Archives de la catégorie ‘Faune domestique

Les abeilles au jardin en janvier   92 comments

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Ben si, il y en a …

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surtout grâce à des fleurs parfumées en plein hiver

qui attirent toutes les abeilles du quartier en dehors des périodes de fortes gelées.

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Nous avons un chèvrefeuille arbustif assez parfumé.

Il fleurit de fin décembre à fin février après la chute des feuilles habituellement

mais cette année, avec la douceur du temps, les feuilles sont toujours là.

Il bourdonne d’abeilles en ce moment mais mon appareil photo n’est pas assez performant pour les prendre en plein vol.

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Nous avons aussi aussi des sarcococca humilis.

un arbuste à croissance lente aux feuilles vernissées persistantes et qui fleurit entre décembre et mars.

On est forcé de le remarquer, non à cause de sa floraison (insignifiante) mais de son parfum si fort qu’on se croirait dans une parfumerie.

J’avais apporté un tout petit bouquet de ses fleurs au bureau une fois et les collègues avaient cru que j’avais forcé sur mon parfum.

Eh non, c’étaient juste ces petites virgules blanches…

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On voit vaguement deux abeilles sur la photo, je ne sais pas si vous arrivez à les discerner.

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Si vous êtes intéressés, je peux envoyer des petits plants par la poste (l’arbuste se ressème tout seul).

mais il faudra patienter avant de voir la floraison.

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Quand nous avions essayé la reproduction des poissons combattants.   98 comments

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C’était quand  nous créchions à Paname

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Sans doute l’appel de  la nature, nous avions installé  3 grands aquariums dont un dit  « d’ensemble » avec  plein de poissons qui passaient leur temps à se mettre sur la tronche (les cichlidés étaient un peu teigneux après s’être reproduits)..

L’un des poissons, seul de son espèce dans cet aquarium (c’était préférable) était un Betta splendens rouge bordeaux dit : »combattant » , .

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En fait, il ne combattait rien du tout faute de rival, indifférent aux autres espèces de poissons. On le représente toujours en photo les nageoires déployées en un voile somptueux mais ici, sans personne à impressionner, il trainait, misérablement les nageoires en berne, s’ennuyant comme un biffin un dimanche après midi dans une ville de garnison.

Emus , et soucieux de son équilibre, nous nous sommes mis en tête de lui trouver une compagne, histoire de lui redonner la forme et le moral..

Nous nous sommes lancés dans la documentation et après avoir lu la façon de procéder dans un livre sur les poissons d’aquarium, nous pensions être récompensés de nos efforts par une ribambelle de petits…

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On est censé préparer un aquarium « nursery » pour servir de chambre nuptiale et recevoir les alevins. Cet aquarium est divisé en deux parties par une cloison de verre, son fond est recouvert de sable dans lequel sont enfoncées quelques plantes. Bien sûr, il y a un oxygénateur et un filtre. Tout le confort, en somme.

On doit transférer le mâle d’un côté et la femelle de l’autre côté de la séparation de verre.  Le mâle, excité, doit alors réaliser un radeau en bulles de salive dans lequel il déposera, un à un, les œufs que la femelle pondra. Pendant cette phase d’activité, il ne s’alimentera même pas. La femelle de son côté a le droit de manger copieusement.

Quand le radeau semble terminé, on enlève la séparation, les époux se rejoignent, il n’y a plus qu’à laisser faire la nature en restant discret..  pas question de jouer les mateurs…

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On a suivi scrupuleusement la méthode, nous sommes allés lui chercher la femme de sa vie.. une chouquette mignonne petite femelle betta verte, une poissonne avec tout ce qu’il faut là où il faut.. et on a mis en place la nursery.

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Au début tout marchait comme sur des roulettes : ils se sont examinés  à travers la cloison. Et Marcel  a déployé ses voiles en tournoyant sur lui-même, histoire de lui montrer une partie de ses talents..  Incarnation de la séduction. On ne l’avait jamais vu si beau, le Marcel.. une gravure de mode…

Chiquita avait eu le coup de foudre et avait succombé… elle semblait fascinée et cherchait le moyen de contourner la cloison afin de le rejoindre… eh oui..  pour elle c’était bon dès le premier soir.. notre agence matrimoniale était un succès.

Entre deux danses, le mâle s’est mis à buller comme un fou pour faire son radeau.. les bulles tenaient bien. Chiquita était dans tous ses états.. quant à Marcel..  l’avait manifestement pas envie de se la mettre sur l’oreille pensions nous.. .

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Quand cela nous a paru bon, nous avons enlevé la séparation, ce que les poissons ont réalisé au bout de quelques secondes.

Et là… la bavure.. la boulette.. le drame…

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Marcel a  foncé sur Chiquita qui a frénétiquement cherché à s’enfuir et il lui a flanqué une de ces raclées… le connard quoi.. le sale con qui bat sa femme..

On a récupéré vite fait la femelle mais elle est morte rapidement.  Les coups de tête dans la vessie natatoire, ça ne pardonne pas… la nursery était saccagée, les plantes déracinées, le radeau en bulles dispersé, du sable tourbillonnait…

Alors, on a relu le mode d’emploi. Il y était écrit que le coup de foudre n’était pas garanti. 

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On s’est risqué à acheter une autre femelle, bleue.. on ne lui a pas donné de nom.. vu qu’on commençait à avoir des doutes sur le ciboulot du dit Marcel.. avait on récupéré un cinglé.. un maboule..

Hélas, le même navrant scénario s’est répété…

Faut  confesser qu’on a eu envie de balancer Marcel dans les goguenots,  histoire de lui apprendre les choses de la vie..

il est retourné dans  l’aquarium d’ensemble et s’est de nouveau trainé, ses voiles pendant lamentablement… 

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Voilà donc comment le dieu des poissons a puni « Battling Marcel », le laissant sans descendance.

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Publié 23 novembre 2019 par Leodamgan dans aquariums, combattants, Faune domestique, Non classé

Cette immense affection qu’ils nous ont donnée sans compter…   68 comments

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ces chats…

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Le premier s’appelait Choupetto… va savoir pourquoi mon père avait choisi ce nom..

C’était un petit chat noir avec une petite tache blanche au cou.. il y a si longtemps que je m’en souviens à peine..  mais il était toujours avec moi.. le soir il s’endormait sur mes pieds dans le lit.. avec lui j’étais rassuré.. j’avais moins peur du noir et des ombres bizarres le long du mur..

Je me souviens qu’étant malade, la rougeole peut-être .. le médecin avait interdit que le chat  me rejoigne.. mon père avait mis des planches pour barricader l’entrée..

Mais  au matin je sentais sur les pieds la chaleur de Choupetto…

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Le second est plus récent..  quelques années après que nous nous soyons installés dans notre maison..  j’avais remarqué sur le tas de compost un énorme siamois.. qui feulait et crachait quand je m’approchais avec la brouette.. je lui  jetais des mottes de terre et à regret il quittait son tas de  feuilles mortes en  chouinant  pour disparaître à travers un trou du grillage..

Nos rencontres se sont établies ainsi.. il feulait.. je lui jetais des mottes de terre…

Un jour  de printemps.. alors que je travaillais devant la maison, il est sorti d’un massif et s’est dirigé vers moi..  en miaulant.. un peu inquiet, je n’ai pas bougé.. gardant quand même ma bêche à la main.. et il est venu se frotter le long de mes jambes..

Quelques semaines après.. le même manège..   c’était un jour où nous avions mangé du poulet,  Mo et moi.. je suis vite rentré et suis ressorti avec, oui  je sais, je n’avais rien d’autre..

J’en ai posé par terre  et me suis éloigné.. il a mangé.. et est reparti..

Puis vint le fameux jour.. la porte-fenêtre de la terrasse était ouverte…

Il est rentré dans la maison..  a fait son tour.. reniflant partout.. là où le petit chat du voisin avait de temps en temps l’habitude de venir..

Il était là ce jour là,  le petit chat, que nous avions surnommé « bestiole »,  somnolant  sur une chaise..

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L’énorme siamois a terminé son tour..  se redirigeant  vers l’ouverture sur la terrasse..  il s’est arrêté près de la chaise où  s’inquiétait déjà le chat du voisin.. et comme si c’était un coussin, sans un bruit,  sans la moindre hésitation, il a sauté sur la chaise.. provoquant une folle terreur de l’occupant..

Quel symbole, quel geste.. il l’a ignoré..  comme s’il n’existait pas.. il s’est installé sur la chaise… et disons le.. il s’est installé chez nous..

Un siamois énorme.. aux yeux d’un bleu.. avec une des canines du bas en moins..

Au début j’ai cru que son poil était ainsi.. en fait il était rêche de terre et de sa vie de desperado..

J’ai acheté tout le matériel qui convient.. brosse. .. gamelle..

Avec Mo,  on a cherché un nom.. car pour le vétérinaire qui l’inspectait pour lui faire vaccins et autres traitements..  fallait  lui donner un état civil…

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Comme il avait des yeux inquiétants et surtout un feulement très impressionnant, on l’a appelé Raspoutine…

C’est ainsi qu’il est entré dans notre maison.. dans notre vie.. dans notre cœur..

Il gardait la maison.. Quand une personne passait dans la rue,  il poussait son cri rauque et long.. le bout de sa queue indiquait la menace..

Le plombier en avait peur..  c’est un cri étrange que le cri du siamois.. presque humain..

Quand nous devions le laisser chez le vétérinaire  pour ses vaccins et que nous partions au boulot, il est souvent arrivé que, rentrant le soir, nous le retrouvions tout calme dans  sa cage alors que le vétérinaire..  presque deux mètres et 120 kg n’avait pas osé aller le chercher.. même avec  ses gros gants épais..

Il nous racontait que  le chat se calmait dès qu’il entendait notre voix derrière la porte..

 

 

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J’allais le prendre dans la cage.. le saluant d’un « alors le chat » auquel il répondait par un « moin.. » ..  chargé de reproches.

Je le mettais sur mon épaule et nous repartions vers la voiture..

Au retour il se précipitait en miaulant comme un perdu au bas du meuble du micro-onde attendant son poisson..

Ensuite il faisait son tour dehors.. parfois il passait la nuit..  mais souvent il suffisait que je fasse un petit bruit avec  mes lèvres.. il me répondait  « moin.. » .. et rentrait..

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Le soir, je me couchais, j’entendais ses pas sur le plancher..  pouf.. un gros poids sur la poitrine..

Il calait son museau  sous ma barbe.. et nous partions lui et moi au pays des rêves…
Il s’est battu avec tous les chats du quartier, étendant son domaine..   il en a même tué un..

Quelques fois, il est revenu sévèrement mordu.. infection..  piqures.. piqures que je lui faisais :  « moin.. »..  Ce  chat nous avait choisi..

Une année  je me suis retrouvé coincé au lit par une sciatique paralysante.. 10 jours..  Mo était à l’hôpital  ..

Il ne me quittait que pour aller faire ses besoins dans sa caisse et manger quand mes parents venaient me porter la  pitance..

10 jours.. 10 nuits  près de moi..  soit en câlins ronronnants et léchouillants et en grosses griffes qui me malaxaient  le côté.. soit en long roupillons..

Il parait que les chats ne sont pas capables d’amour comme les chiens.. qu’ils sont intéressés.. et n’acceptent la caresse qu’au prix à payer pour la ration quotidienne…

Qui peut écrire des choses pareilles..

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Ce chat savait communiquer.. me dire ce qui allait ce qui n’allait pas.. ce qu’il voulait..

Souvent je le mettais sur l’épaule et nous faisions  le tour du jardin.. je m’arrêtais près d’une fleur  et je lui disais   « sens »  et il avançait le cou…

Il  pesait  pas loin de 9 kg… hé oui.. ses anciens maitres lui avaient ôté ..

Alors il n’avait plus une grande souplesse pour grimper haut dans les arbres..

Mais quelle force il mettait à faire ses griffes quand je le posais sur une branche haute…

Il a  passé un bon nombre d’années comme ça.. et puis il est tombé malade..  une suite de bagarre a décrété le vétérinaire.. le sida du chat…

Il toussait le pauvre..  alors a commencé son long traitement,  piqures, visites vétérinaire… la nuit je l’entendais tousser à  perdre l’âme.. Un printemps est arrivé.. début d’été.. la situation devenait de plus en plus difficile.. il perdait l’appétit.. j’avais beau essayer de lui donner des choses originales.. variées…

Le vétérinaire dit qu’une décision s’imposait..  j’ai trainé jusqu’au jour de mon anniversaire.. nous avons partagé un peu de crabe…

Et puis  dans la soirée.. j’ai vu qu’il cherchait à se cacher.. j’ai compris.. il ne voulait pas que je souffre..

Partir comme il était venu.. un desperado..

J’ai fait un grand trou dans le jardin.. sous son poirier.. Mo a donné un beau carré de tissu…

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Do svidaniya  Raspoutine….

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Publié 7 avril 2019 par Leodamgan dans chats, Faune domestique, Non classé

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Un nuage d’abeilles dans le sarcococca en février 2019   70 comments

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L’arbuste doit attirer toutes les abeilles du quartier…

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Le sarcococca est un arbuste  originaire de Nouvelle-Zélande à feuillage persistant vernissé.

Il pousse lentement et a tendance à drageonner. Il se ressème spontanément.

Ses fleurs, petites virgules insignifiantes, diffusent un parfum aussi puissant que celui du jasmin.  On le sent à plusieurs mètres à la ronde.

A proximité, on se croirait dans une parfumerie.

Il fleurit en plein hiver et dès que les températures montent au dessus de zéro au soleil en milieu de journée, les abeilles accourent en nombre!

Ce qui me fait bien plaisir.

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Quelques portraits de mes copines.

 

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Publié 16 février 2019 par Leodamgan dans Faune domestique, Non classé

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Le drame   39 comments

 

Le drame, que dis-je..   un  émoi  incommensurable dans la résidence.. un mystère..

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le chat et le renard

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Les chats disparaissent.. un par un.. le greffier..  un jour était là et le lendemain.. zoup.. terminé le minou..

Bien disparu..  sans laisser de traces.. pas même un poil.. ou un collier anti-puces.. rien..

Un lourd soupçon s’est abattu..

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Nous ne sommes  plus en 1870 à Paris.. quand on mangeait les chiens et les chats..

On a mangé Kiki, la chienne à ma  tante.. c’est resté une histoire familiale..

Eh oui.. en 1870.. ça clappait mal à Paname et mes aïeux ont dû se résoudre à l’horrible..

Z’ont bouffé Kiki..  becqueté.. en daube, le klebs.. et cette marque.. ce sceau s’est transmis de génération en génération..

Z ‘ont bouffé Kiki..

Un sceau d’infamie que nous trainons.. face à la SPA ou GreenPeace..

Comme les Cheyennes.. on a bouffé du chien..

Mais là.. nous n’en sommes pas là.. même si l’essence est aussi rare que les puces sur le dos d’une truite..

nous n’en sommes pas réduits à jaffer  les greffiers..

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Alors.. que dire.. que penser..

Un trafic d’organes.. de bestioles pour laboratoire.. va savoir…

Non.. un coupable est désigné.. le goupil.. on l’a vu.. trainer vers le local à poubelles..

Tout beau.. tout  rouquemoute.. avec sa  belle queue.. façon chapeau de Davy Crockett..

Alors c’est forcément lui.. c’est lui ce salopard qui s’embourbe les matous.. bouffe tout..

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Il doit les emporter tout pantelants et sans défense dans son antre..

Et comme l’ogre..

Préparer son grand couteau.. son grand chaudron.. et zoup..

Un peu de thym, de laurier..  un oignon piqué de clous de girofles..

A table, mes  petits renardeaux..

Regardez ce que Maman vous mijote..

Du matou.. bien tendre..  persillé à souhait…

Elevés au Ronron..  ou à l’autre truc, celui avec la branche de persil.. et la chouette  gonzesse en chemise de nuit qui danse sur la table..

Comme si un chat bouffait du persil.. y’a que les têtes de veau. qui s’en remplissent le tarin..

Mangez mes grands.. régalez vous…  si on manque, je retournerai demain en chercher.. y’en a d’autres..

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Ma sœur qui vit dans le sud.. celui de Rhett Butler et de Mam’zelle Scarlett..

Là.. ce sont les alligators qui se tapent les chats ou les chiens..

Eh oui..  c’est triste ..

C’est  terrible cette histoire.. mais c’est la nature..

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Publié 29 mai 2016 par Leodamgan dans Bretagne, Etel, Faune domestique, Faune sauvage, Non classé, Prose à Marc

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