit  sur autre chose..

– La Modification.. ? ça vous dit.. ?

– non

Et ça recommençait….

Je le revois nous expliquer les adjectifs  Homériques.. Hector au casque ondoyant..le rusé Ulysse.. Achille au pied léger..

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et l’inénarrable « servante à la belle ceinture » où, à l’aide de gestes,  il tachait de nous expliquer, qu’en fait de ceinture, c’était plus haut que la nature avait été généreuse..   mais tout ça dans le feutré.. dans le pudique..

Ce péplum  américain truffé d’insultes à Homère m’a fait penser à eux et m’a donné envie d’écrire combien j’ai aimé ces deux profs..  puissent ils être,  l’un  à l’Olympe en train de disserter avec Athena  et l’autre dans la galaxie de la Pléiade..

Je voudrais rendre hommage à ces enseignants..   je ne cite par leur  nom..  je ne sais pas  si je peux..   mais je souhaite que  d’autres comme  eux aient pu poursuivre dans cette voie..  dans cette façon.. Si particulière… si captivante..

Savoir fasciner.. savoir faire aimer.. inscrire une empreinte  définitive.. donner l’envie de lire.. de comprendre… d’étendre sa vision..

Sans doute  est-ce l’amour de leur métier et l’amour qu’ils nous portaient qui nous a nimbés..

Merci Monsieur D…. prof d’Histoire et Géo

Merci  Monsieur C….  prof de Français

Marc

 

Publié le 30 décembre 2018 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Noël au balcon?   69 comments

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C’était le 19 décembre..

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Noël au balcon, Pâques aux tisons, nous dégoise* le vieil adage..

L’en a de bonnes le gonze*..   au balcon, tu parles Charles…

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Mais quand dehors ça souffle à 50 nœuds avec le ciel qui presse ses nuages façon essorage de wassingue*..

Au balcon.. mes genoux oui..  ça caille trop des meules*.. même une grenouille ne s’y risquerait pas..

Et  quand je dis grenouille.. c’est histoire de respecter le  dicton et la chanson..

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«  Il pleut il mouille c’est la fête à la grenouille »..

Parce que cette pauvre bête est en train de s’esbigner*..  eh oui..

C’est  drôle  ce qu’ils ont réussi à nous balancer en loucedé* les ricains..

je ne parle pas du  MacDo ou des ailes de poulets tartinées de croustille.. non.. sont plus marles*..

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les doryphores.. le  feu bactérien.. le black bass…

les écrevisses de Louisiane… la grenouille taureau qui atteint le kilo..  la crépidule qui ruine nos coquilles St jacques..

tout ça.. c’est du pur jus Oncle Sam..

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En tout cas.. même un crapaud buffle bien burné* se ferait balayer du  balcon.. avec le zef*  qui fait dehors…

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Ça fait bling bling dans les haubans sur le port..

Ça chanstique* les barlus*..

Avec un temps pareil faut s’acagnarder au pieu*.. en attendant  que ça passe.. hiberner.. en boule…  tarin* dans le fion*  comme les clebs*..

Quand je pense qu’il y a  peu on renaudait parce que la clim’ était en rade..

Alors on a lutté avec les moyens du bord..

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On a  sorti le ti punch..

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et  avec Mo on a  guirlandé..

(rien à voir avec le verbe s’enguirlander)

 

On ne s’est pas mis la rate au court bouillon.. on  a sorti toute notre richesse..

et on a décoré comme on a pu..

Alors, joyeux Noël à tous!

Marc

Dégoiser : parler, jacter

Gonze : individu, mec, type, quidam

Wassingue : serpillière en langage de ch’nord

Meules : fesses, cul, dargif

S’esbigner : s’enfuir, disparaitre

En loucedé : sournoisement, en douce

Marle : malin

burné : courageux, couillu

Zef : vent (on appelle les gens de Brest « les ti zef »)

Chanstiquer: vaciller, faire chanceler

Barlus : bateaux

pieu : lit, plumard

Tarin : nez, pif

Fion : trou du cul

Clebs : chien, clébard

Se mettre la rate au court bouillon : s’inquiéter, mouronner…

Publié le 23 décembre 2018 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Non classé

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Tranche de pain, tranche de vie…   53 comments

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Ce matin, comme tous les dimanches…

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J’ai fait mon viron* du dimanche: le pain, puis le cimetière sur la tombe de mes parents.. un rituel…

Ici dans notre commune, le pain, le bon pain est une denrée rare..

Il a plus  d’innovants qui ont réussi le jumelage avec Monsieur Bricolage… tu as un pain insipide le midi.. et un marteau le soir..

J’ai fait la remarque une fois… le gonze* m’a rétorqué que la ficelle, c’était  fait pour manger   »de suite »…

Mais il y a un boulanger qui fait ses trucs à l’ancienne.. il  est bardé de médailles..  façon meilleure baguette, meilleur éclair etc..

Tout ça pour dire que son bricheton*  a le goût du pain d’avant..  et le dimanche matin, y a intérêt à se pointer à l’aube.. car il y a du peuple..

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En fait, j’en ai déjà parlé… c’est celui qui a installé sa machine à  aspirer les biffetons.. une machine inventée par Bercy sans doute…

En tout cas, pas de bol.. ça fait un mois que  sa moloch à flouze* est en rade.

Tractation à l’ancienne..  faut cigler* dans les doigts farinés et fuselés de la  boulangère.

Bref ce matin, faisant une croix sur ma grasse mat’, je me pointe, le jour se levant à peine, vers les  huit plombes..

Hé ben mauvaise pioche y’avait pas une place pour se  garer…

Obligé de se garer à perpète.. bref, je me gare devant une maison en construction.

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En même temps que je m’extrayais du véhicule.. de dessous la palissade, sort un beau greffier*.. un beau bestiau au poil gris.. un gris tendre… gorge de pigeon.

Le matou se dirige vers moi en miaulant avec véhémence..  tête bien droite.. décidé…  gueule grande ouverte à me montrer ses petits crocs..

Il y a un truc qui lui déplait.. en fait il me demande quelque chose mais quoi..

Je lui parle doucement.. il vient frôler mes fumerons* histoire de déposer ses phéromones..

Il accepte  poliment un gratte-gratte sur le crâne mais sans plus.. juste histoire de dire… « OK gratte moi.. mais agit.. ».

J’ai fermé la caisse à boulons et suis parti chez le roi du fournil..

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A mon retour, à peine arrivé-je à quelques mètres, il est sorti de dessous la voiture pour me vilipender de nouveau.. il venait vers moi, sa petite tête.. ses grands  yeux guettant le geste attendu..

C’est clair, je ne répondais pas à ses espérances..

Je lui ai expliqué  avec regret que je n’avais rien à lui donner…  j’ai refermé le coffre..

Il a dû comprendre que  nous n’étions pas faits pour  partager..

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Il est reparti digne mais déçu.. la queue en l’air.. me découvrant son trou de balle rose..

Ben oui..  j’ai failli.. va savoir..

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Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.

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Marc

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viron : petit tour, balade..

gonze : bonhomme, type..

bricheton : pain

flouze : argent,

cigler : payer

greffier : chat

fumerons : jambes

 

 

Publié le 16 décembre 2018 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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