Archives de juin 2020

Les chants de l’ovalie   90 comments

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Hormis  l’entretien..  gros travail.. dans le jardin.. Mo n’a pas eu de déclic pour son récit dominical..

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Dans ces cas là elle fait appel à moi…

Me voilà donc  en quête d’un sujet.. « Damned » soliloqué-je.. (oui, je soliloque en anglais) .. l’actualité m’offre soudain de quoi rédiger un petit billet..

Les Anglais veulent cesser de chanter « Swing low, sweet chariot » durant les match de rugby car ce chant aurait été créé par un esclave..

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Moi  ça m’arrange car les entendre avait tendance à m’exaspérer sévèrement.. la perfide Albion..

Amateur de l’ovale,  je suis sensible aux chants ou à certains hymnes avant les matches de rugby.

Depuis  bien longtemps.. du temps de Couderc et d’Albaladejo..  entendre la Marseillaise après un « God save the Queen.. » 

dans un Twickenham  surchauffé..  en espérant ratatiner l’Anglois..

Ce sport est le seul qui me fait crier seul devant la télé..  Mo me morigène ..  «  Marc.. enfin.. !!’ ».

Mais elle aussi me demande de l’appeler avant « Flower of Scotland » ou le haka des néozélandais..

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C’est vrai comment rester insensible devant ce « Flower of Scotland.. » .

Il faut  l’écouter.. ce chant qui fait référence à la lutte contre les armées

du roi Edward Ier (fils d’Henri III)  et de son  suivant Edward II par les héros écossais.. William Wallace et Robert Bruce.

La  musique celtique est ainsi faite.. elle sait faire danser.. mais elle sait prendre  l’âme  et le cœur..  faire monter  l’émotion..

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L’ « Ireland call »  lui aussi est récent.. il est interprété après l’hymne national Irlandais  et se réfère à l’union des deux Irlandes

et au fait que des joueurs de ces  deux pays sont unis sur le stade..

Les paroles sont là.. « épaule contre  épaule.. nous répondrons  à l’appel de  l’Irlande.. ».. reprises a capella par le public et les joueurs au trèfle..

Les matches  Irlande-France dans l’ancien stade de Lansdowneroad.. où l’agrandissement des tribunes fut construit au dessus de la voie ferrée…

Quelles images.. quelle équipe..

Et puis  nous avons avec l’Irlande ce point commun..   « L’essentiel est de battre les anglais »  comme me disait mon camarade Fergus..

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Que dire de la cérémonie du haka..  pratiqué par les Néo-Zélandais..

Pour impressionner leur adversaire..  un rituel qui nous vient du temps d’avant.. immense.. unique..

Le haka est pratiqué par les équipes de Nouvelle Zélande,  Fidji, Samoa ..

Il sont différents..  les néozélandais nous offrent le ka maté  (« c’est la mort .. c’est la vie.. voici l’homme poilu.. »)    

le kapa o pango  (« Kapa o Pango, aue hi !…nous sommes les all blacks » ) plus violent .. il  se termine sur un simulacre d’égorgement.

Nous avons débuté avec le roi d’Angleterre.. également duc d’Aquitaine..

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Revenons en Aquitaine.. au pays Basque.. juste pour apprécier la Peña Baiona.. les bleus  et blancs..

avec cet accent qui me rappelle  la Mamie..  qui me faisait des gâteaux basques pour me faire plaisir.. Une pensée personnelle pour le Papu..

Au départ  un air autrichien  que chantait Udo Jürgens.. et, par magie,  il est devenu  l’hymne de  l’aviron Bayonnais..

sagt warum (« dis pourquoi ») dirait   le chanteur..

Qu’il est beau ce chant… le stade Jean Daugé..  bleu et blanc..

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Remontons encore..  notre chère Bretagne, son hymne commun avec celui de Galles..

la terre de mes ancêtres.. le peuple dragon et poireaux nous a laissé prendre son hymne..  

  Cardiff..  les chants Gallois.. l’hymne.. au fond de moi..  ma nouvelle terre d’adoption.. le bro goz ma zadou..

Ni, Breizhiz a galon, karomp hon gwir Vro!
Brudet eo an Arvor dre ar bed tro-dro.

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Je me dois de clore ce billet par celui que je chantais enfant..  fier..  à la distribution des prix..

dans l’odeur des branches coupées.. des  guirlandes en crépon…

Avant  de monter sur l’estrade.. comment je les entendais dans nos campagnes.. comment je le clamais,  ce « mugir »..

En changer ses paroles.. en ralentir le rythme..  misère…

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   Pour l’émotion.. une des  plus belles Marseillaise.. 

celle chantée à l’unisson à Wembley (oui je sais c’est du foot).. par  tous les spectateurs  et joueurs.. Anglais et Français..

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novembre 2015…  un bel instant de  fraternité..

Marc

Publié 21 juin 2020 par Leodamgan dans Non classé, rugby

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Mortelle floraison…   104 comments

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de notre havardiana.

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Il  était venu de Bretagne.. en camion.. avec son compagnon de route.. le yucca rostrata.

Terminée, la pépinière de l’ouest, sa douceur aux embruns salés… sa quiétude des petits matins.

Bonjour la région parisienne, la pollution, le  bruit des réacteurs les avions qui se posent à Orly..

Ils étaient venus.. tout petits dans un énorme camion.. si gros qu’il n’a pu tourner dans notre rue..

et que le vociférant chauffeur a été les livrer chez un ami breton qui habite à  peu de distance, où j’ai été les chercher avec ma petite Twingo..

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Plantation à l’arrivée

Leur emplacement ayant été depuis longtemps prévu,  je n’ai eu qu’à les  y déposer..

Bien sûr, cet havardiana s’est défendu comme un beau diable.. pensant sa dernière heure arrivée en quittant son pot déjà trop petit pour lui..

Et il m’a piqué, griffé, lacéré..  mais nous  l’avons mis en place..

Robuste de nature et  peu sensible au froid,

Il a quand même eu droit chaque hiver à son abri que nous construisons Mo et moi  pour l’autre gros agave.

Les étés.. les hivers ont passé.. sécheresse.. froid..  Le temps a filé.. comme pour nous.

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1er mai

Et voilà qu’en ce mois de  mai de confinement, mois où les saints de glace ont mis la chemise hawaïenne et le short à fleurs..

Voilà qu’un matin, j’ai vu qu’en une nuit..  qu’une pointe étrange s’était formée en son centre..

J’ai su tout de suite.. par ma jeunesse toulonnaise .. cet agave faisait SA fleur..  son bouquet final..

Je ne pensais pas que ça viendrait si vite.. une grosse  douzaine d’années.. quinze peut être..

La nature est rude.. violente..

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8 mai, 15 mai, 20 mai, 30 mai

Cet agave va  fleurir.. cette hampe florale va l’épuiser.. à un point tel que la plante va mourir..

Il va offrir les fleurs à la pollinisation.. les graines tomberont et ses descendants perpétueront la variété..

Mais  hélas.. quel bourdon aux cuisses velues viendra comme la cigogne lui apporter le pollen  ..

Je pense qu’il est le seul havardiana en fleurs dans le coin.. à des kilomètres à la ronde..

Un bourdon Antonov..  façon CCCP?..  mais non

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Les fleurs

L’histoire pourrait s’arrêter là..

Mais quand  je l’ai sorti de son pot.. dans l’étouffement de ses racines  il y avait de petites pousses que j’ai récupérées ..

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Rejetons

Aujourd’hui en pot elles constituent la renaissance.. la descendance..

Quand viendra le temps.. sans doute à la fin de  l’été..

Nous enlèverons cette plante et nous planterons un de ses fils

comme nous avons fait l’an passé pour son voisin le gros agave americana..

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Et   on repartira  pour  10 ans..   lui.. et nous.. (Mais ça..).

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Publié 14 juin 2020 par Leodamgan dans Concentré de culture jardinière, Non classé

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La géopélie zébrée   106 comments

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La nature nous fait des cadeaux…

 

Celui là n’est pas bien gros.. une petite boule de plumes, un cou  très souple qui  danse d’avant en arrière quand elle marche..

et un œil rond qui vous regarde de côté..

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.Maurice 2015

Dès  l’aube elle  fait entendre son roucoulement.. comme un appel à se mettre en route.. c’est le signal.. il faut se lever..

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Vidéo prise sur Youtube

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Souvent elles se mettent à plusieurs, groupant leurs effort pour tirer du lit les paresseux..

Originaire d’Asie, on la trouve également à Bornéo et dans les Philippines.

Elle a été introduite dans  de nombreuses îles de l’océan Indien..  et même en Polynésie…

C’est dire si ce petit oiseau est pour nous synonyme de vacances…

La geopelie zébrée ressemble à une petite colombe avec des zébrures noires .. elle est la compagne du matin…

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Maurice 2015

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Après nous avoir réveillés.. elle vient le plus souvent s’installer sur la table pour partager le petit déjeuner…

Pas farouche.. elle guette de son œil rond, cerné de blanc le moment où on va poser le pain ou le cake à la banane sur la table..  

avant de repartir chercher le jus d’orange et le café…

Au retour.. notre pillarde a soulevé la protection.. et les pieds dans le plat, s’attaque au cake…

Un mouvement de main la fait reculer de quelques centimètres..  et pugnace.. elle revient…

Il est fascinant de la voir picorer des miettes infinitésimales.. à peine plus grosses qu’une tête d’épingle..

le petit toc-toc du bec  sur le bois de la table..

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Maurice 2015

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Affables,  elles acceptent de partager avec le bulbul, qui lui, n’hésite pas à venir  carrément dans le creux de la main…

Elle va poursuivre son nettoyage méthodique, la table débarrassée.. allant piqueter la moindre miette coincée dans une rainure..

Ensuite elles repartiront .. et reviendront, mues par je ne sais quelle horloge, pour le repas de midi..

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Parfois  elle est sur la plage..  sur le sommet de la paillote, ou carrément sur le sable brulant.. à donner ses petits coups de becs vifs et précis.

Ou nous faire une petite sérénade…

Attachant, ce petit volatile,  son roucoulement fait partie  du décor.. Il en est  l’âme.

Un jour viendra peut-être où il n’y aura plus d’oiseaux..

ce jour là, l’humanité pourra compter les heures..

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Coucouroucoucou.. Paloma….

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Publié 7 juin 2020 par Leodamgan dans Faune sauvage, Ile Maurice, Non classé, Voyages

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