Archives de mai 2019

Ménage dans la jungle de la rocaille   71 comments

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Il était temps…

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Le vieil agave que Marc possédait en pot depuis au moins 50 ans avait été planté dans la rocaille il y a 6 ans.

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Non seulement il avait fait plein de rejets dans la rocaille mais en plus, il avait décidé de se coucher. Adieu monde cruel.

Son voisin le phormium (à droite) était devenu si envahissant que notre coin « désertique » se transformait en jungle hérissée de pointes.

Il fallait prendre une décision et agir.

Objectif : arracher le phormium et tous les agaves sauf un , le plus beau rejeton qu’on plante à la place du vieux , afin que le voisin (agave Havardiana) puisse respirer.

Nous sommes trop vieux pour cela, aussi nous avons fait appel  à un professionnel qui n’a pas rechigné à la tâche.

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Dire que ce fut simple, non…

Il fallut ligoter le rejeton à replanter afin d’échapper à ses meurtrières pointes. On a eu beau lui  dire que c’était pour son bien…

Notre « chaise à porteurs » qui était utilisée du temps où l’agave était en pot et que nous le sortions de la serre… Fut utilisée  pour extirper le rejeton récalcitrant.

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Le rejeton une fois mis en place, il a fallu s’occuper du phormium qui avait pris ses aises… et ses racines.

Barre à mine et tire-fort furent nécessaires.

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Ensuite, la récompense… Etaler le sable, reconstituer le côté désertique, le plaisir des photos sous tous les angles.

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Sans doute le côté « lonesome cowboy » a poussé Marc à commander deux petits yuccas rostratas pour accompagner le grand que nous avions depuis plusieurs années.

C’est le professionnel qui avait dessouché les vieux arbustes qui occupaient le terrain mais c’est marc qui a fait les trous pour les yuccas!

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Pour le plaisir, on met la dernière image en plus grand!

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Samedi 04/05/2019 7h30 heure locale   65 comments

Et de surcroît.. il fait vent et pluie..

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Impec..

Il y a des jours comme ça où les choses se liguent contre toi.. l’adversité montre sa toute puissance.. l’emmerde immanent qui se tenait coi soudain sort de son mutisme.. les éléments se regroupent et, bribes par bribes, te construisent une journée de merde.. une de celles qui frappent au plus profond de ton cerveau reptilien.. celui de Neandertal..

Envie de retrouver de la chaleur.. de la lumière.. se terrer au fond de sa grotte alors que dehors la nature se fait menaçante.. hostile…

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tu es sûr que ça va mal rouler.. que l’essuie-glace va racler misérablement l’eau polluée qui caviarde ta vision..

que les lumières vont se multiplier par cent.. par mille.. twinckle twinckle dans tes yeux.. phares.. feux stop.. enseignes…
La buée va en rajouter.. dans le fracas du ventilateur censé désembuer.. alors que tu as bien mis le curseur sur la position pare-brise..
celle au dessus du mec qui reçoit l’air chaud façon sèche-pif.. un misérable rond là en bas à te tordre le cou…

Bien sûr ce sont des jours où les piétons qui se hâtent sous leur parapluie vont traverser n’importe où..
et toi tu vas lutter.. dans ce bruit de soufflerie meudonnien.. le revers de la main trempé à force de vaines tentatives d’enlever ce calque sur le verre…
Dehors la pluie redouble.. les essuie-glace garfunkelisent : « I’m leaving.. I’m  leaving.. critch.. croutch.. »…

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Cette fois tu luttes.. Gilliat contre le monstre…
Le menton sur le volant.. par la faible meurtrière du bas du pare brise.. les yeux brûlants à force de fixer..
tous les sens en éveil comme un animal traqué par mille dangers, tu avances.. père prenez garde à droite.. père prenez garde à gauche..  ah misère…

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Pourtant qu’elle est belle la buée sur un verre de ti punch sous les cocotiers.. dans le chant des géopélies…
c’est ça raccroche toi à du positif.. pense pas que tu pourrais crever.. ah punaise.. s’arrêter.. sortir le cric, la manivelle.. changer sa roue..
dans cet enfer.. mais que t’ai-je fait mère nature.. ou que n’ai-je pas fait que tu me punisses ainsi.. eh oui.. s’annonce rude la journée..

Allez, une pensée pour le marin pêcheur qui fait ça là-bas.. loin..  dans des conditions bien pires.. sur un sol qui roule et se dérobe..
maniant élingues et treuils qui peuvent t’estropier à tout moment.. avec la vague qui peut te balancer par dessus bord juste pour le plaisir…

Ouais.. y’a pire..

Marc

Publié 4 mai 2019 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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