Les Landes, les lacs (partie 3)   91 comments

Il y a dans  ce coin une quantité importante de lacs dont certains de bonne taille..

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d’autant plus grands aux yeux du  gamin que j’étais. Ces lacs portent des noms dont je ne pourrais donner la signification : Garros, lac du Turc, Yrieux… Celui qui était près de notre maison, les gens l’appelaient la Laguibe.

A l’époque elle était très poissonneuse en particulier grâce à des importations de poissons Nord Américains.. le blackBass et le Calico-Bass.

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blackbass

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Le calico-Bass.. perche soleil en français est un poisson qui ne devient guère plus grand qu’une main.. pour les espèces acclimatées dans le sud ouest.. mais c’est un poisson doté d’une voracité extrême qui, en fait, s’est révélé être un fléau pour l’équilibre halieutique.

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Nous n’étions que des amateurs débutants.. mon père avait investi dans du fil, quelques bouchons et des pochettes d’hameçon.. pour les cannes nous coupions des bambous du bord du chemin.. en faisant attention de ne pas les prendre trop verts..  car trop lourds et trop cassants.. La pêche est l’école de la patience, ça commence par la canne.. il  faut attendre que le bambou sèche.

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La laguibe

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Nous partions le matin à la fraiche.. et après quelques instants de marche, nous trouvions notre poste usuel, un bon plan d’eau abrité du vent et pas trop envahi de nénuphars..

J’avais le souvenir olfactif de plantes du bord de ce lac.. nous avancions sur un tapis moussu, élastique sous nos pas  comme une éponge humide et dégageant une odeur unique et spécifique à ce coin, une odeur qui s’est incrustée dans tout mon être.. Je pensais ne jamais identifier ce parfum, et il y a quelques années, au hasard d’une commande de plantes aquatiques, en ouvrant le colis… les images me sont revenues comme si je remontais le temps..

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Menthe aquatique

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C’était de la menthe aquatique. ce tapis d’herbe humide du matin qui s’enfonçait  sous nos pieds… c’était ça.. tout simplement..

Quand nous rentrions le midi avec notre pêche  nous avions sur les mains ce mélange d’odeurs et ces petites plaques argentées d’écailles de poisson collées de ci ou de là comme sur le costume pailleté d’un artiste  de cirque.

Une odeur de poisson, de menthe, d’herbe et de la sciure des asticots..

Les asticots étaient vendus « à la mesure ».. dans de la sciure..

il faut réinvestir souvent car les asticots mutent rapidement et une boite un peu ancienne devient vite une boite d’énormes mouches bleues que l’on entend bombiner à travers les trous de la boite en plastique…

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Le plus souvent mon père optait pour les vers.. il fallait retourner le fumier pour trouver de gros lombrics gras et dodus mais bien trop gros pour la gueule du calicobass.. les vers étaient réservés pour le black bass.. le black comme ils disent.

Il faut faire un pelote de vers sur un hameçon de  bonne taille et descendre cet appât  gigotant et tortillant entre les feuilles de nénuphars quand le soleil commence à chauffer.. descendre doucement.. tester chaque trou avec patience.. la sueur sur le front, les  crampes dans le bras tant le bambou est lourd.

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Alors parfois, on déchaine l’enfer..  ce superbe poisson qu’est le black bass ouvre une gueule démesurée, et dans un grand « blop » caractéristique,  happe la pelote d’appât.. et d’un coup..  la sérénité du lac est troublée.. le poisson saute  hors de l’eau.. se débat dans une gerbe d’éclaboussures.. file vers  l’amas de branches qui est son refuge.. la canne plie.. il faut donner du mou pour épargner le fil.. mais pas trop.. résister suffisamment.. ne pas se  hâter mais l’empêcher de gagner les coins inextricables  où il sait que le nylon va se rompre, coincé dans une racine..

C’est un poisson noble.. courageux qui lutte avec  force.

Plus âgé, quand il m’est arrivé de reprendre des blacks, seul le premier  finissait au four (car c’est un poisson délicieux), les autres, je les remettais à l’eau.

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Lac du Turc

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En fait, je dis que j’aime la pêche, mais je crois que c’est l’ambiance de la pêche que j’aime.. que ce soit  l’atmosphère des lacs le matin quand ils sont en brume fumante au petit jour.. la surface  immobile jaune du pollen des pins.. seuls le cri de la poule d’eau ou le martèlement du pic rompent le silence.. l’attente, le guet..

ou plus récemment, les yeux rivés sur les gros moulinets.. l’odeur du diesel et le balancement du bateau que les deux moteurs de 450Cv propulsent en trainant les énormes appâts.. dans l’attente incertaine du marlin suicidaire…

J’ai toujours eu de la peine pour les poissons…

Dans le roman d’Hemingway le vieil homme dit fréquemment.. « je n’ai rien contre toi poisson.. »  oui, je n’ai rien .. hormis un à pêcher pour le plaisir du gout qu’est-ce qui nous pousse à aimer la pêche.. qui fait que le cœur bat quand on sent le poisson se débattre au bout de la ligne.. penser que la ligne peut se rompre.. qu’on peut le perdre sans le voir et que c’est ainsi.. la règle…

Mais quand il est dans le fond de la  barque ou du bateau vaincu et sanglant.. j’avoue que je n’ai plus de plaisir.. j’ai de la peine.. de la honte d’avoir arraché à la nature un élément qu’elle a mis du temps à construire..

Gamin  je ne me posais pas toutes ces interrogations.. je  faisais secrètement le concours pour en attraper plus que mon père.. ou des plus gros.

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Poisson fariné à frire

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Quand nous rentrions,  ma mère les vidait.. il fallait les rouler dans la farine et les passer à la friture.. on mangeait ça le soir avec du sel.. dans un plaisir partagé, mon père lançait sa phrase favorite : « vivre du produit de sa pêche.. ».

C’est vrai que cela économisait l’achat de viande même si ma mère se désolait de voir sa bassine d’huile destinée aux frites se transformer en bassine pour les fritures de poissons.

Au delà de la taille de la friture ma mère  n’intervenait pas. Autant elle était capable de vider un poulet, chose que je serai sans doute infichu de faire aujourd’hui sauf en cas de grande disette, sur les poissons de bonne taille, elle était pétrifiée à  l’idée de les ouvrir et de les vider d’autant que les  bestioles  pêchées à la dernière  minute avaient coutume de s’agiter en ultimes soubresauts sur la paillasse de l’évier ce qui déclenchait des hurlements  ainsi qu’un repli stratégique en dehors de la cuisine.. le tout ponctué de « ah non je ne peux pas.. je ne peux pas.. ».

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J’ai donc appris jeune à vider un poisson et acquis une parfaite connaissance du système natatoire ainsi que des parties de peau noire qu’il convient  d’enlever.

Les lacs et la pêche dans les Landes sont intimement liés dans mes souvenirs, le bord de mer se résume en grosses vagues, énormes troncs pour se protéger du vent chargé de millions de grains de sable.. et trempotage hasardeux dans le reste d’écume laissé par des lames bien trop importantes pour un gamin.

Les lacs dans les Landes, c’est d’abord  l’accès, l’approche.. le plus exaltant prés de la maison,

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Lac d’Yrieux

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le plus sauvage était le lac d’Yrieux.. propriété de je ne sais quel groupe d’actionnaires, il y était interdit d’y pêcher en barque, mais la pêche du bord y était tolérée..  et même si elle était interdite je ne sais pas si un garde chasse (si tant est qu’il en existât) se serait risqué de mettre une amende.. il parait  que dans ces cas là, les cabanes ou autres granges brulent avec facilité..

Donc il fallait accéder à ce lac par un chemin  peu tracé à travers les sous bois de bruyères et de fougères.. ces  fougères sont  hautes.. vertes au printemps et roussies à l’automne..

Emprunter ces chemins le matin  était pour moi comme participer à la création du monde.. l’odeur des aiguilles des pins humides de rosée,  parfums de résine..  les bruyères .. un sol souple.. élastique.. et puis au détour d’un entrelacs de fougère.. la surface du lac.. fumante.. lisse.. jaune du pollen des pins comme si on y avait saupoudré de la fleur de soufre..

Le chant du coucou.. et le martèlement d’un pic au loin..  avec soudain  un grand bruit d’éclaboussure,

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preuve indiscutable  de la présence de poisson.. de gros poisson..

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(A suivre, courage à vous, plus qu’un épisode et c’est fini).

Marc

Publié 25 juillet 2021 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc, vacances

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91 réponses à “Les Landes, les lacs (partie 3)

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  1. De bons souvenirs de vacances dans les Landes notamment dans un camping jouxtant le lac de Biscarosse.
    Bises et bon dimanche

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  2. Salut,
    Il est vrai que l’on peut pêcher sur des petits lacs dans les landes. Je l’ai fait avec un gars du coin.

    Le ciel bleu se montre de temps en temps.

    Sinon ce sont les orages.

    On n’oublie pas son parapluie pour sortir.

    Bonne semaine

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  3. La pêche en famille quoi qu’il en soit génère toujours de bons souvenirs. Tes asticots sont plus gros que les poissons que nous péchions quand nous emmenions le fiston avec nous. J’avais appris à mettre les esques sur l’hameçon pour que mon mari puisse un peu profiter lui aussi de sa journée mais le fil s’enraguait systématiquement dans les rochers 😀 (se coinçait, entraîné souvent par les vagues ou les poissons entre deux rochers – c’est du marseillais). Et au retour, la préparation de la « soupe de roches » prenait deux ou trois heures !
    Merci de cette suite agréable! bises
    LN

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  4. Bonsoir Marc et Mo, j’ai gardé des souvenirs de pêche, grand-père, oncle et père, frangin…. Un peu de matériel, et de la patience…. Papa fabriquait ses asticots avec un morceau de viande placé au jardin, au canal, on ramenait du poisson d’eau douce, oh pas des kilos mais la satisfaction était là après une journée au bord de l’eau… merci encore, douce soirée, bises JB

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    • Bonjour Jill,
      Ton père était encore plus patient que Marc et son père… Pour fabriquer ses asticots lui-même… 😉
      Oui ce devait être bien agréable, cette journée de pêche en eau douce.
      Bises et bonne journée,
      Mo

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  5. Des souvenirs toujours intéressants, mon petit fils étant plus jeune adorait pêcher dans la Colme près de la maison quand il venait en vacances, ou vers Petit-fort-Philippe à 8km, il allait à vélo, ce sont de bons souvenirs comme ceux de Marc ( mon époux et mon petit fils se prénomment Marc aussi ) bises et amitiés à vous deux.

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    • Bonjour Marie,
      Marc (le mien 😉 ) dirait que ton époux et ton petit-fils portent un beau prénom 😉
      Ta famille a de bons souvenirs aussi, ainsi que des vélos… C’était l’époque!
      Bises et bonne journée à toi,
      Mo

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  6. Ces histoires de pêche me rappellent d’excellent souvenirs.
    Bonne soirée.
    Christian

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  7. Je n’ai jamais vraiment fréquenté de pêcheur mais j’aime ton récit qui fournit à l’imagination de belles images, senteurs et impressions agréables. On s’y croirait…
    Bonne soirée.

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  8. j’adore le poisson surtout la soupe !!!!
    amitié
    tilk

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  9. C’ est mon parrain qui m’ avait acheté une gaule en bambou refendu, et initié à la pêche !
    Je me souviens que dans les étangs on prenait de petits poissons rouge ou bleu, qui ne faisaient pas plus de 10 cm !
    et plus tard, je prenais des épinoches que je tentais d’ acclimater dans les lessiveuses !
    je n’ ai vraiment commencé à pêcher que vers mes 18 ans, le gardon, la tanche, la brème, et de temps en temps je ramenais quelques poissons pour la friture !
    dans la Semois, après l’ orage, des vandoises, et dans les remous les barbeaux !
    Ma plus grosse pêche, en Ardèche dans le Rhône, avec des brèmes carpées !
    C’ est vrai que la perche soleil est vorace au point d’ avaler l’ hameçon, un peu comme notre perche quand elle est en mode chasse !
    J’ai aussi par trois fois tenté la pêche au maquereau, mais mon estomac est contre !
    Je me suis bien retrouvé dans ton récit, merci
    Passe une bonne journée
    bisous

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  10. Moi aussi, je déteste vider le poisson. Heureusement ma fille le fait

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  11. Quelle prose encore pleine de poésie sur la nature, sa musique, les poissons, la vie sans oublier toute la tendresse qui s’en dégage …
    Un récit bien Beau et Vivant …
    Bises à vous deux et Merci !

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  12. Je ne suis pas d’une famille de pêcheurs mais, de chasseurs et j’ai horreur de la chasse.
    Le poisson on l’achetait le jeudi matin au marché, on ne dérogeait pas à la règle du poisson le vendredi alors que nous n’étions pas pratiquants.
    Ma mère avait opté pour deux bassines à friture, une pour les frites et l’autre pour le poisson, ça évitait de mettre l’huile dans une bouteille à chaque changement de mets.
    Bonne semaine.

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    • Bonjour Claudie,
      nous aussi on mangeait du poisson le vendredi mais pas parce que nous étions pratiquants. C’est parce qu’il y avait un grand marché qui se tenait le vendredi et qu’on pouvait y acheter du poisson. Autrement, il n’y avait pas de poissonnerie près de chez nous.
      On ne faisait pas frire le poisson chez mes parents, on le faisait à la poêle.
      Bonne journée à toi,
      Mo

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  13. Le lac de Saint-Cassien près de chez moi est très poissonneux et le black bass est délicieux.

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  14. beaux souvenirs
    belle soirée

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  15. bonsoir à tous les deux , ah oui que l beau lac que je ne connais pas ! et les poissons waouh ! j’aime à les regarder hi hi je ne pêche pas
    et une belle nature ah oui je me le marque au cas ou ! gros bisous Mo belle semaine A +

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  16. Bonjour
    je ne connait pas beaucoup le monde lacustre, plus habituée à la mer ..
    mais le bord des lacs me parait toujours calme et un peu mystérieux
    je me demande toujours combien de fond ils ont , et quelles créatures s ‘y cachent .. rires ..
    il y à toujours des histoires liées aux lacs , des légendes …
    ton article est trés intéressant …
    je vous souhaite une bonne fin d ejournée
    kénavo

    monica-breiz

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  17. Je suis prêt à signer une pétition pour un cinquième épisode. 😉

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  18. Bonsoir Marc et Mo. Je ne pêche pas, je n’en ai pas la patience, mais j’avais l’impression de jeter ma ligne en vous lisant. Quel morceau de bravoure la lutte avec le black bass ! Toujours ce souci du détail, ces madeleine de Proust olfactives dont celle de la menthe aquatique. Avez-vous vu Big Fish, de Tim Burton? Le héros y raconte avoir attrapé un poisson en utilisant comme appât sa propre alliance.

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  19. En ce moment même sur RMC Story un reportage sur un trafic roumain de silures dans le Rhône. Des tonnes de poissons chats impropres à la consommation revendus pour des millions d’euros. Destinés à des plats préparés ou à la revente sur des marchés roumains. C’est la police de Tarascon qui mène l’enquête. Aucun respect de la biodiversité du Rhône. Pauvres poissons chats.

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    • Ah ces trafics… J’ai lu que : originaire de l’Amérique du Nord, le poisson-chat est bien implanté en France et ce depuis 1950. A l’origine, il se serait échappé des aquariums du Muséum d’histoire naturelle à Paris pour coloniser la Seine, via les égouts.

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  20. j’ai eu l’occasion d’aller sur les lacs des Landes faire e la voile sur le lac d’Aureilhan pres de Mimizan ou je faisait ma formation dans la Marine, ensuite lac d’Hourtin ou je fus affecté à la Base aero navale, il y avait encore des hydravions à l’epoque , mais je n’ai jamais eu l’occasion de pecher, actitivité qui ne m’a jamais tenté ! désolé, portez vous bien amitiés et bises

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  21. Bonjour Mo
    Pêcher dans de tels lacs avec une ambiance liée aux lieux cela ne peut laisser que de de bons souvenirs.
    Bises

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  22. Ah les bambous, me parle pas. Chouette reportage quoi qu’il en soit !

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    • Ah oui, les bambous, tu n’aimes pas?

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      • Les anciens proprios en avait planté partout sans protection ça envahi tout. Si j’aime bien j’en ai gardé un peu. 2 Massifs dont 1 qui ne s’étend pas mais celui que je garde se développe encore. Bon ça va je gère mais ils en avait mis partout sans jamais le tailler c’était délirant et les voisins n’étaient pas enchantés mais bon, ils ne faisaient rien… Maintenant en l’état, c’est cool ! Du coup on a des tuteurs à revendre en pagaille !

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  23. Salut,

    Aujourd’hui c’est le jour des poubelles.

    On peut dire ce qu’on veut mais il faut avoir du courage pour bosser sous la pluie.

    J’espère que tout va bien chez vous.

    Bonne journée

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  24. Super mon article !
    Quand j’étais jeune je pêchais avec mon oncle.
    Je garde un excellent souvenir de cette époque.
    Bonne journée.

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  25. Super TON article !

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  26. Bonjour Mo.
    Je viens, en fait, juste pour dire que j’avais laissé un commentaire, avec des liens, fort intéressants, tant pour Marc que d’autres, sur l’article mis d’avant et..2ème partie, en parlant des vacances dans les Landes.
    j’avais mis, deux autres commentaires (courts ceux-là..), juste après et dessous ce commentaire évoqué, vu que mon commentaire était toujours en attente, voilà tout.
    (je reviendrais un peu plus tard, pour m’exprimer sur cet article ci et..troisième volet et partie..)
    Bon après-midi comme fin d’après-midi, à plus..Denis.

    P.S.: hier, j’étais dans le jardin, en début d’après-midi ou juste peu après, toujours pour désherber (j’en vois la fin..), j’ai souhaité arrêter peu après 17h30, pour faire une petite pause et boire un café. J’étais à peine rentré depuis un quart-d’heure, disons vingt minutes, que la pluie s’est mise à tomber, en trombes (des seaux d’eau continuels..), et, en l’espace d’un rien de temps (une bonne heure..), nous avons eu presque l’équivalent de retombées continuelles d’un mois..sans exagérer !..
    A présent le soleil est à nouveau de retour, fort heureusement.

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  27. Salut,
    Le temps est aux averses mais le soleil apparait de temps en temps.
    Bonne journée

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  28. Bonjour Mo eh que oui Marc est un beau prénom, figures-toi qu’à 10 ans j’adorais le frère de ma belle-soeur et je m’étais dit que si un jour je me mariais j’aurais appelé mon fils Marc comme lui, pour finir j’ai connu un Marc qui est mon époux depuis juin 1961, voila, amitiés à Marc le tien, bises à toi Mo !

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  29. Salut,

    il pleut mais c’est entrecoupé d’apparition du soleil.

    Je croyais qu’on était dans le réchauffement climatique comme disent les mauvais Verts ?

    J’espère que ça s’arrangera !

    Bonne journée

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  30. Il y a 2 jours,je voyais frétiller sur mon carrelage de cuisine et j’ai pensé à un gros lombric gras et dodu !C’était une vipère et quand je l’ai approché toute jeunette qu’elle était,elle voulait m’attaquer!J’ai eu de la chance !Comment est elle arrivée là?Je surveille!
    Je l’ai embarqué pour une autre villégiature,un coin de campagne fort isolée!

    Je ne crois pas que l’attente de la pêche je saurai parce que je ne peux rester longtemps sans bouger….sinon miss Fibro me fait danser la gigue..
    Tu sais mes douleurs sont chiantes ,douloureuses mais pas mortelles et je gagne souvent la bataille ….
    Je vous fais un gros bisou masqué même si je suis vaccinée!
    Sabine

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    • Bonjour Sabine
      Dis donc, elle est mal famée, ta cuisine… 😉 Et généreusement, tu l’as dépaysée au lieu de la zigouiller? C’est gentil…
      Oui, tu dois être trop active pour une pêche contemplative.
      Bon courage quand même pour tes douleurs!
      Gros bisous,
      Mo

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  31. un petit coucou en passant te lire
    amitié
    tilk

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  32. Bonjour Mo et Marc !

    Très belle leçon de pêche, de nature et de cuisine ! 😉😊😄
    Je suis un pêcheur de carpes, mon record ( bien modeste quand même ) 😁
    est une de 12,3 Kg. Je retourne au même endroit en septembre,
    c’est du coté de Chinon !

    Bonne journée !

    Pierre

    http://rotpier.eklablog.com/

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  33. Séquence émotion en lisant ton post : Mon père n’aimait pas la pêche mais, comme tout gentil papa qui se respecte, il nous a initiés à cette discipline de patience. Il avait même poussé le zèle à planter des bambous dans son jardin pour nous montrer comment fabriquer une canne.

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  34. Gros dilemme : je n’aime pas la pêche mais j’adore le poisson.
    Par contre profiter de la beauté des lieux, je ne m’en lasse pas.

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  35. Salut

    On nous annonçait de la pluie mais on a un beau soleil.

    C’est super pour la balade que l’on a fait.

    On s’est défoulé le long du Crinchon.

    J’espère que tout va bien chez vous.

    Bonne fin de journée

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  36. et bien juillet aura été frais et très pluvieux dans le Nord, et depuis hier, le vent s’ est levé !
    Passe une bonne fin de semaine
    Bisous

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  37. Coucou,
    J’était passé sur ton billet, mais manifestement mon commentaire est parti dans la nature, je ne l’ai pas retrouvé ;-(
    En tous cas, merci pour ce partage souvenirs. J’ai aussi ce genre de souvenirs d’enfance avec mon Papa.
    Bises et bonne journée

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    • Bonjour Pascale,
      je n’ai pourtant aucun commentaire en attente d’approbation… Mystère de WordPress.
      Tu as donc des souvenirs communs avec Marc, moi je n’ai commencé à pêcher (attention à l’orthographe 😉 ) qu’avec lui.
      Bises et bonne journée,
      Mo

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  38. Bonjour,

    Il fait beau temps mais venteux cet après midi.

    Pourtant la pluie est attendue ,on espère le plus tard possible.

    Je vous souhaite un dimanche ensoleillé.

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  39. et bien, mon com d’ hier n’apparait pas, et passimal cette fois n’ a pas marché !
    Je t’y souhaitais une bonne fin de semaine !
    Il ne fait que 12 ° ce matin, pas terrible pour le mois d’ août
    Bisous

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    • Bonjour Pierre,
      je t’ai retrouvé comme indésirable, il y a de l’abus!
      Toutes mes excuses pour WP.
      La fraicheur est là en effet chez nous aussi… Mais il parait que ça va aller mieux dans une semaine. On verra bien!
      Bisous et bon dimanche,
      Mo

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  40. Salut,

    On n’a pas beau temps.

    Le mois d’août ne sera pas beau chez les chtis.

    J’espère qu’il sera mieux chez vous.

    Bonne semaine

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  41. Je me rappelle très bien quand (septembre1978) je pêchais l’unique! black bass de ma vie pècheresse, sans vraiment savoir « qui » c’était,
    mais bien incapable de nommer le lac, tellement il y en avait ! (Maine, Usa)
    Mon activité professionnelle (disons de-loisir rémunérée) m’obligeait à voyager, alala, aussi mini canne et moulinet partout m’accompagnait sur les continents de la planète (ou Australie; sauf Russie) Meilleurs souvenirs (scores) aux sources du Tigre et Euphrate (Kurdistan) ..Ecosse, Canada.
    Idem, no kill, mon kif : le torrent ! (atavisme) je levais le pied il y a une 15aine d’années.
    Excellent, merci pour ta prose ! et inspirante 😉
    Ps, bonne fête suisses et suissesses 🌞

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  42. Bonsoir Mo.
    Pour ce qui est de cet article mis.
    Les Landes, les lacs..
    Il y a dans ce coin une quantité importante de lacs dont certains de bonne taille..
    d’autant plus grands aux yeux du gamin que j’étais. Ces lacs portent des noms dont je ne pourrais donner la signification : Garros, lac du Turc, Yrieux… Celui qui était près de notre maison, les gens l’appelaient la Laguibe.
    A l’époque elle était très poissonneuse en particulier grâce à des importations de poissons Nord Américains.. le blackBass et le Calico-Bass.
    Je ne connais pas, pour l’instant, le côté « pêche », et « possibilités » en pêche, dans les Landes, même si j’ai parcouru de nombreux lacs et étangs lors de nos sorties nombreuses sur place, en camping-car, et avec nos petits-enfants, tout comme les nombreuses rivières, ruisseaux et cours d’eau que j’ai pu voir en V.T.T. ou encore lors de mes sorties à pied et ballades..
    Pour les faits évoqués de Marc, il s’agit d’une partie située plus au sud, par rapport, au Bassin d’Arcachon (certes en Gironde), et plus au nord, comme pour la dune du Pyla, et surtout, la partie nord des Landes, depuis Biscarrosse-plage, comme pour Mimizant et Contis-plage, ou encore le lac de Sanguinet et de Cazaux (et où il y a du « Black-bass » et de très belles perches comme brochets, apparemment..).
    Mes sorties, tout en côtoyant de très près bon nombre de ruisseaux et de rivières, m’ont permis de constater, en bien des endroits, une eau limpide et de qualité, tout comme la présence de nombreuses truites.
    Ma prédilection va à ce dernier poisson (sans être exigeant, ni vouloir faire dans l’exigence..), en parlant de la truite et des rivières(classées en 1ère catégorie..) à truites surtout, et, plus particulièrement, en parlant de la truite dite sauvage et « Fario », de préférence saumonée, par rapport à ces truites arc-en-ciel (non sauvage et importée des U.S.A à une époque..)..
    J’ai également déjà eu l’occasion de pêcher le « Black-bass », tout comme la perche dite soleil.
    Pour..
    Le calico-Bass.. perche soleil en français est un poisson qui ne devient guère plus grand qu’une main.. pour les espèces acclimatées dans le sud ouest.. mais c’est un poisson doté d’une voracité extrême qui, en fait, s’est révélé être un fléau pour l’équilibre halieutique.
    Je peux comprendre, comme cela avait d’ailleurs déjà été le cas, auparavant, et avec ces introductions de sandres comme de silures, un peu partout, dont en gravières..
    Il existe à présent des parcours et endroits « no kill » concernant le « Black-bass » et la pêche du « Black-bass » dans les Landes et pour ces endroits cités.
    Pour..
    Nous n’étions que des amateurs débutants.. mon père avait investi dans du fil, quelques bouchons et des pochettes d’hameçon.. pour les cannes nous coupions des bambous du bord du chemin.. en faisant attention de ne pas les prendre trop verts.. car trop lourds et trop cassants.. La pêche est l’école de la patience, ça commence par la canne.. il faut attendre que le bambou sèche.
    J’ai, longtemps, été..moi-même un amateur, au sens réel du terme, avant de devenir un amateur « éclairé », puis très bon pêcheur, en parlant surtout de la pêche à la truite fario sauvage (saumonée) en rivières surtout.
    Mon engouement pour la pêche avait débuté très tôt dans mon village natal, et ou là, avec mon frère aîné, nous débutions très timidement, avec l’approche et nos tout premier débuts, dans ce sens, dans ce petit ruisseau, et avec une simple canne en noisetier (coudrier), du fil à coudre noir (cela peut faire sourire, mais c’était bien vrai..) et comme hameçon, une simple épingle (comme pour tenir deux morceaux de tissu avant assemblage par couture) replié, pour avoir l’air d’un hameçon..à cela on ajoutait un disque de liège découpé dans un bouchon de bouteille (comme pour ces bouteilles en verre avant, pour l’huile et le vinaigre..) que l’on fendait du bord extérieur vers le centre, pour pouvoir passer le fil, et maintenu avec une simple allumette, dont le bout rouge apparaissait au sommet et au-dessus de l’eau, bien visible, en action de pêche.
    C’était là nos premières joies et émotions à la pêche et au bord de l’eau et avec de rares petites prises de petits poissons-chat que nous remettions à l’eau à l’issue.
    Nous avons continué et poursuivi ainsi, sans grandement modifier notre attirail tout comme mode pêche au coup, et avec de petits verres de terre comme appâts.
    Nous avons ainsi « explorés » (façon de parler) une bonne partie de ce ruisseau jusqu’aux abords de la localité voisine qui se situait à 1,7 km voir 2km, plus à l’ouest de notre petit village (80 habitants..).
    Au fil du temps, nous avons réussi à convaincre nos parents, pour ce qui est de changer notre attirail, à défaut de dire..le « moderniser »..
    Pour cela, un jour, durant les courses effectuées par notre maman, tout en l’accompagnant, nous avons jeté notre regard dans une vitrine, non pas d’articles de pêche (il en existait guère beaucoup encore à l’époque !..voir même très peu !..), mais d’une droguerie, et où le propriétaire avait mis quelques articles et ustensiles de pêche, en exposition dans sa vitrine.
    Nous y sommes entrés, et là, que ne fut pas notre surprise d’y trouver déjà plus que de quoi nous satisfaire, tant par le regard, que pour l’accomplissement de notre petite passion.
    Nous n’y avons acheté que du fil, en nylon (déjà un « must » pour nous !..), et..des hameçons à palette.en fer forgé droit.
    De retour à la maison, nous nous dépêchions pour nous afférer à la transformation de notre ligne « primitive »..fini le temps du fil à coudre noir, fini également cet hameçon « laid » et improvisé.
    Par contre, nous préférions garder encore notre petite astuce pour le bouchon et bouchon tout court qui nous convenait fort bien et jusque-là.
    Avec cet attirail, et ainsi affublé, à présent nous allions pouvoir conquérir toutes nos attentes en espèce de poissons.
    Cette fois, cela en valait la chandelle, malgré quelques prises manquées, par hésitations et/ou d’attente au moment du « ferrage », ou trop pressés, et nous nous en sortions mieux, bien mieux qu’auparavant, forcément..
    Après ces quelques temps passés en nouvelles expériences à la pêche, nous décidions (tout en hésitant..) à nous tourner vers l’incontournable, je veux dire la canne à pêche. Pour cela, nous avions notre petite idée là-dessus, sachant que notre grand-mère maternelle, du fait du grand-père et qui allait souvent à la pêche, possédait des cannes en bambou, aussi nous nous sommes, tout naturellement, tourné vers notre grand-mère, pour la questionner là-dessus, et la faire se décider, pour notre plus grand bonheur. Il ne s’agissait pas, en fait d’une canne complète, comme on pourrait l’entendre, mais d’une tige de bambou, un peu plus longue que le scion ordinaire de ces cannes en bambou, en assemblage, et avec des embouts et pour l’emmanchement et l’assemblage comme le montage. Cette fois nous étions presque au « zénith » de nos attentes comme espérances.;super !
    A présent, cela n’était plus de la simple rigolade, tellement on se prenait au sérieux, fiers que nous étions avec ces simples cannes en bambou mais qui représentaient tout pour nous. Les nombreuses sorties effectuées au bord de ce ruisseau et pêches effectuées nous ont plus que satisfaites et pour des moments intenses de joie et de pur bonheur simple, partagés à deux, mon frère et moi.
    Par la suite, c’est moi qui ait d’avantage poursuivi dans ce sens, et en parlant de la pêche, en rivières de 2 ème catégorie, dont une située dans le village voisin et qui y passait contre, je veux parler ici de la « Nied », et qui va se jeter ensuite, plus loin, et bien après, dans la Moselle.
    Dans cette rivière citée, j’ai perfectionné mes techniques comme modes de pêche, au ver de terre et avec flotteur, à la surface, à la mouche, à la sauterelle, comme fourmi volante, etc..
    J’ai pris, tout d’abord, des goujons, et avec, bien-sûr, des fritures de goujons à la poêle qui en ont suivi, puis, cela a été des « ablettes », prises à la mouche en surface, comme avec des fourmis volantes, ensuite des gardons, beaux gardons, et « rotengle », perches, comme chevesnes, beaux Chevenes, surtout à la mouche en surface et sauterelles, barbeaux au vers de terre et à la mousse dans le courant, et enfin brochets.
    (Pour le Chevesne, j’avais mon « truc », je veux dire pour le préparer et pour la cuisine. Je le mettais d’abord dans une grande bassine vivant, pour le faire « dégorger » au besoin, puis, après l’avoir assommé et enfin ouvert et vidé, je le disposais (après l’avoir écaillé..) dans un grand plat, en y mettant un bon verre de vinaigre à l’intérieur, le tout placé au réfrigérateur pour le lendemain..ainsi préparé, puis enduit de farine, avant de le faire revenir et dorer dans la poêle, la cuisson en était quelque peu facilité, mais surtout, pour ce qui est de le manger et déguster, avec cette astuce c’était bien plus appréciable, sans oublier toutefois, là-aussi, les nombreuses arêtes..attention, comme pour le brochet !
    Après cette longue période (et pas désert, ni de..Gobie..) arriva le service militaire, et, au travers, la découverte, pour moi, de la pêche à la truite en rivière.
    Lorsque, peu après mon service militaire (trois ans..), je me mariais, j’ai fait la connaissance de l’un des voisins d’en face, de mes beaux-parents.
    Ce voisin était un infatigable et vétéran (pour moi..)de la pêche à la truite en rivière, et au toc, et avec, à son actif, des prises de belle taille.
    J’ai été durant bien plus de vingt années à la pêche à la truite avec ce voisin, qui par la suite, était devenu « mon » voisin, par le fait indirect, de cette forme possibilité qui nous avait été donné par mes beaux-parents et surtout mon beau-père, de pouvoir habiter leur maison pendant son séjour et affectation (sur le plan professionnel) à Marseille (entre 1978 et 1984..jusque peu avant son décès malencontreux..).
    Avec ce voisin et ami complice à la pêche, j’ai eu mes plus belles sorties comme moments passé à la rivière, sans oublier toutes mes prises et belles truites fario pêchées, grâce à lui, dans cette longue route de l’apprentissage permanent.
    Pour..
    Nous partions le matin à la fraiche.. et après quelques instants de marche, nous trouvions notre poste usuel, un bon plan d’eau abrité du vent et pas trop envahi de nénuphars..
    J’avais le souvenir olfactif de plantes du bord de ce lac.. nous avancions sur un tapis moussu, élastique sous nos pas comme une éponge humide et dégageant une odeur unique et spécifique à ce coin, une odeur qui s’est incrustée dans tout mon être.. Je pensais ne jamais identifier ce parfum, et il y a quelques années, au hasard d’une commande de plantes aquatiques, en ouvrant le colis… les images me sont revenues comme si je remontais le temps..
    Il est vrai que rien ne remplace ces moments de pur bonheur (sans être « égoïste » pour autant..)..
    La menthe..aquatique..
    C’était de la menthe aquatique. ce tapis d’herbe humide du matin qui s’enfonçait sous nos pieds… c’était ça.. tout simplement..
    Quand nous rentrions le midi avec notre pêche nous avions sur les mains ce mélange d’odeurs et ces petites plaques argentées d’écailles de poisson collées de ci ou de là comme sur le costume pailleté d’un artiste de cirque.
    Une odeur de poisson, de menthe, d’herbe et de la sciure des asticots..
    L’odeur de la menthe est très odoriférante et particulière, sans vouloir dire de suite..intense.
    Il est des « odeurs », des senteurs, et parfums, pour ne pas dire « fragrances », qui nous restent, tout au long d’une vie.;mémoire « olfactive »..conservée.
    Pour vous c’était les asticots..
    Les asticots étaient vendus « à la mesure ».. dans de la sciure..
    il faut réinvestir souvent car les asticots mutent rapidement et une boite un peu ancienne devient vite une boite d’énormes mouches bleues que l’on entend bombiner à travers les trous de la boite en plastique…
    Pour ma part, et me concernant, c’était les vers de terre, parfois beaux « lombric », mais pas énormes toutefois..qui pourraient faire « rebuter » la truite.
    J’ai eu mes plus belles prises de truite fario sauvage à la rivière, au toc, et au ver manié.
    Il est vrai que le « Black-bass » est combatif, comme l’est tout autant un Chevene, et un brochet, mais pour les grosses truites, il en va de même !..
    J’ai toujours eu l’amour de la pêche en moi, comme j’ai toujours eu l’amour de la chasse en moi.
    Pour la pêche, j’ai toujours mangé et sinon consommé le fruit de mes pêches tous poissons confondus, comme encore aujourd’hui..n’en déplaise.
    Bien que je sois un adepte des « No Kill river ».
    (Il ne s’agit jamais de..remplir le congélateur..une hérésie !..)
    Pour la chasse, je fais un petit apparté, pour les « non » chasseurs et ou..âmes sensibles..
    Je suis un chasseur, digne de ce nom, et louable chasseur, et non pas l’un de ces « assassins » ou encore « viandards », je tiens à le préciser.
    Pour et concernant la chasse, j’effectue bien, pas moins de..150 sorties en affût, que ce soit à l’affût sur un mirador fermé (parmi les miradors que j’ai installé moi-même et seul qui plus est..) ou encore l’une de mes chaises hautes ouvertes d’affût appelées en allemand « Hochsitz », pour l’observation et l’estimation, avant de ne tirer qu’un seul coup de feu et pour un seul animal convoité que ce soit le brocard ou chevreuil mâle ou encore sanglier comme cerf..
    Il n’y a pas que..le tir, ou..seul tir.
    Le tir seul, n’est pas la chasse pour moi, il y a également tout le reste, c’est-à-dire s’occuper vraiment de son territoire de chasse et pour les animaux, et non pas pour les « attirer », et pour les « tirer » plus facilement ou encore « abattre » comme le diraient certains.
    Les trois-quart ne font pas, ni..même pas..le quart de ce que je fais, alors !..
    Les produits de la pêche comme de la chasse, pour moi, sont un complément en nourriture et choix tout au long de l’année, pour pouvoir « diversifier » et se faire plaisir aussi, il en va de même pour les champignons ou la cueillette de baies et fruits sauvages.
    [Si je devais conter ici tous les repas que nous avons fait en famille et tablées, avec, soit du poisson, grosse et belle truite « Fario » à la vapeur dans la poissonnière et accompagnée de pommes de terre salée à l’eau et persillées et avec un peu de mayonnaise faite maison,et comme entrée, des asperges avec des oeufs durs et des tomates, le tout avec un bon vin blanc d’Alsace, vous m’en direz des nouvelles. Pareil pour le gibier, que c e soit à plumes (canards, faisans, et autre..), ou encore à poils et sabots (chevreuil, sanglier, cerf..), avec des champignons cueillis soi-même (Girolles ou chanterelles, comme pieds de mouton, ceps, coulemelle ou lépiote élevée, morilles, etc..) et une sauce digne de ce nom, avec, soit des pâtes fraîches tel les « Tagliatelles » ou encore des pommes de terre à l’eau salées et persillées, du chou rouge ou des frites, et un bon vin de Bordeaux en accompagnement, là-aussi, vous m’en direz des nouvelles et surtout vous me diriez toute la différence avec tous ces produits surgelés tout fait(y a plus qu’à mettre au micro-ondes comme ils disent (et pour beaucoup de couples modernes..) et avec des rajouts de graisse et autre pour le gout et l’appétit en parlant de satiété..no comment pour ceux-là !
    J’ai « hérité » cela, je pense, de mes grands-parents maternels, cultivateurs et paysans d’autrefois, avant cette grande foire organisée de l’agriculture intensive et monoculture, en parallèle des grandes surfaces et de l’agro-alimentaire, dont beaucoup trop de gens dépendent pour leur propre alimentation comme nourriture et avec tous les effets que l’on connaît et qui en découlent pour notre propre santé !!!..
    Voilà, j’en termine..LA pêche doit être et demeurer, avant tout..Un plaisir que ce soit seul ou en partage. Quand à la chasse, elle est tout d’abord et avant tout là, pour pouvoir « réguler » les populations d’animaux et en limiter le nombre et la prolifération avant de parler d’explosion pour le sanglier (lié aux nourrissages excessifs et inutiles avec du maïs grains. En Alsace, toute proche (Bas-Rhin et Haut-Rhin..), il y a 20 fois plus de champs de maîs qu’il y a 20 ans et 10 ans, aussi ne faut-il pas s’étonner..cherchez l’erreur !
    Bonne soirée à toi et Marc, une très bonne semaine, à plus..Denis.

    P.S.: je vais faire un dernier article sur mon blog (chez canalblog), avant de me mettre en « pause » pour le mois d’août, article, qui, sans doute plaira à Marc, en parlant des Landes et de notre lieu de vacances habituel depuis 2010.

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    • Bonjour Denis,
      Merci d’avoir partagé tes souvenirs avec nous et ton expérience de la pêche et de la chasse (nous ne pratiquons pas cette dernière).
      Tes repas familiaux font bien envie et tu as bien de la chance de pouvoir trouver autant de bons champignons près de chez toi…
      Nous faisons partie des malheureux entièrement tributaires du commerce…
      Bonne journée à toi,
      Mo

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      • Bonjour Mo.
        J’ai « toujours » été quelqu’un de « dialogue », et pour les dialogues comme échanges, avec le respect de l’autre.
        Cet article ci-dessus mis par Marc m’a renvoyé des années en arrière pour mon entrée en matière et explicatifs mis pour mon enfance et jeunesse, sans oublier cet autre aspect dans l’approche et en parlant des Landes.
        Bonne fin de journée à toi et Marc, à plus..Denis.

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