Protéger les grappes de raisin .   82 comments

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A fin août, nos vignes:

 

muscat de Hambourg non encore coloré,

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chasselas doré,

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 et Ampelia Perdin

semblent bien sans défense.

Les guêpes, frelons et oiseaux doivent déjà saliver…

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Donc, à fin septembre, une seule solution : l’ensachage.

Il faut une certaine patience, j’ai acheté 100 sacs et il en aurait fallu plus.

Ce sont des sacs en organza réutilisables avec un cordonnet coulissant bien pratique.

Évidemment, ils sont plus chers que les sacs en papier que je rachetais tous les ans .

Je verrai si ces nouveaux sacs sont plus efficaces.

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Publié le 6 septembre 2018 par Leodamgan dans Concentré de culture jardinière, Non classé

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Modernité   60 comments

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La boulangerie où j’ai l’usage d’aller était fermée.. en travaux depuis fin juin..

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j’allai donc à la maison mère puisque ces deux boulangeries sont jumelées et on y trouve un pain qui est un pain.. des ficelles trop pâlichonnes à mon goût mais qui ne deviennent pas des bâtons de police le soir..

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j’avais fait remarquer ce phénomène à un autre boulanger.. il m’avait rétorqué, outré, que les ficelles étaient faites pour être mangées dans les quelques heures.. pas à garder pour le soir.. eh oui.. un boulanger qui avait dû sécher les cours.. ou un gougnafier bon à crucifier sur son fournil…

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Bref ce matin, la boulangerie usuelle était ouverte..  transformation significative..  espace plus grand.. présentoir des gâteaux en arc de cercle pour faciliter la file d’attente qui en général se prolonge de plusieurs  bons mètres dans la rue.. une boutique nouvelle.. une caissière nouvelle.. et l’autre qui me connait et que je complimente pour les travaux..  une caisse nouvelle.. et nous y voilà.

Je prends mes pains habituels.. des « petits Morin »  du nom du sous-affluent de la Seine qui coule en Seine et Marne..
(NDLR : en fait il y a le petit Morin et le grand Morin, Morin signifiant marais en briard).

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Je complète avec deux gâteaux et m’apprête à lui tendre mon biffeton de 20 euros.. quand elle m’indique, au bas de la caisse, deux espaces en creux dont l’un muni d’une fente et m’enjoint d’y glisser mon billet… je m’exécute et la machine telle un ministre de Bercy m’aspire goulûment le billet.. pour le recracher aussitôt..
Eh oui, en bon vieux inadapté au modernisme je n’ai pas calé mon billet sur la partie droite de la goulotte.. servant ainsi de guide.. ce qui, avouons le, sans explication, n’est pas d’une évidence biblique..

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(non, cela ne me ressemble pas).

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Fort heureusement, en ces  jours d’aout et si tôt, il n’y avait personne derrière moi pour lever les yeux au ciel en pensant que, décidément, les personnes âgées sont un poids pour les actifs qui n’ont pas que ça à foutre , eh oui.. ces  actifs fringants  greffés  du smartphone.. pas patients.. t’inquiète mon gars.. ton tour viendra.. ! 

( peut être…).

.Je réitère  la manœuvre sous l’œil bienveillant de la caissière.. mon  billet disparait dans cette fente Darmanesque.. et un cliquetis m’annonce dans le creux d’à coté.. tel un bénitier en plastique avec un plan incliné (pas très bien orienté et donc perfectible) la monnaie qui dégringole comme dans les phantasmes de l’oncle Picsou..
Misère.. au lieu d’entendre le traditionnel..  30.. 80.. et 20 qui font 100.. voire,  comme  on disait  du temps d’avant, et 20 ça fera la rue Michel.. une machine.. le gros pognon entre.. le petit pognon sort..

J’en suis resté comme deux ronds de flan.. (c’est la cas de le dire puisque nous parlons monnaie).

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En regagnant la voiture  après avoir trouvé que c’était  pas mal.. j’ai songé à tous ces doigts plus ou moins propres qui allaient caresser cette sébile à flouze..
Z’auraient pu faire balancer un coup de pouit-pouit (désinfectant).. histoire de désinfecter.. ça va devenir rapidement un  nid à microbes.. les scrofuleux.. eczémateux.. les ceusses qui ne se lavent pas les mains après avoir été  lisbroquer ou  couler un bronze..

Beuah.. tu prends  ton pain main droite.. tu changes de main pour récupérer ta braise.. et tu reprends ton pain.. le tartinant avec les cadeaux  bonux.. beuh..
Ça me fait suer de prendre la carte bancaire sans contact.. j’y suis hostile..  mais là..
Je ne vais quand même pas arrêter de manger du brignolet..

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En tout cas..   quelle modernité!

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Marc

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gougniafier  : bon à rien, goujat

flouze : argent. Synonymes : pognon, artiche, braise, blé, radis, oseille, fric, ronds, etc…

lisbroquer : pisser

couler un bronze : faire la grosse commission. Synonyme : poser sa pêche.

brignolet : pain

 

 

 

Publié le 20 août 2018 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Résilience   33 comments

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Voici à quoi ressemblait notre cornouiller sanguin au début :

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Cette variété est surnommée « Winterflame » pour ses jeunes rameaux jaunes et rouges.

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On est censé le recéper régulièrement pour provoquer la pousse de nouveaux rameaux à partir de la base.

J’ai commis l’erreur de le laisser grandir en petit arbre.

Résultat : les branches ne sont plus colorées et il fait de l’ombre aux plantes voisines.

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Le 22 juillet de cette année nous avons taillé court le tronc comme je l’ai raconté dans mon blog.

https://leodamgan.wordpress.com/2018/07/22/on-naime-pas-couper-les-arbres-mais/

Certains commentateurs n’étaient pas très d’accord sur la coupe d’un arbre et je tiens à rassurer ces derniers :

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Il n’est pas mort!

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On n’aime pas couper les arbres mais…   65 comments

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Il y a des cas où on n’a pas trop le choix.

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Comme pour ce petit arbre qui ombrage un massif de fougères et d’autres plantes.

Certes les fougères supportent l’ombre mais celle-ci était tout de même trop opaque.

C’est un viburnum dit « Winter flame » qui est censé avoir des tiges très colorées jaunes et rouges.

Mais en vieillissant (depuis 30 ans) il n’a plus guère de couleurs.

J’aurais dû le recéper tous les ans pour favoriser l’apparition de jeunes tiges à la base et lui conserver l’aspect d’un arbuste mais j’ai omis…

Et maintenant il est un peu tard.

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On y voit plus clair après l’élimination de ce petit arbre, non?

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Publié le 22 juillet 2018 par Leodamgan dans Aménagement et entretien au jardin d'ornement

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Fruits et légumes du jardin, il y a de l’espoir!   75 comments

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En fait, il y a mieux que de l’espoir à cause de la canicule de cette année.

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Les mûres sans épines sont à point dès début juillet.  C’est tôt….

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J’en suis à 6 Kg récoltés  et à 20 pots de confitures.

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et il en reste plein à venir,

cela fait presque peur.

Va  falloir limiter ça  l’an prochain.

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Côté figues, nous récoltons celles dites « figues fleurs » qui mûrissent en été.

La description de la fécondation des figues n’est pas chose aisée

mais  ce qui est certain c’est que la prochaine fructification aura lieu de fin septembre à courant novembre.

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Il y a de la confiture tout de même en attendant.

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Il y a très longtemps qu’on n’a pas eu de tomates mûres avant le 14 juillet (une fois auparavant, une année à canicule…).

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Le raisin se porte bien, merci…

C’est une de nos trois variétés  de vigne : le chasselas doré.

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Je n’arrosais jamais les vignes les années précédentes, convaincue que c’étaient des plantes de terrain sec, voire rocailleux.

Cette année avec la canicule, j’ai arrosé et je n’ai jamais eu de grappes aussi grosses!

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Les pommes  vont bien aussi  pour le moment. On verra ça d’ici un mois…

Ce sont des reines des reinettes.

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C’est sympa d’observer nos futures récoltes après tout le boulot qu’on s’est coltiné les saisons précédentes, non?

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Publié le 15 juillet 2018 par Leodamgan dans Non classé, Récoltes, conservation et confitures

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Mnémosyne   53 comments

Je n’avais pas encore quinze ans.. et je n’avais aucun diplôme..

pas même mon certif comme me le répétaient mes parents..

Ma mère.. elle est l’avait eu son certif.. et puis premier prix du Canton  en « enseignement ménager ».. pas peu fière ma Maman…

Bon tout ça c’était histoire de dire car là dessus ils ont fait ce qu’ils pouvaient pour que je puisse faire ma scolarité.. dans l’établissement où j’étais, en 6ème, ils ne faisaient pas passer le certif.. c’était direct la lune..  en 3eme..le brevet.. ensuite,  ensuite.. là.. c’était la porte ouverte sur le boulot.. ou  alors.. le bac et puis une école.. donc en 1960..   ce fût mon premier examen  exception faite  du concours d’entrée en 6ème. En tout cas.. je devais avoir un diplôme officiel.

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C’était en juin et l’endroit choisi était un établissement rue Geoffroy l’Asnier dans le 4ème  à Paris.. pas compliqué.. le  dur jusqu’à la Bastoche avec les potes.. puis le métro.. on avait potassé tout ça, mais en bons banlieusards, tout cela n’était que routine  pour nous..

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Sauf qu’en juin 60..  y’avait du mouvement social..  ça  merdouillait.. je ne sais plus  pourquoi.. ni par qui mais le jour de l’examen c’était le bazar dans le métro.. les rames passaient au compte-gouttes et je me souviens que quand nous réussîmes à monter dans notre wagon..  en poussant, forçant.. dans le wagon d’à côté un gros bruit  de verre et des cris..  une vitre avait pété sous la pression des  gens.. c’était vrai que dans le métro  quand ça pousse ça pousse.. ça tasse.. là y’a pas de question de distance de promiscuité ou de contact admissible ou non.. là.. tu mixes. tu agglutines.. tu compactes.. bref c’était le bordel.. d’ailleurs ce fut le bordel toute la journée..

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En arrivant à ce collège nous étions passés devant un édifice  « le mémorial du martyr juif inconnu »..  je connaissais le soldat inconnu à l’arc de Triomphe.. mais ça c’était inconnu de moi,  je  savais ce que ces malheureux avaient eu à subir durant la guerre.. ma mère m’avait raconté les mecs en imper et en chapeau.. les rafles, les cris, les gens qui pillaient les appartements désertés.. le Veld’hiv, Drancy.. les camps oui  je  connaissais.. mais  j’ignorais tout de ce mémorial..

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En fait  cette journée  fut particulière.. et Mnémosyne la muse  de  l’histoire  a dû décider  qu’elle s’imprimerait en moi..

Je me souviens de ce jour  pour deux événements..

d’abord l’épreuve d’histoire.. merci Mnémo (nous sommes intimes)  le sujet : les Etats généraux de 1789..

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Et notre vieux prof d’histoire qui enseignait selon la chronologie avait arrêté son ronronnement à la guerre de succession d’Autriche.. j’étais fait.. coincé comme un tacaud dans la vase.. terminé le brevet..  l’échec.. j’en ressentais une telle injustice.. un tel sentiment.. que je me révoltais.. oui.. ce fut le jour où au lieu de plier sous la férule de l’Education Nationale.. lourd de son passé.. Charlemagne.. Ferry.. au lieu d’essayer de  remembrer mes souvenirs de l’école primaire.. faire à minima, sauver les meubles..  guetter un petit 6 ou 8.. gagne petit.. J’écrivis rageusement sur la première ligne.. sur la page spéciale.. celle où on inscrit son nom dans l’angle.. qu’on replie et qu’on colle, j’écrivis et je m’en souviens encore:

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« Convoqués  en 1789.. les derniers états généraux s’étaient réunis  précédemment en 1614 après la mort en 1610 du roi Henri IV, mais je ne peux en dire plus car notre professeur s’est arrêté à la fin de la guerre de succession d’Autriche en 1748 ».

La rage m’étreignait, j’avais signé mon arrêt de mort.. mon échec.. mais au moins j’aurai écrit que je n’y étais pour rien.. j’avais  balancé l’éducation nationale et son professeur qui  avait glandé en chemin..

Je me suis levé.. j’ai déposé ma feuille sur le bureau du surveillant qui a jeté un coup d’œil..

-« déjà..?  » me balança-t-il avec le sourire sadique du  gars qui sait  que c’est foiré..

-« oui.. »  ai-je répondu sèchement..

Je me suis retrouvé dans la cour.. il faisait soleil.. j’avais les tripes nouées.. les larmes prêtes.. mais la rage.. la rage.. je franchis la grande porte.. dehors, une foule immense attendait.. un magma humain.. des têtes avec chapeau.. des  têtes sans chapeaux.. des  mecs avec des appareils photos..

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Qué bazar encore.. comment vais je  passer.. et puis  le  murmure se fit plus précis.. « c’est Ben Gourion.. c’est Ben Gourion.. »

Mnémo me refaisait un signe..

eh oui ce jour là c’était la visite officielle du fondateur d’Israël.. à l’époque je ne savais pas précisément  ..mais je savais que c’était une page d’histoire comme Churchill,  ou de Gaulle ..

La foule se contracta.. bougea comme un être vivant.. et au milieu de tous  ces couvre-chefs sombres.. je vis une masse de cheveux blancs.. qui  se dirigeait vers le mémorial.. Il était entouré.. encerclé.. mais je ne voyais que ses cheveux.. comme un point blanc.. un repère.. la foule se pressant, je pus rejoindre la rue de l’hôtel de Ville pour retourner à la Bastille prendre mon train…

J’avais mes pensées qui se bousculaient « j’ai vu Ben Gourion.. merde.. quand même j’ai vu Ben Gourion.. j’ai loupé mon brevet.. merde.. que va dire Papa.. et Maman ça va lui faire de la peine. »

Je suis rentré à la maison.. Ma mère m’a demandé comme toujours dans ces circonstances..  « alors..? ça a été…? »

j’ai répondu..

–  « boaf.. j’aime mieux rien dire..  tiens, y’avait Ben Gourion .. »

–  « ah oui ils en ont parlé au poste. »

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J’aurais voulu lui dire..  qu’elle me trouve les mots qui font du bien comme savent faire les Mamans.. mais j’ai rien dit.. gardé mon secret.. c’était foiré.. cagué..

 

Les résultats sont arrivés.. l’enveloppe.. la petite lueur qui restait.. un petit espoir..  et la lumière.. j’avais mon brevet!

Mnémo avait dû demander à Zeus.. (Jupiter, c’est  pour après..).

Ensuite j’en ai passé des exams.. j’en ai loupés.. repassés… réussis.. avec mention… mais y’avait personne.

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La fois ou j’ai approché Jeanne Moreau qui tournait Mata Hari à la Bastille..  c’était un jour tranquille.. je revenais de l’école.. à Clichy…

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Eh oui.. Mnémo  n’était venue que ce jour là.. en juin 1960

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Marc

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Publié le 9 juillet 2018 par Leodamgan dans Divertissement, Non classé, Prose à Marc

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Travaux à Pont Lorois et mauvais temps.   55 comments

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Depuis Pont Lorois

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le pont qui relie les rives de la Ria d’Etel à hauteur de Plouhinec,

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on avait une très belle vue…

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avant les travaux.

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Quant à la vue, je ne dirai rien.

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Avec le temps que nous avons eu pendant notre séjour de juin nous étions plutôt contents de quitter la Bretagne.

De plus, il faisait beau avant notre arrivée et maintenant il fait beau depuis notre départ.

Pourquoi tant de haine?

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Publié le 17 juin 2018 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Non classé

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