Archives de octobre 2019

Chants de marins   68 comments

C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases…

 

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Désolé Michel..  les marins  font peut-être des phrases..

Mais le plus souvent ils chantent..   et pas que dans le port d’Amsterdam.. Ils chantent à bord.. pour le travail.. à hisser.. à virer ..au guindeau..

Mais ils chantent aussi car la vie est rude.. la peur.. le froid..  par amour.. oublier un instant cette solitude..sur cet océan  si  grand..  si terrible..

En allant à la pêche.. nous avons  eu l’occasion d’éprouver cette sensation..   la différence quand on navigue.. tant qu’on voit la côte..

Et puis le moment où tout autour.. il n’y a  que l’horizon.. plat.. vide..

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Les chants de marins…  je pense que quel   que soit l’endroit du monde..  quel que soit le pays..

Quand il s’agit de quitter la terre.. du pêcheur de baleine Basque… au pêcheur de thon Etellois.. Terre-Neuvas..  Cap Hornier..

Le sentiment est le même..

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Nous autres  terriens ne pouvons imaginer, partager ce que fut.. ce qu’est  la vie du marin..

La vie du marin et celle de son foyer.. épouse..enfant.. l’angoisse  du retour que l’on guette..

La vie à terre.. souvent dans un métier de la mer.. penn sardines  conserveries..

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Trop de  choses à dire.. trop à évoquer..

Que dire de Botrel et sa Paimpolaise..  bien décrié par bon nombre de Bretons..  d’abord il n’y pas de falaises à Paimpol..

Et puis ses chansons dites patriotiques .. comme sa chanson  « Ma p’tite mimi »  (ma mitrailleuse) sur l’air de la tonkinoise..

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http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/paroles/ma_mitrailleuse.htm

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Depuis le camp de Conlie.. la Bretagne a payé un lourd tribut..

Sans parler de ceux  exécutés pour l’exemple.. car ne lisant  pas le Français il ne suivaient pas forcement les consignes..

Pensons aux  corsaires..  à la Royale.. au Bagad de Lann Bihoué… A ceux qui ont écrit nos pages d’histoire..

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sans omettre bien entendu pour terminer ce petit tour d’horizon :

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et comme on dit   ici

Kenavo

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Publié 20 octobre 2019 par Leodamgan dans Non classé

Parfums d’Euskadi   101 comments

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Agur

Bien sûr..  pauvre  Parisien  que je suis  je  n’ai pas la prétention de rivaliser… mais il ne m’est pas interdit d’essayer de retrouver les odeurs de mon enfance..

Quand Mémé L… faisait  rissoler  ses piments dans la grande cheminée.. noircie par les  années.. et quand  elle y ajoutait le jambon.. en tranches épaisses ..   le bruit.. l’odeur .. le gras qui devient translucide..

Que ne donnerais-je pour  m’y retrouver..

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Alors  Mo a cultivé aubergines, courgettes, piments des landes.. poivrons.. tomates..

C’est la première fois qu’on a eu des légumes comme ceux-là…

J’ai  tenté le poulet basquaise… sans l’irrintzina.. les  maisons d’Haïnoa, ou celles d’Espelette  chargées de piments..

Les noms qui chantent..  Saint-Jean Pied de Port.. Saint Pee sur Nivelle.. Irouleguy..

Et l’Adour avec sa barre.. comme ici à Etel..   petit, je m’imaginais  une barrière en travers de la rivière…

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Il faut  commencer par faire rissoler, jambon de Bayonne, chorizo, poivrons.. et réserver le mélange.

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Puis..  faire rissoler les cuisses de poulet dans la poêle…

J’ai mis un peu de graisse de canard..  « hé té Hilh de pute! »  comme disait mon cher Papu  avec son accent  roulant.. ça ne peut pas faire de mal…

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Ensuite on  remet le mélange  de poivrons..  puis les tomates..  on couvre et on laisse mijoter le temps qu’il faut..

Bien sur il y a du piment d’Espelette.. Sel poivre.. (pas trop).

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Là on peut boire un coup d’Irouleguy.. ou de Madiran (le vin préféré du bon roi Henry).. Voilà..

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Et comme on dit .. adishatz..

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Marc

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