Archives de décembre 2020

2021   68 comments

2021..

même pas un nombre premier.. nombre de Fibonacci.. que nenni..
nombre parfait non plus.. nombre factoriel pas du tout..

En fait, 2021.. c’est un nombre anonyme… en pardessus sombre à raser les murs.. rien pour égayer..
un nombre du petit matin.. quand il pleuvine..  trottoir glissant..
La buée sur les vitres du bistrot.. derrière les petits rideaux… vite au chaud.. un café siouplait…
la pièce de monnaie qui fait la toupie sur le formica..


Alors on va espérer que ce nombre va nous mentir.. 

Que cette année 2021 va être la plus radieuse.. la plus douce.. celle où tout va redevenir lumineux.. clair..
Une bonne santé..   sérénité..   2021.. nombre du bonheur.. voilà notre souhait..


Bises à vous..
Mo et Ma

Publié 31 décembre 2020 par Leodamgan dans Non classé

La Savoie   102 comments

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J’ai été Savoyard..

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eh oui..  gamin né à Paname, envoyé en altitude pour se refaire les bronchioles abimées par l’insalubrité du logement de la rue des Gravilliers….

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Mionmaz                                                                                            Seyssel

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Je me suis retrouvé dans un  petit bled.. lieu dit.. Mionnaz ..  du coté de Seyssel  avec mes parents .. nous avons dû y  passer plusieurs mois..

j’ai encore en tête les noms que j’entendais alors :  Seyssel, Rumilly, Gorges du Fier…

Ma mémoire est  défaillante mais des images me reviennent, notre bâtiment était plus en arrière de la route.. avec d’autres bâtisses,

le tout  formait presque une place  avec l’abreuvoir..

et dans un coin, un arbre qui m’est apparu immense et qui donnait des petits fruits noirs.. violet foncé.. qui tachaient sol, mains, vêtements..

mais avec un parfum..un parfum.. jamais  je n’ai  retrouvé cette odeur..  jamais.. que ne donnerais-je..

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Un murier  noir avait dit mon père..

C’est vrai que  j’ai encore des souvenirs  olfactifs..  cet arbre et la pureté de l’air que nous respirions,

j’avais l’impression qu’il me gonflait la poitrine.. me donnant un sentiment d’invincibilité..

Je retrouve un peu cette sensation en Bretagne quand je sors le matin..  un air qui gonfle les poumons.. que l’on sent aller jusqu’au plus profond de soi..

Rien à voir avec ce que je ressens en banlieue quand j’ouvre les volets à la fraiche.. faut être franc.. ça daube.. pardon, c’est méphitique.

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Toujours est-il que nous étions hébergés dans une grange aux murs couverts d’ampélopsis, refaite en appartement…

Il y avait du bois partout.. du sapin fraichement raboté qui embaumait..

Mais le soir, sortant de leurs abris, des araignées grandes comme des soucoupes…

Les  propriétaires vivaient à côté.. dans un  vieux chalet.. l’étable à côté de la cuisine..

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L’ancien se baladait avec une corneille apprivoisée sur l’épaule.. qui, outre des coups de bec affectueux, 

lui lâchait de bien belles médailles sur sa veste en gros velours côtelé.

Passée la période d’acclimatation avec le fils du maréchal ferrant.. après les rituels « parisiens tête de chien » ou « parigot tête de veau »

auxquels je répondais par un  « savoyard tête de lard »..

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nous devînmes bien potes passant des heures à jouer dans l’abreuvoir où, à l’aide de demis rondins accrochés par des clous cavaliers,

on  jouait aux navires, voiliers et autres aspects maritimes bien étrangers à ces montagnes .

Ou bien nous allions ravitailler les gens qui travaillaient aux champs.. mon interrogation la première fois où on m’a dit.. ramène moi une chopine..

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Certes je souffrais le  martyre quand son père approchait le fer juste sorti de la fournaise du sabot du cheval..

la fumée.. l’ odeur de corne  brulée.. le cheval qui tressaillait à  peine de la  jambe..

et bientôt..  les clous.. à grands coups de marteau..  les pointes tordues ensuite sur le côté.

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Les bœufs me faisaient plus peur..  d’abord c’étaient des bêtes à cornes..  avec leur voilette sur les yeux..

et puis on les engageait dans une sorte de cage en fer.. les fers étaient plus petits.. mais le rituel le même.

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Souvent mon camarade et moi avions pour mission de garder les vaches et les chèvres. 

Il y avait une dizaine de vaches et peut être cinq ou six chèvres..

On ne pourrait soupçonner mais certaines de ces  bêtes se haïssaient

et je me revois tapant sur le dos d’une vache  qui essayait de coincer une chèvre entre elle et le talus..

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Ce qui me fascinait c’était de voir les vaches lâcher leur bouse en marchant..

et là  je vais confesser quelque chose qui fait rire Mo  (qui m’a poussé à écrire cette confession)  mais que je n’ai avoué qu’à peu de personnes..

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Un  beau jour avec mon  compagnon de bêtises.. nous avons décidé de tenter l’expérience  du siècle..  faire comme les vaches..

déféquer en marchant.. une expérience qui pouvait faire progresser  nos connaissances…

Nous avons donc enlevé culotte courte et slip.. et courbés vers l’avant.. côte à côte comme nous voyons les bœufs..

mais sans le petit filet sur la tête, faut pas exagérer..

Empreints d’une grande émotion devant une grandissime potentielle découverte..  

nous avons poussé notre expérience..  en  poussant sur  les intestins..!!

Rapidement..   il fallu se rendre à l’évidence..  c’était un fiasco.. une Bérézina.. la bombe  tombait sur les jambes..

et pas  ronde et fumante dans l’herbe.. Il fallait en convenir c’était loupé et dégoûtant..

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Les  jambes maculées et la honte au front nous dûmes aller jusqu’à un coin d’où sourçait un petit ruisseau d’eau glacée..

au milieu des cailloux comme chante le barde.. coin nommé  « là bas d’sous » 

et qui nous était interdit car infesté de vipères.. honte.. crainte..  mais pas cul propre..

Nous avons été laver notre fondement dans cette eau glacée..  les chaussettes.. les sandales… etc

Assis dans l’herbe avec notre grosse tartine de pain épais savoureux recouvert de confiture de mures..  

notre quatre heures comme on disait,

ayant bu notre  honte..  nous avons signé un pacte d’omerta.. 

conclu que non, il n’y avait rien de commun entre les vaches et nous..

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que nous ne pouvions nous libérer de la cahute aux araignées et au papier journal accroché sur le clou..

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C’était il y a longtemps..  dans une prairie pentue de Haute  Savoie..

avec au loin la dent d’Oche (et pas d’Hoche  comme je le pensais) et le mont Blanc..

Plus tard quand  nous parcourions le Queyras le sac sur le dos..

je n’avais plus confiance dans les bêtes à cornes.. avec Mo on  faisait un crochet.. mais je n’ai pu m’empêcher d’y penser..

ben oui.. y’a pas d’arbres avec des feuilles..  pas de ruisseau avec des cailloux..

les mélèzes ou les pins cembro.. ça pique..  z’ont pas le choix les vaches…

C’est pour ça que le grand Manitou, dans sa grande sagesse, leur a donné cette possibilité.. caguer en marchant..

mais nous, nous étions condamnés.. non seulement à gagner le pain à la sueur de  notre front..

mais  à trouver un petit coin.. discret..  et à inventer l’imprimerie pour avoir du papier journal..

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Ceci étant..  je n’ose  imaginer les rues des villes.. si d’aventure..

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Marc

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Publié 20 décembre 2020 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Quiche lorraine   91 comments

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C’est du moins ce que j’ai trouvé sous ce nom dans un de mes bouquins de recettes.

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En ce moment, avec ce temps pluvieux, il n’est guère agréable de bosser dehors

alors je vaque à des tâches domestiques.

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Donc, les ingrédients :

                      • une pâte brisée ronde toute prête
                      • 4 œufs
                      • 150 g de lardons « allumettes »
                      • 120 g de jambon
                      • gruyère râpé (facultatif)
                      • une cuillère à soupe de maïzena
                      • 25 cc de crème fraiche liquide
                      • poivre, noix de muscade

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Préparation :

faire rissoler les lardons sans matière grasse

égoutter la graisse des lardons dans une passoire

répartir les lardons sur la pâte, puis les morceaux de jambon

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battre les œufs avec le lait, ajouter la maïzena, la muscade et le poivre

(pas de sel car les lardons, jambon et fromage sont suffisamment salés).

verser cette préparation dans la pâte

saupoudrer de gruyère râpé (si on aime, moi oui…)

cuire au four  à 220° pendant 30 minutes

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Et avec une petite salade sucrine, ça va bien…

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Mais est-ce l’authentique  quiche lorraine?

Peut-être avez vous des variantes de cette recette?

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Publié 14 décembre 2020 par Leodamgan dans Non classé, Recettes

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Tiramisu aux cerises amarena   85 comments

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J’ai déjà donné deux recettes de tiramisu en pots individuels

mais le parfum de celui-ci est différent même si les opérations sont semblables.

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. Le matériel à préparer

. les récipients dans lesquels on a cassé les biscuits à la cuillère.

. Kirsch, guignolet, cerises amarena.

. Autres ingrédients :

3 oeufs

125 g de chocolat blanc

250 g de mascarpone

100 g de sucre en poudre

une cuillère à soupe de crème fraiche

PREPARATION:

On prépare une dilution à l’eau d’un mélange kirsch et guignolet et on y trempe les biscuits.

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On fait fondre le chocolat blanc dans la crème fraiche.

Ensuite on y ajoute 25 g d’un mélange guignolet et kirsch.

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On sépare les blancs des jaunes d’œufs

on bat les jaunes avec les 100 g de sucre

on ajoute le mascarpone et on mélange bien.

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On bat les blancs en neige bien ferme avec une pincée de sel

et on les ajoute délicatement à la préparation précédente.

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Par dessus les biscuits trempés dans les liqueurs on verse le chocolat fondu auquel on a ajouté  le guignolet/kirsch

On met dessus 3 cerises amarena par pot

On complète à ras bord avec la préparation crémeuse.

On couvre avec les couvercles .

C’est tout.

Ceux qui sont à consommer le lendemain passent une nuit au frigo.

Le reste peut aller sans problème au congélateur pour une occasion ultérieure.

Publié 6 décembre 2020 par Leodamgan dans Non classé, Recettes

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