Archives de janvier 2019

Il n’y a plus d’oiseaux chez nous   80 comments

A part

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des corbeaux (corneilles plutôt), des pies, des perruches à collier, quelques pigeons et quelques très rares moineaux.

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Plus de mésanges bleues ou charbonnières ou nonnettes ou ces adorables petites mésanges à longue queue.

Plus de merles moqueurs ni de verdiers ni de sitelles ni de chardonnerets ni de pinsons…

Je ne vois même plus d’étourneaux. Ce ne sont pourtant pas mes oiseaux préférés.

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Quand je vois des photos que j’avais prises il y a quelques années, cela me serre le cœur.

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Et pourquoi toutes ces disparitions?

Le virus Usutu, qui touche particulièrement les merles, se propage par le moustique Culex.

Les merles et autres volatiles de la Région sont frappés par un mal silencieux. S’attaquant à certaines espèces d’oiseaux, le virus Usutu se manifeste en particulier à Paris et dans les Yvelines, selon les observations du réseau Sagir, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Usutu monte en puissance depuis qu’il est apparu en France en 2015 dans le Haut-Rhin et dans le Rhône. Sagir mentionne quatre départements concernés par le virus en 2016, cinq en 2017 et 17 au 27 août dernier. « Cette année, la circulation du virus Usutu est extrêmement active », déclare Anouk Decors, responsable scientifique du réseau de surveillance épidémiologique des animaux sauvages en France.…

https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/en-ile-de-france-les-merles-disparaissent-en-silence-3789581

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A Paris, 3 moineaux sur 4 ont disparu.

Cette espèce, qui préfère pourtant les zones urbaines, déserte les rues, parcs et jardins de la capitale. Une étude ornithologique avance plusieurs raisons à ce phénomène.

Les trois quarts des «moineaux domestiques» – malgré son nom complet, il s’agit d’un oiseau sauvage – auraient disparu de la capitale hexagonale entre 2003 et 2016, selon une étude du Centre ornithologique Île-de-France (Corif) et de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

D’après ce que j’ai lu par ci par là, les causes seraient multiples : outre le virus, l’urbanisation et l’isolation énergétique des bâtiments, le moineaux logeant souvent dans des fissures. Aussi en cause, la raréfaction des insectes, donc de leur alimentation, due bien sûr, aux pesticides.

Un article assez complet ici :

http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/09/19/01008-20170919ARTFIG00291–paris-trois-moineaux-sur-quatre-ont-disparu.php

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Le printemps prochain risque d’être silencieux.

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Publié 27 janvier 2019 par Leodamgan dans Ecologie, Faune sauvage, Non classé

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Blog en pause   63 comments

Pour ne pas vous contaminer avec mes microbes

Ben voilà..  ça a commencé doucement par un petit picotement dans la gorge et le nez qui coule..

Marc est passé à la  pharmacie et est revenu avec tout ce qu’il fallait.. sirop.. nébuliseur  aux huiles essentielles.. pastilles  etc.. un kit  parait il aussi efficace que la  6eme flotte.. bref j’avais la force de frappe du Missouri et du Bismarck réunis..

Seulement voilà.. je ne sais quel alien avait réussi à pénétrer  l’édifice mais je me suis retrouvée avec un nez façon Niagara.. des bronches façon incendie de Londres en 1666.. et dans la  tête.. les bandas d’un match Perpignan Montpellier.

Comme de surcroit, étant gagnée par la fièvre du samedi soir.. et la toux qui n’était pas de pique.. la situation semblait désormais relever plus de la prestation  Diaphoirus que de la médication par mon époux qui, faut bien le dire.. malgré ses soins attentifs a été vaine..

Lundi j’ai donc poireauté presque deux heures à la consultation.. dans une salle où semblait régner une atmosphère de concours.. à qui la plus belle quinte.. que penses tu de ma rafale d’éternuements.. et ma toux.. pas convaincante ma toux? En un  mot : « où vas-tu bacille.. ».

En moins d’un quart d’heure la messe était dite.. je suis ressortie avec une prescription aussi longue qu’une lettre de président.. et une pharmacopée à faire frémir la ministre de la santé.. qui ne pense qu’au trou.. antibiotique comme ci.. cortisone comme ça.. doliprane..  sirop.. et autres  garnitures..

Bref, je vais mieux aujourd’hui mais j’ai encore quelques jours de traitement…

Ce qui m’anéantit le plus.. c’est que demain dimanche.. tintin.. nib.. polop.. macache.. pas de ti punch dominical..  parait qu’avec les antibios faut éviter.. la scoumoune..

Voilà, tout cela pour  vous dire pourquoi mon  billet hebdo est court.. vu qu’ayant eu  les hémisphères cérébelleux encalminés toute la semaine.. le vent de l’inspiration n’a pas  gonflé la voile de  ma rédaction..

Marc

Donc, merci Marc d’avoir guidé mes doigts sur le clavier.

Mo

Publié 19 janvier 2019 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc, sante

Bro gozh ma zadoù   59 comments

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Que dire de la colline écrasée de soleil.. des pins qui se penchent vers la mer bleue.. immensément bleue…

Le chant des cigales… cette chaleur qui vous prend… la sieste sous les muriers platanes..

les fourmis qui courent  sur le fil de fer là.. au dessus de la tête tandis qu’une incoercible envie de dormir..

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Que dire des petits matins dans la forêt des  landes.. en marchant entre les bruyères et les fougères.. cette odeur forte d’humidité.. le pas élastique sur le sol couvert d’aiguilles de pins.. l’odeur de la  résine qui suinte vers les petits pots d’argile..

On se dirige vers le  lac  qui fume..  saupoudré du jaune du pollen des pins.. le  martellement au loin du pic.. et un gros remous la bas  près des nénuphars..

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Que dire  du ciel  étoilé..  du chant des grillons..

des insectes de la nuit quand la tiède brise de mer passe au dessus du maquis encore chaud de la  journée et vous porte cette odeur unique..

des  plantes du maquis.. bruyères.. arbousiers.. cistes.. myrtes..

Les marins grecs  qui la nommaient Callisté.. prétendaient qu’on sentait cette ile avant de la voir..

Oui.. tous ces  moments.. tous ces instants de ma jeunesse.. Le Pradet.. Ondres.. Solenzara..

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Pourtant..  depuis 15 ans que nous sommes ici.. je n’ai pas de nostalgie…  Peut être parce que je suis sûr que je ne pourrais retrouver ces souvenirs..

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mais aussi  parce que,  quand nous arrivons à Lann Bihoué,  que l’avion amorce son dernier virage sur le tarmac,

j’ai l’impression de revenir  d’un lieu d’où je ne suis jamais vraiment parti..

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Pourquoi ici.. j’aime la pluie.. le vent.. le vrai.. comme le mistral.. celui qui fait chanter les fils..

gronder la barre au loin comme si un train sans fin déchirait  le souffle de la nuit..

Pourquoi je me sens si misérable face à ces tonnes d’eaux vertes et écumantes qui se fracassent sur la côte sauvage..

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et qui peuvent en  quelques jours se retrouver si bleues.. si calmes..

Pourquoi j’aime ces arbustes qui poussent dans le  vent salé, l’ajonc qui nous offre son or presque toute l’année

Le cri des goélands piailleurs et bagarreurs qui se chipotent  pour une étoile de mer ou un morceau de papier..

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Et les sentiers..  qui serpentent entres des murets moussus et couverts d’arbustes..

on s’attend à tout moment à entendre le cri de la chouette.. ou même de voir l’Ankou et sa carriole grinçante..

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Les chemins dans la dune..  aux plantes si belles et parfois rares qui  résistent aux conditions les plus rudes.. vent.. sable..

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Et parfois l’eau salée quand, dans un effort énorme, la terrible  alliance de la houle et du vent .. permet à la mer d’aller couvrir des endroits que d’ordinaire elle ne voit  que de loin, laissant à  son départ ses cadeaux d’estran.. algues.. goémon.. varech.. peu importe le nom.. morceaux de bois galets roulés et roulés encore..

Que dire  de toute cela… né à Paris depuis pas mal de générations.. serais-je en train de trahir mes ancêtres… Bro gozh ma zadoù..

C’est vrai que  je n’ose même plus  retourner à Paris tellement je souffre de voir ce qu’il est devenu..

Alors  ça doit être un réflexe de survie.. je me suis créé un nouveau pays.. ou un besoin de se raccrocher à la nature.. aux rochers immuables qui seront encore là bien après nous..   au menhirs qui  veillent sur  ce coin  comme des soldats pétrifiés..

Il y a dans cette terre sauvage accrochée sur son granit ..offerte aux terribles vents.. quelque  sort.. quelque charme.. qui  attrape l’âme aussi surement qu’un bagad peut, à sa guise, donner envie de danser.. ou de pleurer ..

 

 

Chaque pays a sa folie, la Bretagne les a toutes.

 (Jacques Cambry, fondateur de l’Académie celtique en 1805).

Marc

 

Publié 7 janvier 2019 par Leodamgan dans Bretagne, Non classé, Prose à Marc

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