Balade de St Véran au col Agnel en 1979   55 comments

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C’était au temps.. disons du temps d’avant..

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le temps où nous allions en montagne.. dans le Queyras.. l’été y crapahuter ou chercher des minéraux et l’hiver y faire du ski.

Une année, il y avait si peu de neige.. que nous découvrîmes le ski de fond.. et ma foi.. les années passant, nous étions devenus plus chevronnés et aptes à envisager des randonnées plus longues.. sans passer sa journée les miches au frais à cause des chutes fréquentes.

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St Véran Col Agnel (8).

Cette année là, avec un moniteur, et une partie du club de ski.. l’objectif fut de faire un grand tour qu’il n’avait encore jamais fait en hiver..  départ Saint Véran, par la vallée de Fongillarde, rejoindre le refuge du col Agnel (qui n’était pas ce qu’il est aujourd’hui), puis par le col de Chamoussierre.. rejoindre la Chapelle de Claussis où nous attendrait le reste du club de ski.. avec l’autre moniteur.. sur le papier, belle randonnée.. départ St Veran 2040 mètres.. refuge du col Agnel.. 2600 mètres par la route, 16 bornes pour aller jusqu’au refuge.. le retour.. quien sabe..

Le lendemain.. col de Chamoussière 2900 mètres.. et retour tout en descente.. à priori.. bonne météo.. bonne neige.. beau ciel.

Nous ne partîmes pas cinq cents.. et sans prompt renfort.. nous partîmes à huit.. trois couples.. une dame seule et le guide : Pierre.

La randonnée à ski avec peaux de phoques sur des skis larges et des chaussures fixées, c’est une chose.. la randonnée avec des skis de fond, c’est un peu plus folklorique..

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fartage

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D’abord, à cette époque, on fartait les skis. Farter consiste à étaler une couche de produit (la « poussette ») qui a pour effet de faire glisser dans un sens et retenir dans l’autre.. ainsi on grimpe les pentes sans coup férir.. on glisse d’un mouvement harmonieux et souple.. la longue spatule vers l’avant.. ça glisse impec.. et quand on propulse l’autre.. le fart retient le ski et hop.. on avance gracieux et souple.. en poussant d’un mouvement alternatif sur les bâtons.. c’est le stawug.. une course avec des skis aux pieds.. (aujourd’hui, on ne fait plus guère comme ça.. mais bon..).. le mouvement est souple.. élégant.. on glisse sur la neige.. sans bruit..

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rode-poussettes

Du fartage dépend la journée de ski.. un mauvais fart et le ski relâche.. c’est à dire glisse en arrière.. transformant une séance de plaisir en bagne.. et le mouvement harmonieux devient une marche façon marche en raquettes.. il y a différentes sortes de fart en fonction de la température de la neige.. depuis l’argento quand la neige est plus proche de la soupe.. là.. on tartine un dentifrice collant.. qui colle autant sur les doigts que sur le ski.. à la poussette verte quand on est en dessous de.. bon.. très froid.. façon moins 10 .. ou pire.

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Batons

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Le ski de fond pratiqué sur une neige dure.. c’est bien.. dans des traces préétablies, c’est mieux.. dans de la neige ‘’vierge’’.. ben faut un couillon pour faire la trace.. en général c’est le guide.. mais au bout d’un moment faut relayer et c’est un autre qui à son tour s’enfonce dans la poudreuse jusqu’aux genoux.. pour y faire de purs sillons.. le prix à payer est qu’on attrape vite froid aux pieds et que les chaussettes se transforment en serpillières mal rincées.. (des wassingues.. dans le Nord).

Bien ce préambule indispensable étant fait..

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St Véran Col Agnel (3).

Nous sommes partis de St Veran.. chacun portant son sac avec chaussettes de rechange.. fil a coudre..(eh oui.. les accidents de futal.. ça arrive..) tee shirt.. etc.. Kway.. les denrées et ustensiles communs ayant été repartis entre tous.. les hommes portant plus.. la dame seule ayant prétexté qu’elle se suffirait de quelques fruits secs dans sa banane abdominale.. et que ce faisant, elle ne voyait pas l’utilité de se charger de choses dont elle ne jouirait pas.

Saine ambiance.. longs regards échangés..

Mais basta.. nous sommes partis.. le fart aux pieds.. la crème sur le pif.. la joie au cœur.

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Vin

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Comme j’étais en bonne forme et que je ne tombais plus beaucoup.. il m’échut de porter le plus précieux.. le pinard.. deux boutanches.. le moniteur portant une hache pour couper un peu de bois sec.. enfin.. sec, c’est vite dit..

La descente vers la vallée s’est opérée sans problème.. quelques gamelles pour la fin de peloton.. mais rien de grave.. la longue ligne droite le long du torrent.. enfin.. de son nid recouvert de neige.. le matin fut un pur régal.. terrain plat.. un paysage digne des grands.. au loin.. le col Agnel qui mène vers l’Italie.

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St Véran Col Agnel (9)

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Le repas du midi près de grosses pierres roulées par le torrent à la fonte des neiges.. un feu rétif et  difficile à entretenir .. mais qui, au prix d’efforts et d’essoufflements, nous permit de faire griller nos steaks au bout d’un bâton.. entre la terrine et le claquos.. ce fut un délice.. manger la viande avec les doigts.. déchiqueter comme on peut.. couper au mieux avec l’opinel.. nouvelle version de Jeremiah Jonhson..

La dame qui s’était largement nourrie de trois pruneaux et deux figues.. grande dame mince aussi longue et fine que ses skis.. nous regardait bâfrer.. couper de gros morceaux de pain.. gouleyer avec la boutanche qui passait de mains en mains.. finalement.. comme Kevin Costner au loup du film presque éponyme.. on lui a mollement proposé un peu de notre indigne pitance.. et ma foi, après quelques chichis d’usage, et sans doute de remords elle a accepté et s’est rapprochée du feu.

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St Véran Col Agnel (1).

Mais la messe n’était pas dite.. après le plat et les plats.. fallait grimper.. et là.. là.. au bout d’un moment.. les muscles se sont faits plus réticents.. le stawug moins élégant.. ça commençait à peser.. le temps s’est mis à changer un peu et une petite neige fine s’est mise à tomber.. rien de grave.. mais ça a dû changer la température.. et le fart faisait moins son office.. un mètre j’avance et un peu je recule.. la marche est devenue pénible.. lourde.. il a fallu mettre le Kway.. c’est bien ce truc.. ça coupe le vent.. ça arrête la pluie ou la neige.. mais en dessous.. le sauna.. tu baignes dans ton jus..   le sac commence à tirer les épaules même s’il reste peu de pinard.. ça pèse.. devant moi en Kway rouge.. Mo me montre la voie.. et derrière moi.. ça s’est étiré comme un peloton en montagne..

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St Véran Col Agnel (6)

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Punaise j’en chie.. j’ai soif.. je m’arrête un peu.. et tant pis je pichtegorne un coup de jaja.. misère ça requinque.. et cette trace qui n’arrive pas.. il est encore loin ce foutu refuge?

La neige tombe plus drue.. devant moi à une vingtaine de mètres.. le Kway rouge pousse sur ses bâtons.. je la vois elle.. elle est là.. ma Mo..

Bon.. faut pousser, pousser.. le pied relâche.. saloperie.. allez.. je vais m’en jeter un coup.. je me retourne.. ils sont loin les collègues.. mon pote est là-bas loin.. près de sa jeune femme qui est tombée pour la nième fois.. de toute façon.. faut continuer.

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gendarmes5

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Au détour d’un virage.. deux silhouettes au dessus de moi.. mince, des gendarmes! deux superbes gendarmes fiers.. droits sur leurs skis.. hiératiques.. eh oui.. quand le temps est moche.. ça passe le trafic entre l’Italie et la France.. pas de Schengen à cette époque.

Je les apostrophe : ‘’hello.. c’est encore loin le refuge.. ? » – « Noonn.. vingt minutes.. un peu plus.. ». Allez une dernière lichette de pinard.. et ça repart.. vingt minutes.. une rigolade.

La tache rouge a pris de l’avance elle est plus loin.. Mo.. elle fonce.. j’ai mal aux bras.. j’ai froid aux mollets.. le futal est trempé..j’ai les arpions gelés.. j’en ai marre.. oui.. 20 minutes, il disait le pandore.. j’en ai mis 45..

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St Véran Col Agnel (5).

Mais bon.. ça y est.. j’y suis.. le moniteur est ressorti.. guetter le reste..

Moi je demande une bière au gardien du refuge.. un gars bien jeune.. qui le garde.. seul.. avec son chien.. elles sont chères me dit-il car je les porte à dos d’homme pour ravitailler.. pas grave.. je suis comme une éponge qui aurait séjourné au soleil.. je suis une ruine.. je confesse que j’en ai bu trois.. avant de me sentir de nouveau en état de bouger.. enlever les chaussures.. les chaussettes trempées.. me mettre les miches près du poêle.. après avoir changé les chaussettes.. séché un peu.. tout le monde était arrivé.. je suis sorti me griller une tige de huit.. j’étais redevenu moi-même.

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Chaussettes1

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Pot-au-feu

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Nous avons mangé le soir.. dans l’odeur unique des chaussettes qui sèchent sur un fil au dessus du poêle.. mélange de fragrances d’humidité et de salle de sport.. le repas était simple : une soupe de légumes fumante.. et un pot-au-feu accompagné de riz.. la viande bien gélatineuse et grasse serait d’ordinaire restée sur le bord des assiettes.. mais en ces circonstances elles furent récurées.. nettoyées.. abrasées..

Une ambiance si particulière.. des choses partagées.. les rires.. je me souviens qu’il y avait quatre autres personnes.. des amis, journalistes d’un quotidien qui parait l’après midi.. qui, eux, faisaient en peaux de phoque une randonnée sud-nord.

Bien qu’agréable, la soirée fut courte. La fatigue aidant, nous nous hâtâmes de rejoindre le dortoir..

Des matelas côte à côte sur un grand châlit de bois.. chacun a pris sa place.. les couples en alternance.. le guide et la dame mince, eux, vivant leur vie chacun de leur côté.. l’agencement sage et alternatif du coucher.. un homme.. un espace.. une femme.. un espace.. fin du couple.. grand espace.. se retrouva bouleversé au matin.. le froid aidant.. ce furent trois tas.. sous des couvertures et autres empilement de vêtements chauds.. que le guide vint réveiller sur le coup de 04h30 du matin.

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St Véran Col Agnel (11).

Il voulait passer les couloirs à risque d’avalanche avant que le soleil ne les frappe.. le réveil fut un calvaire.. quitter le chaud refuge de sa douce.. même tout habillé..

La toilette expédiée.. un lavage des dents.. un peu d’eau au coin des yeux.. l’eau froide et le froid du recoin n’incitant pas à découvrir la moindre parcelle de peau.. pas viking moi.. en fait, je m’étais trimballé dans le sac plein de choses pour Mo et moi.. pour rien.. pour la tringle à rideaux comme on dit.

Le petit déjeuner roboratif…. les chaussettes et les chaussures sèches.. les bouteilles de vin réapprovisionnées.. payé le taulier.. sommes sortis.. bigre.. ça pinçait.. il faisait si froid.. que nous avons farté poussette verte.. c’est dire.. au moins celle-là elle ne colle pas partout..

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St Véran Col Agnel (12).

Je me suis grillé une Gitane en regardant la vallée plus bas.. en songeant que la prochaine ce serait à l’arrivée.. le paysage était magnifique.. et nous sommes partis.. il faisait nuit.. puis petit jour.. Pierre nous faisait découvrir les traces des animaux.. là un lagopède.. ailleurs un lièvre.. le parcours débuta dans le plaisir de la découverte.. le plaisir de l’explorateur.. mais bientôt ce fut plus dur.. dur.. la pente plus raide.. le froid qui emplit les poumons.. brûle le nez.. et cette Gitane que je n’aurais pas dû fumer.. saloperie.. j’arrête.. c’est décidé..

Nous sommes passés par des amoncellements de rochers, la marche devenait escalade.. il a fallu enlever les skis.. s’en aider comme d’une corde.. pour ensuite retrouver un terrain bien pentu.. mais où la poussette verte accrochait bien.. monter en biais.. conversion.. repartir.. on grimpe en zig zag.. boustrophédon la trace.. après plusieurs heures d’effort le soleil était bien haut quand nous sommes enfin arrivés au col..

C’était bien le temps du casse-croûte.. le ciel était bleu sombre.. rien.. autour, une vue extraordinaire.. des crêtes.. des pics.. une alternance de nuances de blancs et du sombre des parois.. l’air si froid.. mais qui semble si vierge de toute pollution.. le moniteur qui gueule : « Pas par là.. y’a des plaques à vent ! ».. le plaisir d’avoir réussi.. la suite était la récompense.. nous avions réussi.. c’est vrai que c’est un immense plaisir.. arriver à ses fins après en avoir bavé..

Nous avons partagé les restes de la veille.. boites.. terrine.. fromage qui n’avait pas le mental à couler.. l’avait pris froid dans le sac.. mais bon.. une petite pause.. tartinés de crème.. on sentait la peau cuire sous les rayons.. en fait faut penser aux oreilles.. ça morfle faciles les lobes.. si tu fais pas gaffe elles rissolent comme des girolles dans de l’huile chaude…..

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St Véran Col Agnel (13).

Le temps était venu de redescendre.. le moniteur nous a dit.. « C’est par là.. tout droit.. suivez ma trace.. » et il est parti.. en quelques secondes il fut un petit insecte plus bas.. et nous nous sommes élancés.. c’est quelque chose de descendre dans de la neige toute fraiche.. neuve.. de la neige à soi.. juste le vent dans les oreilles.. le chuintement des skis.. on s’arrête.. on regarde.. on hume.. on savoure.. un coup d’œil derrière.. les traces des camarades.. chacun son parcours.. et quelquefois.. la trace fine est interrompue par un gros gribouillis : « Ah.. il s’est   ramassé.. » .. au détour de la trace du guide.. là-bas en bas, des silhouettes qui gesticulent.

Ca y est nous y sommes.. bon.. là, faut pas merder.. pas tomber.. faut arriver nobles.. altiers.. burinés.. façon seigneurs des cimes.. mais punaise.. ça fait du bien.. ce soir un bain chaud.. je vais m’y prélasser.. ouais.. avec des sels parfumés.. ou alors avant.. un sauna.. ah oui.. pas bête ça.

Cette fois on entend les cris.. les prénoms.. nous y sommes.. les embrassades..

« Ouais ..on vous voyait en haut.. on vous a vu descendre.. alors c’était bien? »

Les questions de partout : « C’était dur ?.. nous on pourrait le faire? »

« Tiens passe moi ton sac.. »

Oui.. ce fut et ça reste un bon souvenir.. cette année là.. l’ambiance était telle que j’ai eu le cœur très serré quand nous sommes partis.. et que ceux qui restaient nous ont chanté « Ce n’est qu’un au revoir .. »

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Power Through Riders ascend the Haute Catergorie climb of the Col Agnel on stage 18 of the Tour de France in Galibier, France. Mike Powell 01

Il y a quelques années, le Tour de France a grimpé le col Agnel.. bien sûr j’ai regardé..

Bon.. c’était l’été et ils sont montés pour certains peut être à l’EPO ou je ne sais quoi..

Tout  ‘armstrongués’ du moltogome.. à l’insu de leur plein gré..

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Moi.. je l’ai grimpé l’hiver.. et tout au pinard..

Question de génération sans doute?

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Publié 10 mars 2016 par Leodamgan dans montagne, Non classé, Prose à Marc, Sain Véran

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55 réponses à “Balade de St Véran au col Agnel en 1979

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  1. J’ai fait une fois du ski de fond dans ma vie, bof .. je crois que si je resterais en campagne je ferais surtout de la raquette,.

  2. Ah bravo ! Mais c’était du luxe carrément là !
    Je me souviens d’une montée au Grand Pic de de Belledonne à la même époque un groupe de ritals a eu la mauvaise idée d’y aller en me^me temps que nous … ils gueulaient, il a fallu dormir sur la tranche, impossible de se retourner, et interdiction de retirer les chaussures sous peine de devoir attendre l’été pour redescendre. Dans la nuit, entendu des bruits spéciaux et italien, mais ils ont dû faire une drôle de gym pour y arriver…
    Le lendemain c’était génial de partir sans lavage, juste un pipi dans la neige, un copain a porté mes skis sur la dernière montée en escalier de neige pour m’obliger à voir la vue d’en haut. WAAA
    La vie n’est plus pareille après…

  3. Et tout au pinard, je n’y crois pas, ça coupe les papapttes….

  4. Merci Marc ! me voilà toute essoufflée, j’ai souffert avec toi dans la montée 😀 belles images en tous cas…….. moi la neige c’est pas mon kif sauf sur une chaise longue sur une terrasse……… mais j’admire !

  5. Je me suis régalée à te lire, assise tranquilou dans un bus, à rire et sourire toute seule…
    A chaque étape j’ai imaginé comme si j’y étais… jusqu’aux gribouillis 😉
    Douce soirée

  6. Une belle aventure, vous avez vécue !

  7. Waouh !!! quelle épopée ! vous étiez de beaux sportifs tous les 2 ! 600 m de dénivelé en ski de fond c’est beaucoup ( en combien d’heures ? ) , quelle endurance. C’est si bien raconté que je sens l’effort, la souffrance, le froid de canard à cette altitude , la joie du réconfort du vin , du repas chaud au refuge !
    On s’y croirait …

    Nous avons fait quelques belles randos de la France à L’Italie, toutes au pinard aussi avec des côtelettes dans les sacs à dos, en vttt et à pied, la clope au bec … mais l’été 🙂 .

    Une super lecture pleine d’humour ! Bravo Marc et Mo …
    la gitane a t-elle été la dernière ?

    • Pour ce qui est du dénivelé, il a dû y avoir plus de 600 m car nous avons commencé par descendre de St Véran dans la vallée de Fongillarde mais nous ne savons pas combien cela fait de mètres supplémentaires à remonter ensuite. Nous étions partis tôt le matin pour arriver au refuge en fin d’après midi mais il faisait encore jour.
      Non la gitane de Marc n’a pas été la dernière, il a fallu attendre 2001 pour que nous arrêtions la tabagie tous les deux. 😉

  8. Et j’imagine le réveil à 4h30 et le départ sous un horrible froid :mrgreen: j’en ai des frissons …

  9. Super récit : on ne vous lâche pas, collé au sac à dos et à la bouteille. Qu’est-ce que c’est gai de voir les autres s’esquinter dans le froid de l’effort alors qu’on est bien au chaud à lire les exploits de ceux qui se les gèlent ! Me suis régalée…

  10. Super, ce récit! J’avais l’impression de lire du Frison-Roche l’année de mes 12 ans! En voyant les belles vues enneigées, j’avais envie d’y être; mais en lisant, j’ai retrouvé l’inconfort du froid, alors, non merci!

  11. Quel style, je parle pas du ski, j’en ai fait quatre fois j’avais treize ans…je me souviens que c’était froid, mouillé, et qu’on avait la dalle en rentrant ! Mais l’écriture, un régal, on est dans le paysage, dans l’effort, dans la rigolade, et on récure même la gamelle avec vous ! super !

  12. La montée comme si on n’y était ! le mélange des chaussettes, du ragoût et du pinard est savoureux ! Bon WE

  13. Des prouesses qui mes seront toujours inconnues à cause du vertige et d’un « équilibre » façon Mr Bean sur des skis. Bravo pour le récit. Et en plus, on a envie de partager les repas et le pinard !

  14. Un véritable exploit et sans entrainement, il fallait oser? C’est beau d’être jeune.

  15. De la montagne, de l’aventure et du vin… Sacré périple!

  16. salut mon amie, une petite visite sur les blogs!!!!!je te souhaite une bonne journée, bise a+

  17. Oh punaise, mes derniers souvenirs de la montagne remontent à ma Classe de Neige. Bravo à Marc qui n’a pas son pareil pour nous transporter en d’autres temps, d’autres lieux. Et ça coule tout seul, je parle de l’écriture bien sûr, pas de l’avalanche… Vous étiez de sacrés crapahuteurs en 1979. mais je suis sûr que vous l’êtes toujours.

  18. pas de doute, pour faire ça faut péter la forme ! Et tout ça sans casser le pinard. Un exploit !
    PS : côté vélo on en parle ce jour chez nous ce qui est plutôt rare.
    A bientôt les amis soit en Bretagne soit en RP

  19. Tu sais qu’il en a qui en font des films! Des films à succès même qu’on nous repasse tous les ans au moins une fois à la télé !!!

    Je blague, ce dut être une ballade merveilleuse. En tout cas, bravo au merveilleux conteur

  20. C’est le début d’un roman cette épopée à ski…On s’y croirait !
    Bises.C&B

    • Merci mais il n’y a pas eu de suite. L’année suivante, nous faisions construire notre maison et avec tous les soucis occasionnés, nous ne sommes pas retournés au ski. 😦

  21. souvenirs blancs… 🙂 jolies photos… « o tempora, o mores! » = quelle époque… 😉

  22. J’aime bien « fromage qui n’avait pas le mental à couler »… et vive le pinard ! 😉

  23. J’y étais dans cette randonnée! Tellement bien racontée! Non, moi, je me contente de quelques balades à ski de fond.
    Pour répondre à la question, si c’est bien les raquettes, personnellement, je préfère le ski de fond. L’avantage d’une balade guidée en raquette, avec les gens du coin, est qu’ils nous apprennent beaucoup de choses sur leur pays.
    Bon week end de pâques.

  24. je savais qu’en fouinant un peu , entre deux allées de jardin , j’allais trouver un texte de Marc ! et je ne suis pas déçue ! avec son language fleuri habituel , je suis toujours aussi fan !

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